Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411799(TA69-2411799)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Isère du 7 novembre 2024 suspendant le permis de conduire de M. C pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'exécution de la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que le requérant n'apportait pas de justifications suffisantes sur les conséquences concrètes de la suspension sur son activité professionnelle et sa situation financière, et que la mesure, fondée sur un excès de vitesse de plus de 40 km/h, répondait à des impératifs de sécurité routière.
N° TA69-2301987(TA69-2301987)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du préfet de la Loire de renouveler son certificat de résidence algérien de dix ans. La requérante invoquait des cas de force majeure (problèmes de santé, pandémie de Covid-19, décès de son époux) pour justifier son absence du territoire français de plus de trois ans. Le tribunal a jugé que l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prévoit pas de dérogation pour cas de force majeure, rendant le certificat périmé. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 6-5 du même accord.
N° TA69-2407339(TA69-2407339)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain le 2 juillet 2024. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et n'a pas retenu les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ainsi validé la solution retenue par la préfète, considérant que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA69-2411507(TA69-2411507)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension par l'association immobilière de St Ennemond en Gier contre une décision de préemption prise le 23 septembre 2024 par la commune de L'Horme. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts financiers, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2412045(TA69-2412045)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir la délivrance de sa carte de résident ou d'une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré l'attestation sollicitée, conduisant M. B à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 6 décembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans tenir d'audience, et a constaté que la requête était devenue sans objet. Aucune condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée.
N° TA69-2411393(TA69-2411393)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Lachassagne de délivrer un certificat de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. M. A s’est désisté purement et simplement de son instance. Par ordonnance du 6 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406919(TA69-2406919)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de la Loire de maintenir ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête sans préjudice d'une nouvelle saisine après épuisement de ce recours préalable.
N° TA69-2208162(TA69-2208162)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, cadre de santé paramédical de la filière médico-technique, qui contestait le refus implicite des Hospices civils de Lyon de lui verser la "prime Veil". La requérante invoquait une rupture d'égalité de traitement avec les cadres de la filière infirmière, estimant exercer des fonctions identiques. Le tribunal a jugé que le décret n° 88-1083 du 30 novembre 1988, qui réserve cette prime aux seuls cadres de la filière infirmière, ne méconnaît pas le principe d'égalité, car la différence de traitement est justifiée par la différence de statut et de conditions d'exercice entre les deux filières. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2407337(TA69-2407337)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a rappelé que, selon l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'obtention d'un certificat de résidence pour salarié est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, condition non remplie par le requérant. En conséquence, le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement étaient légaux.
N° TA69-2311212(TA69-2311212)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers, contestant l'arrêté conjoint du 15 décembre 2023 prolongeant son détachement et mettant fin à son stage de colonel. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de procédure faute de saisine de la commission administrative paritaire, la méconnaissance du principe de non-rétroactivité, et l'erreur de fait ou d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué. Cette décision s'appuie sur le code des relations entre l'administration et le public et le décret n° 2016-2008 du 30 décembre 2016.
N° TA69-2208157(TA69-2208157)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, cadre de santé paramédical de la filière médico-technique, qui contestait le refus des Hospices civils de Lyon (HCL) de lui verser la "prime Veil". La requérante invoquait une rupture d'égalité avec les cadres de la filière infirmière, qui bénéficient de cette prime. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre les deux filières, prévue par le décret n° 88-1083 du 30 novembre 1988, est justifiée par une différence de situation objective et n'est pas contraire au principe d'égalité. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2401764(TA69-2401764)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, en se fondant sur les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A.
N° TA69-2207191(TA69-2207191)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné trois requêtes de Mme B, agent des Hospices civils de Lyon, contestant des décisions la plaçant en congé de maladie ordinaire à demi-traitement pour différentes périodes entre juillet 2022 et janvier 2023. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de procédure et le non-respect de l'obligation de reclassement sur un poste adapté. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions étaient régulières et que l'administration avait satisfait à son obligation de reclassement en proposant un poste adapté à l'issue de la période de congé. Les textes appliqués sont ceux du code de la fonction publique relatifs aux congés de maladie et à l'obligation de reclassement.
N° TA69-2310610(TA69-2310610)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 17 mars 2023 par laquelle le préfet de la Loire a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme C, ressortissante marocaine et mère de deux enfants mineurs de nationalité italienne. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur le seul motif du divorce de Mme C avec son époux italien, sans examiner si elle remplissait les conditions de ressources et d'assurance maladie pour elle et ses enfants, conformément aux articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur de droit.
N° TA69-2305629(TA69-2305629)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 19 juin 2023 par laquelle le préfet de la Loire avait clôturé la demande de titre de séjour "passeport-talent - profession libérale" de Mme B, ressortissante libanaise. La juridiction a jugé que cette décision, constituant un refus de titre de séjour, était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA69-2407336(TA69-2407336)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté et a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ volontaire et du pays de renvoi ont été maintenues.
N° TA69-2403920(TA69-2403920)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé inopérants les moyens relatifs à l'article 7 b) de l'accord franco-algérien et au code du travail, le préfet n'ayant pas instruit la demande sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2403921(TA69-2403921)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimé la décision de refus suffisamment motivée, et jugé que le préfet n'avait pas à statuer sur le fondement de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien, la demande n'étant pas présentée sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA69-2311239(TA69-2311239)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal estime que la demande de titre, présentée par voie postale alors que ce mode de dépôt n’était pas autorisé, n’a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. En conséquence, la requête est irrecevable, et les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais de justice sont rejetées. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2403792(TA69-2403792)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. et Mme B, reconnus prioritaires par la commission de médiation du Rhône le 27 juin 2023. Constatant l’absence d’offre de logement adaptée au handicap de M. B malgré l’expiration du délai légal, le tribunal a ordonné ce relogement sous un délai d’un mois, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.