Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2405211(TA69-2405211)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 23 avril 2024 par lequel la préfète du Rhône refusait un titre de séjour à M. D, ressortissant angolais, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a considéré que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de ses deux filles, dont une de nationalité française, avec lesquelles il entretenait une relation effective et contribuait à leur entretien. En conséquence, le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an). Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant ce réexamen.
N° TA69-2411624(TA69-2411624)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant algérien, pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Constatant que le préfet de la Loire n'avait pas remis l'attestation de prolongation d'instruction prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré une demande de renouvellement déposée avant l'expiration du titre, le juge a reconnu l'urgence et enjoint au préfet de délivrer ce document sous sept jours. En revanche, la demande de dommages et intérêts a été rejetée comme irrecevable, car elle ne relève pas de la compétence du juge des référés.
N° TA69-2411821(TA69-2411821)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société VM 01700, qui demandait la condamnation de la Communauté de communes de Miribel et du Plateau à lui verser 363 154 euros en réparation des préjudices liés à la hausse des coûts de l'électricité et à la crise sanitaire dans la gestion de son centre aquatique. La juridiction a constaté que la société n’avait formé sa demande indemnitaire préalable auprès de l’administration que le 25 novembre 2024, et qu’aucune décision implicite de rejet n’avait pu naître avant l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, le recours contentieux, introduit le 28 novembre 2024, était prématuré et donc irrecevable. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA69-2306162(TA69-2306162)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le montant de l'indemnité de 7 000 euros qui lui avait été allouée par la Commission nationale de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le requérant soutenait que sa présence prolongée dans un hameau jusqu'en 1972 n'avait pas été prise en compte. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, les pièces produites n'établissant pas les faits allégués. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2310682(TA69-2310682)
Recours de M. B contre le refus du directeur général du CROUS de Lyon de lui attribuer l'aide à la mobilité pour étudiants en master. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour défaut de moyens opérants : M. B reconnaît ne pas remplir la condition requise et se limite à invoquer des difficultés matérielles, sans soulever de moyen de légalité susceptible d'être examiné.
N° TA69-2411520(TA69-2411520)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Isère fixant le pays de destination de sa reconduite. Lors de l’audience publique, M. B a déclaré se désister de sa requête, souhaitant retourner rapidement au Maroc. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte par un jugement du 9 décembre 2024. Aucune annulation de l’arrêté ni application des textes invoqués (CESDH, CESEDA) n’a donc été prononcée.
N° TA69-2406538(TA69-2406538)
Contentieux de la remise de dette de prime d'activité. Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B contestant le refus partiel de remise gracieuse d'un indu de 683,19 euros. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, faute pour la requérante d'avoir régularisé sa requête malgré une invitation à produire des pièces justificatives (recours préalable, justificatifs de ressources et charges). Les textes appliqués sont les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative.
N° TA69-2412185(TA69-2412185)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du 31 octobre 2023 du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car la procédure de référé liberté est exclusive de celle prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester une obligation de quitter le territoire, sauf en cas de circonstances nouvelles. En l'espèce, M. A n'a pas démontré de changements de fait ou de droit survenus après la décision initiale, rendant sa demande mal fondée.
N° TA69-2406606(TA69-2406606)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse de sa dette de prime d'activité. La requérante n'a pas fourni les justificatifs demandés pour étayer sa situation de précarité, malgré une invitation à régulariser. Le juge a estimé que le moyen tiré de la précarité était insuffisamment précis et qu'il ne lui appartient pas d'aménager les modalités de recouvrement. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2301510(TA69-2301510)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Systra France pour contester trois titres de recettes émis par Sytral Mobilités, totalisant 13 500 euros. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire du 20 juin 2024. Par ordonnance du 9 décembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
N° TA69-2311224(TA69-2311224)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A, qui contestait son ajournement au diplôme de licence professionnelle des métiers du notariat de l'Université Lyon III. La requête est jugée irrecevable car elle ne contient pas de moyens de droit ou de faits circonstanciés, en violation des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle qu'il ne peut substituer son appréciation à celle du jury d'examen. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens opérants.
N° TA69-2406603(TA69-2406603)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’une dette de prime d’activité de 402,99 euros. La requérante n’a pas régularisé son recours malgré une invitation à produire les pièces justificatives, notamment la preuve d’un recours administratif préalable obligatoire. Le moyen soulevé, portant sur le bien-fondé de l’indu, a été jugé inopérant car la décision attaquée ne concernait qu’une demande de remise gracieuse. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA69-2411981(TA69-2411981)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 27 mai 2024 par laquelle la préfète du Rhône a imposé à la société Mydev le remboursement de 547 782,85 euros au titre de formations financées par le compte personnel de formation. La société invoquait l’urgence financière et des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment des vices de forme et une erreur d’appréciation sur l’éligibilité des certifications. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la requête manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. Cette ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code du travail.
N° TA69-2412117(TA69-2412117)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles et lui interdisant de circuler en France pendant trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle, notamment au regard de son titre de séjour espagnol et des faits de vol aggravé. Il a également jugé que la décision de transfert était fondée sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'interdiction de circulation n'était pas disproportionnée. Enfin, la demande de communication du dossier administratif a été rejetée, l'affaire étant en état d'être jugée.
N° TA69-2411992(TA69-2411992)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait une injonction à la préfète du Rhône de statuer sur sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et une indemnisation pour pertes de salaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative). À supposer qu'il ait invoqué l'article L. 521-2, l'urgence n'était pas établie, et ses conclusions indemnitaires excédaient les pouvoirs du juge des référés.
N° TA69-2412154(TA69-2412154)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, premier surveillant pénitentiaire, qui demandait la suspension de la décision refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident. Le juge a estimé qu'il n'était pas compétent territorialement pour connaître du litige, celui-ci relevant du tribunal administratif de Clermont-Ferrand en application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, le requérant étant affecté à la maison d'arrêt du Puy-en-Velay. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA69-2412163(TA69-2412163)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui demandait le traitement urgent de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration depuis le 29 octobre 2024, et que la requérante n'établit pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 431-5, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2412026(TA69-2412026)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Hérault et de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, non entachées d'erreur manifeste d'appréciation et proportionnées à la situation de l'intéressé.
N° TA69-2209513(TA69-2209513)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Valsonne du 18 août 2022 s’opposant à une déclaration préalable de travaux. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance, ce dont la commune a pris acte. Par une ordonnance du 6 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA69-2302733(TA69-2302733)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne la contestation par M. B de lettres de relance et de mises en demeure de payer émises pour le recouvrement d'un trop-perçu d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire prévu à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné aux articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales, qui imposent un recours administratif préalable avant tout recours contentieux en matière de recouvrement de créances publiques.