Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2404186(TA69-2404186)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire le 2 avril 2024. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte et estime que la décision de refus ne méconnaît ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre en Albanie. L’obligation de quitter le territoire français n’est pas illégale par voie de conséquence et n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. Enfin, le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne est inopérant, la décision ne fixant pas le pays de renvoi.
N° TA69-2404185(TA69-2404185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante albanaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes et a jugé que la décision de refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre en Albanie. L'obligation de quitter le territoire français a été considérée comme légale, et le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne a été jugé inopérant car la décision ne fixe pas le pays de renvoi.
N° TA69-2309934(TA69-2309934)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant albanais, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 2 533,90 euros pour le préjudice subi suite à l'absence de délivrance d'un récépissé de renouvellement de son titre de séjour étudiant entre le 22 novembre 2022 et le 2 janvier 2023. Le tribunal a estimé que M. A n'avait pas apporté la preuve qu'il avait sollicité le renouvellement de son récépissé dans les formes requises, et a donc jugé qu'aucune faute de l'administration n'était établie. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de dossier complet, condition non remplie en l'espèce.
N° TA69-2306502(TA69-2306502)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'EURL CLS Conseils, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2016 à 2018. La société invoquait notamment un vice de procédure (absence de nouvelle proposition de rectification après avis de la commission départementale) et contestait la pertinence des termes de comparaison retenus par l'administration. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement complété sa réponse aux observations du contribuable et que les termes de comparaison, bien que non nommément désignés, étaient suffisamment précis pour garantir le caractère contradictoire de la procédure. En conséquence, les suppléments d'impôt et la majoration de 40% pour manquement délibéré ont été maintenus, sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2305880(TA69-2305880)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant algérien par le préfet du Rhône. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
N° TA69-2305531(TA69-2305531)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de M. A et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. Il a jugé que l'intéressé, bien qu'ayant été suivi par l'aide sociale à l'enfance et poursuivant des études, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et anciens en France pour bénéficier des articles L.423-23 ou L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation a donc été rejetée.
N° TA69-2305092(TA69-2305092)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme et M. A, ressortissants sénégalais, d’un recours en annulation contre le rejet implicite de leur demande de regroupement familial, ainsi que d’une demande indemnitaire pour préjudices. Le tribunal a annulé la décision implicite du préfet du Rhône, estimant qu’elle méconnaissait les dispositions de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 3 000 euros à chaque parent au titre du préjudice moral, tout en rejetant le surplus des conclusions indemnitaires et la demande de provision.
N° TA69-2304686(TA69-2304686)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contre le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que l'accord franco-algérien régit de manière complète le séjour des Algériens en France, excluant l'application de l'article L. 435-1 du CESEDA, mais que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation. La décision attaquée a été annulée au motif que la préfète n'a pas exercé ce pouvoir en omettant d'examiner la situation personnelle de M. A, notamment son emploi stable depuis 2020, ce qui constitue une erreur de droit. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la CEDH.
N° TA69-2302588(TA69-2302588)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Rhône concernant la demande de regroupement familial de Mme B épouse A pour son époux et leurs deux enfants mineurs. Le tribunal a estimé que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L.434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a enjoint à la préfète du Rhône d'admettre la famille au regroupement familial dans un délai de deux mois. Enfin, l'État a été condamné à verser 2 000 euros à chacun des requérants en réparation de leur préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2208981(TA69-2208981)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête des sociétés Chantemerle et Savigneux Distribution, qui contestaient le refus implicite de la préfète de la Loire d’ordonner la fermeture du magasin "Mondovélo" pour exploitation illicite. Le tribunal a jugé que l’intervention de la société JPFR était irrecevable, faute d’avoir été présentée par un mémoire distinct. Sur le fond, il a estimé que les requérantes ne justifiaient pas d’un intérêt leur donnant qualité pour agir, car elles n’établissaient pas être victimes d’une concurrence déloyale directe. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’application des articles L. 752-1, L. 752-3 et L. 752-23 du code de commerce.
N° TA69-2208932(TA69-2208932)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le permis de construire délivré par le maire de Thoiry pour deux maisons jumelles. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le requérant, voisin immédiat du projet, justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que l'incohérence entre le plan de masse et les vues paysagères, due à une modification du projet, n'affectait pas la légalité de l'autorisation, et que l'absence de représentation d'une façade n'était pas établie. La solution repose sur l'application des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2206650(TA69-2206650)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Saint Trivier Énergie (anciennement Peleia 34) demandant l'annulation de l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ain a refusé un permis de construire pour une centrale photovoltaïque à Saint-Trivier-de-Courtes. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’erreur de droit, jugeant que la préfète ne s’était pas crue liée par les avis consultatifs. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment l’article R. 422-2.
N° TA69-2407044(TA69-2407044)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions du 14 juillet 2024 du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté les moyens d'irrégularité de notification, d'incompétence du signataire (délégation régulière), et d'absence d'examen particulier de la situation. Il a également jugé les décisions suffisamment motivées et les moyens d'erreur de droit et d'appréciation comme non fondés. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2409148(TA69-2409148)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône pour incomplétude de son dossier. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Mme B n’ayant pas contesté le caractère incomplet de son dossier, la requête a été déclarée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2205762(TA69-2205762)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, Mme D et la SCEA Val de Saône contestant la décision implicite de la préfète de l’Ain de refuser d’abandonner la procédure d’expulsion et de démolition d’office de leur maison d’habitation, fondée sur l’article L. 480-9 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que la mise en demeure du 11 juillet 2022 constituait une mesure préparatoire et que les décisions attaquées étaient purement confirmatives de précédentes décisions devenues définitives. Il a également rappelé que l’exécution d’office de la démolition ordonnée par le juge pénal relevait de la compétence du préfet, conformément aux dispositions du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA69-2305330(TA69-2305330)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B C épouse A, ressortissante angolaise, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du refus de titre de séjour, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas de liens personnels et familiaux en France d'une intensité suffisante pour méconnaître les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Concernant l'autorisation provisoire de séjour, le tribunal a relevé un défaut d'intérêt à agir de la requérante, celle-ci ayant obtenu un titre plus favorable que celui demandé, et a donc rejeté cette partie de la requête comme irrecevable.
N° TA69-2411888(TA69-2411888)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 26 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal estime que la préfète du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, car la maîtrise de la langue et de la culture françaises ne justifie pas une dérogation. Il relève que le transfert vers la Suisse, qui a accepté la prise en charge, n'expose pas M. B à un risque de traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autorités suisses examineront sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA69-2307092(TA69-2307092)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B et autres, qui demandaient l'annulation de la décision du préfet de l'Ain de procéder à la démolition d'office de leur maison d'habitation. Le tribunal déclare la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que les requérants avaient déjà contesté la même décision (contenue dans un courrier du 11 juillet 2022) par une première requête enregistrée le 27 juillet 2022, et que le second recours, enregistré le 21 août 2023, dépasse le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La fin de non-recevoir opposée par la préfète de l'Ain est donc accueillie, et toutes les conclusions des requérants sont rejetées.
N° TA69-2306550(TA69-2306550)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la SAS ETPC TMS, qui contestait des rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés et de taxe sur les véhicules de société, ainsi que des pénalités et amendes, pour la période de 2018 à 2021. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 8 473 euros avait été accordé en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Pour le surplus, la société, taxée d'office, n'a pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions, notamment en ce qui concerne la TVA collectée et déductible. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 66, L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2410162(TA69-2410162)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la décision de la préfète du Rhône de classer sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, car la requérante n'a pas fourni les pièces complémentaires demandées (acte de naissance récent) dans les délais. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.