Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2308761(TA69-2308761)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. et Mme A, qui contestaient le refus de renouvellement de leurs titres de séjour par la préfète de l'Ain. Le tribunal a d'abord jugé que les requêtes, dirigées contre une décision du 26 septembre 2022 et un recours gracieux rejeté le 9 janvier 2023, étaient tardives et donc irrecevables. En tout état de cause, les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance des articles L. 233-1, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés comme non fondés.
N° TA69-2304662(TA69-2304662)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société GIMAS, qui contestait le refus du ministre du travail d’autoriser le licenciement pour motif économique de M. B, salarié protégé. La juridiction a considéré que la demande d’autorisation de licenciement était irrecevable, faute pour l’employeur d’avoir mis le salarié en mesure de présenter ses observations sur l’irrecevabilité soulevée, en application des articles L. 2421-3 et R. 2421-11 du code du travail. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation et du défaut de base légale des décisions attaquées. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2303506(TA69-2303506)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, fonctionnaire, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 16 décembre 2022 du ministre de la transition écologique, qui rapportait une précédente promotion et le reclassait à un indice inférieur (673 au lieu de 763) dans le grade d’élève ingénieur des travaux publics de l’État. Le tribunal a rejeté la requête en considérant que le détachement de M. A, professeur certifié hors classe, dans le corps des ingénieurs des travaux publics, était légal car les grades des deux corps étaient équivalents au sens du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985, malgré la différence d’indice. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur l’application des articles 14, 26-1 et 26-4 du décret précité.
N° TA69-2301884(TA69-2301884)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la direction générale des finances publiques de récupérer 40 700 euros d’aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues entre novembre 2020 et juillet 2021. La requérante n’a pas fourni dans les délais légaux les justificatifs de son chiffre d’affaires, comme l’exige l’article 3-1 de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Les documents produits tardivement étaient insuffisants pour établir son éligibilité. La demande de remise gracieuse a également été rejetée, faute de lien avec le litige principal.
N° TA69-2301881(TA69-2301881)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours en plein contentieux contestant un refus de remise gracieuse d’impôt sur le revenu de 1 007 euros pour 2021 et demandant la restitution d’une somme de 137,70 euros. Par un mémoire du 4 novembre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était sans réserve, en a donné acte par un jugement du 3 décembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA69-2301565(TA69-2301565)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. D qui sollicitait la décharge de l'impôt sur le revenu auquel il avait été assujetti conjointement avec son épouse pour l'année 2021. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 6 du code général des impôts et 43 bis de son annexe III, l'option pour une imposition séparée des époux mariés en cours d'année est irrévocable et doit être exercée dans le délai de déclaration des revenus. En l'espèce, M. D n'ayant pas formulé cette option dans le délai imparti, l'administration fiscale était fondée à appliquer l'imposition commune.
N° TA69-2208279(TA69-2208279)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers à la retraite, qui demandait l'annulation de la décision du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes refusant de traduire un médecin devant la chambre disciplinaire de l'ordre. Le tribunal a jugé que le directeur général de l'ARS n'avait pas commis d'erreur de droit en invitant M. C à saisir le préfet, compétent pour les médecins exerçant dans les services d'incendie et de secours, et que les faits invoqués ne relevaient pas d'une faute détachable du service public justifiant une saisine directe. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 4124-2 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411418(TA69-2411418)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de Mme B pour solde de points nul. La requérante invoquait l'urgence en raison de son activité professionnelle de cogérante d'une société de gestion de patrimoine, mais le juge a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une nécessité impérieuse d'utiliser un véhicule, compte tenu de l'accessibilité aux transports en commun à Lyon. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2410117(TA69-2410117)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester la réduction de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par la caisse d'allocations familiales du Rhône. La requérante s'est désistée de sa requête, et ce désistement a été jugé pur et simple. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 3 décembre 2024.
N° TA69-2410057(TA69-2410057)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation de saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des trop-perçus d’aides du fonds de solidarité lié à la crise sanitaire. Par une ordonnance du 3 décembre 2024, le tribunal a constaté que les pièces enregistrées sous le n° 2410057 constituaient en réalité un mémoire et des documents relatifs à une requête précédemment enregistrée sous le n° 2409478. En application du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de ces productions du registre pour les joindre au dossier n° 2409478.
N° TA69-2409975(TA69-2409975)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (DALO). Constatant que la commission de médiation du Rhône avait reconnu le requérant comme prioritaire le 26 mars 2024 et qu'aucune offre de logement ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2404296(TA69-2404296)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette l’opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Rhône pour un indu de prime d’activité de 279,87 euros. La requérante invoquait uniquement sa situation financière précaire, sans produire de pièces justificatives ni de demande de remise auprès de l’administration. Ce moyen est jugé inopérant, car sans incidence sur le bien-fondé de la créance. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après une mise en demeure de régularisation restée sans suite.
N° TA69-2404164(TA69-2404164)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre le refus de la CAF de la Loire de lui accorder une remise de dette de prime d’activité. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 25 novembre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le magistrat désigné, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement par ordonnance du 3 décembre 2024. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA69-2403760(TA69-2403760)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Rhône de le reconnaître comme prioritaire pour un logement au titre du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée, malgré une demande de régularisation adressée au requérant et restée sans réponse. Cette décision a été prise en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2310656(TA69-2310656)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2310330(TA69-2310330)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Sariel d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Thizy-les-Bourgs à la société Immaldi et Compagnie. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, la société Sariel a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune et 1 000 euros à la société Immaldi et Compagnie au titre des frais de justice.
N° TA69-2306171(TA69-2306171)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Société Erilia d’une demande en décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total de la somme contestée, rendant le litige sans objet. La société requérante s’est alors désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2302043(TA69-2302043)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour contester le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’autorisation, et M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à l’avocat de M. B au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA69-2407161(TA69-2407161)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 18 juin 2024. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la communication du rapport médical.
N° TA69-2406326(TA69-2406326)
Refus d'aide sociale à l'enfance – Tribunal Administratif de Lyon – Rejet pour défaut de précision des moyens. La requérante contestait le refus de la métropole de Lyon de lui attribuer une aide financière, motif pris de ressources jugées suffisantes. Le tribunal a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir, malgré une demande de régularisation, assorti son moyen de précisions suffisantes (absence de pièces justificatives).