Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2309791(TA69-2309791)

Refus de renouvellement de concession funéraire au cimetière de la Croix-Rousse à Lyon. Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple des requérantes, Mme C et Mme D, intervenu le 19 novembre 2024. L’affaire est close sans examen au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411898(TA69-2411898)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme E, ressortissante yéménite, contre une décision du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que la requérante ne démontrait pas avoir renouvelé son attestation de demandeur d’asile, condition nécessaire au maintien des conditions matérielles d’accueil. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 551-16.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2305880(TA69-2305880)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant algérien par le préfet du Rhône. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407486(TA69-2407486)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du 15 mars 2024 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour en France (4 ans) et de la présence de sa famille dans son pays d'origine. Il a également jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du même code. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues d'illégalité, ont été maintenues.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407044(TA69-2407044)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions du 14 juillet 2024 du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté les moyens d'irrégularité de notification, d'incompétence du signataire (délégation régulière), et d'absence d'examen particulier de la situation. Il a également jugé les décisions suffisamment motivées et les moyens d'erreur de droit et d'appréciation comme non fondés. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2306502(TA69-2306502)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'EURL CLS Conseils, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2016 à 2018. La société invoquait notamment un vice de procédure (absence de nouvelle proposition de rectification après avis de la commission départementale) et contestait la pertinence des termes de comparaison retenus par l'administration. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement complété sa réponse aux observations du contribuable et que les termes de comparaison, bien que non nommément désignés, étaient suffisamment précis pour garantir le caractère contradictoire de la procédure. En conséquence, les suppléments d'impôt et la majoration de 40% pour manquement délibéré ont été maintenus, sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2411615(TA69-2411615)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande de suspension de l'arrêté du 5 août 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en l'espèce. Il a considéré que les éléments invoqués par le requérant, notamment le risque de perdre son emploi ou d'être placé en rétention, ne caractérisaient pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension avant le jugement au fond. La solution retenue s'appuie sur l'appréciation concrète de la situation de M. B au regard des critères jurisprudentiels de l'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2411621(TA69-2411621)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur la demande de suspension de l'arrêté du 5 août 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a examiné la condition d'urgence, la considérant remplie car la décision place le requérant en situation irrégulière et menace son emploi et son contrat jeune majeur. Il a également relevé l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 435-3 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision contestée a été ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2411659(TA69-2411659)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pris par la préfète de l'Allier. Le juge a relevé d'office un moyen tiré de l'incompétence territoriale de cette autorité, la requérante résidant dans le Rhône à la date de l'arrêté. Après avoir accordé l'aide juridictionnelle provisoire, le tribunal a fait droit à la demande de suspension de l'exécution de la décision attaquée. Cette solution est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté pour incompétence de l'auteur de l'acte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2305531(TA69-2305531)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de M. A et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. Il a jugé que l'intéressé, bien qu'ayant été suivi par l'aide sociale à l'enfance et poursuivant des études, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et anciens en France pour bénéficier des articles L.423-23 ou L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2406706(TA69-2406706)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait un défaut d'examen particulier de sa situation et une méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'administration avait procédé à un examen suffisant et que, compte tenu des échecs répétés de Mme B dans ses études (PACES, licence) et d'une interruption de scolarité, le caractère sérieux des études n'était pas établi. La décision de la préfète du Rhône a donc été jugée conforme aux textes applicables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2411730(TA69-2411730)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 octobre 2024 refusant le maintien en activité de Mme B, élève-inspectrice du travail. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de son insuffisante motivation et de l'absence d'intérêt du service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de Mme B résultait de son propre choix de s'inscrire au concours en connaissant la limite d'âge. Aucun des moyens soulevés n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux, la décision étant fondée sur l'intérêt du service et les dispositions du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2404208(TA69-2404208)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre en Arménie. Il a également jugé que les autres moyens, notamment ceux tirés du défaut d'examen de la situation personnelle et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés.

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DécisionPARTIEL

TA69-2404207(TA69-2404207)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la décision de refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que rien ne s'opposait à ce que la vie familiale se poursuive en Arménie, pays d'origine de la famille, malgré la présence de trois enfants scolarisés en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2404186(TA69-2404186)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire le 2 avril 2024. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte et estime que la décision de refus ne méconnaît ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre en Albanie. L’obligation de quitter le territoire français n’est pas illégale par voie de conséquence et n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. Enfin, le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne est inopérant, la décision ne fixant pas le pays de renvoi.

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DécisionPARTIEL

TA69-2404185(TA69-2404185)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante albanaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes et a jugé que la décision de refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre en Albanie. L'obligation de quitter le territoire français a été considérée comme légale, et le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne a été jugé inopérant car la décision ne fixe pas le pays de renvoi.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2305092(TA69-2305092)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme et M. A, ressortissants sénégalais, d’un recours en annulation contre le rejet implicite de leur demande de regroupement familial, ainsi que d’une demande indemnitaire pour préjudices. Le tribunal a annulé la décision implicite du préfet du Rhône, estimant qu’elle méconnaissait les dispositions de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 3 000 euros à chaque parent au titre du préjudice moral, tout en rejetant le surplus des conclusions indemnitaires et la demande de provision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2309934(TA69-2309934)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant albanais, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 2 533,90 euros pour le préjudice subi suite à l'absence de délivrance d'un récépissé de renouvellement de son titre de séjour étudiant entre le 22 novembre 2022 et le 2 janvier 2023. Le tribunal a estimé que M. A n'avait pas apporté la preuve qu'il avait sollicité le renouvellement de son récépissé dans les formes requises, et a donc jugé qu'aucune faute de l'administration n'était établie. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de dossier complet, condition non remplie en l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2302588(TA69-2302588)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Rhône concernant la demande de regroupement familial de Mme B épouse A pour son époux et leurs deux enfants mineurs. Le tribunal a estimé que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L.434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a enjoint à la préfète du Rhône d'admettre la famille au regroupement familial dans un délai de deux mois. Enfin, l'État a été condamné à verser 2 000 euros à chacun des requérants en réparation de leur préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2304686(TA69-2304686)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contre le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que l'accord franco-algérien régit de manière complète le séjour des Algériens en France, excluant l'application de l'article L. 435-1 du CESEDA, mais que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation. La décision attaquée a été annulée au motif que la préfète n'a pas exercé ce pouvoir en omettant d'examiner la situation personnelle de M. A, notamment son emploi stable depuis 2020, ce qui constitue une erreur de droit. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la CEDH.

Résumé IA