Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2412045(TA69-2412045)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir la délivrance de sa carte de résident ou d'une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré l'attestation sollicitée, conduisant M. B à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 6 décembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans tenir d'audience, et a constaté que la requête était devenue sans objet. Aucune condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée.
N° TA69-2409379(TA69-2409379)
Requête de M. A contestant un arrêté du maire de Montagny autorisant la construction d’une piscine. Le tribunal administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le requérant n’a pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2406919(TA69-2406919)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de la Loire de maintenir ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête sans préjudice d'une nouvelle saisine après épuisement de ce recours préalable.
N° TA69-2411799(TA69-2411799)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Isère du 7 novembre 2024 suspendant le permis de conduire de M. C pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'exécution de la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que le requérant n'apportait pas de justifications suffisantes sur les conséquences concrètes de la suspension sur son activité professionnelle et sa situation financière, et que la mesure, fondée sur un excès de vitesse de plus de 40 km/h, répondait à des impératifs de sécurité routière.
N° TA69-2310610(TA69-2310610)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 17 mars 2023 par laquelle le préfet de la Loire a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme C, ressortissante marocaine et mère de deux enfants mineurs de nationalité italienne. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur le seul motif du divorce de Mme C avec son époux italien, sans examiner si elle remplissait les conditions de ressources et d'assurance maladie pour elle et ses enfants, conformément aux articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur de droit.
N° TA69-2305629(TA69-2305629)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 19 juin 2023 par laquelle le préfet de la Loire avait clôturé la demande de titre de séjour "passeport-talent - profession libérale" de Mme B, ressortissante libanaise. La juridiction a jugé que cette décision, constituant un refus de titre de séjour, était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA69-2408197(TA69-2408197)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain le 9 juillet 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen de sa situation personnelle et d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision d'éloignement n'était pas illégale par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2408323(TA69-2408323)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait un refus de financement de son permis de conduire, pour irrecevabilité manifeste. La requérante n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, confirme que le recours contentieux nécessite la production de l’acte contesté.
N° TA69-2408194(TA69-2408194)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour qui lui avaient été notifiés par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
N° TA69-2408199(TA69-2408199)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de l'Ain le 23 juillet 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant. Il a jugé que l'insertion professionnelle de M. C, bien que stable, ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une régularisation, et que ses attaches familiales en France n'étaient pas suffisamment intenses pour caractériser une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA69-2404297(TA69-2404297)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B concernant une décision relative au revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir fourni les précisions nécessaires sur l'objet de ses conclusions et les moyens invoqués, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2207191(TA69-2207191)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné trois requêtes de Mme B, agent des Hospices civils de Lyon, contestant des décisions la plaçant en congé de maladie ordinaire à demi-traitement pour différentes périodes entre juillet 2022 et janvier 2023. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de procédure et le non-respect de l'obligation de reclassement sur un poste adapté. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions étaient régulières et que l'administration avait satisfait à son obligation de reclassement en proposant un poste adapté à l'issue de la période de congé. Les textes appliqués sont ceux du code de la fonction publique relatifs aux congés de maladie et à l'obligation de reclassement.
N° TA69-2407294(TA69-2407294)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme B, ressortissante algérienne, contre le refus implicite du préfet de la Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, ainsi que contre les décisions expresses de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus de récépissé, au motif que le préfet avait l'obligation de délivrer ce document dès réception d'un dossier complet, conformément aux articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a rejeté les conclusions dirigées contre les décisions du 21 juin 2024, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les textes précités et confirme la légalité du refus de titre de séjour et des mesures d'éloignement subséquentes.
N° TA69-2406609(TA69-2406609)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise de dette de prime d'activité (1 335,94 €) par la CAF de la Loire. La requérante n'a pas fourni les pièces justificatives demandées, notamment la preuve d'un recours administratif préalable sur le bien-fondé de l'indu. Le moyen tiré du caractère infondé de la dette a été jugé inopérant, et celui relatif à sa situation de précarité insuffisamment étayé. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA69-2406601(TA69-2406601)
Refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité (848,05 €) par la CAF du Rhône. Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A pour insuffisance de motivation, faute pour la requérante d'avoir fourni les justificatifs de ses ressources et charges malgré une demande de régularisation. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, combiné aux articles R. 772-6 et R. 772-7.
N° TA69-2407289(TA69-2407289)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme et M. C pour contester les décisions du préfet de la Loire du 8 juillet 2024 retirant leurs titres de séjour, refusant d’en délivrer de nouveaux, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquent notamment l’incompétence de l’auteur des actes, la méconnaissance des articles L. 432-5 du CESEDA et L. 241-2 du CRPA, ainsi que la violation de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
N° TA69-2410311(TA69-2410311)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de remise intégrale de sa dette de prime d'activité (835,11 €). La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des moyens généraux, sans précisions suffisantes ni pièces justificatives, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA69-2411393(TA69-2411393)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Lachassagne de délivrer un certificat de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. M. A s’est désisté purement et simplement de son instance. Par ordonnance du 6 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411359(TA69-2411359)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 janvier 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. La requête a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, la préfecture ayant apporté la preuve de la notification régulière de l'arrêté à l'adresse de la requérante. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409460(TA69-2409460)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi et demandait réparation, pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur le cumul de cette allocation avec l'aide à la reprise et à la création d'entreprise, relevant du régime d'assurance chômage. En application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, ces prestations sont soumises au contentieux judiciaire, même après la création de France Travail. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.