Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 875/1852
N° TA69-2301576(TA69-2301576)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné la commune de Vaulx-en-Velin à indemniser M. B, agent municipal victime d’un accident de service reconnu imputable au service. La solution retenue repose sur le principe selon lequel un fonctionnaire peut obtenir réparation de ses préjudices non patrimoniaux (souffrances physiques ou morales, préjudice esthétique ou d’agrément) même en l’absence de faute de l’administration. Le tribunal a accordé 2 200 euros au titre du déficit fonctionnel permanent (IPP de 2 %) et 300 euros pour les souffrances endurées, mais a rejeté les demandes relatives au préjudice moral et au remboursement d’un abonnement sportif, faute de lien direct et certain avec l’accident.
N° TA69-2409927(TA69-2409927)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. et Mme D, qui contestaient le refus de délivrance d’une carte " mobilité inclusion " pour leur fils. Le juge constate que les requérants n’ont pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, ils n’ont pas produit la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405340(TA69-2405340)
Tribunal Administratif de Lyon, ordonnance du 28 novembre 2024. Saisi d’une demande d’exécution sous astreinte du jugement n° 2200554 du 26 juillet 2023 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant un réexamen, le tribunal constate que la préfète du Rhône a délivré un titre de séjour à M. A. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il n’y a plus lieu de statuer sur la demande, devenue sans objet.
N° TA69-2208020(TA69-2208020)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, agent technique non titulaire de la commune d'Eveux, qui demandait 10 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence suite à un retard de versement de ses indemnités journalières. Le tribunal a estimé que M. B n'établissait pas la faute de la commune, celle-ci ayant transmis les formulaires à la CPAM dans les délais et n'étant pas responsable des délais de versement de l'organisme social. La responsabilité sans faute a également été écartée, faute de fondement juridique. La décision s'appuie notamment sur le décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux congés de maladie des agents contractuels.
N° TA69-2410711(TA69-2410711)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui avait simplement transmis des pièces sans formuler de conclusions ni exposer de moyens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l'absence de requête valable, faute de régularisation dans le délai de recours contentieux.
N° TA69-2410672(TA69-2410672)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Le litige concernait des saisies administratives à tiers détenteur pour le recouvrement de forfaits de post-stationnement impayés. En application des articles L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, ces contestations relèvent du seul juge de l'exécution, relevant de l'ordre judiciaire. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA69-2306370(TA69-2306370)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de prime "MaPrimeRénov’". Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 1er septembre 2023. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 novembre 2024. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA69-2411645(TA69-2411645)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant la légalité des décisions contestées.
N° TA69-2411694(TA69-2411694)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Condrieu sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un immeuble situé 6 place du marché, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de la dégradation du plancher et des poutres du 1er étage. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra déposer son rapport au plus tard le 16 décembre 2024.
N° TA69-2411274(TA69-2411274)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant comorien, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, faute de moyen sérieux. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2405894(TA69-2405894)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants arméniens, qui contestaient les décisions du 16 mai 2024 de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de leurs titres de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant leur pays de renvoi. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen de leur situation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3.1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions des requérants, incluant les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
N° TA69-2406791(TA69-2406791)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions du 6 juin 2024 par lesquelles la préfète du Rhône refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant togolais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était illégal car il se fondait sur l'absence d'autorisation de travail, alors que M. B en produisait une valide délivrée le 25 janvier 2023. En conséquence, les décisions d'éloignement ont également été annulées. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411630(TA69-2411630)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B E, ressortissant kosovien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le retrait de titre était justifié par la menace à l'ordre public que constituait l'intéressé, notamment en raison de violences conjugales, et que les décisions subséquentes étaient légales et proportionnées. La solution s'appuie sur les articles L. 432-4 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2411644(TA69-2411644)
Licenciement pour insuffisance professionnelle d’un fonctionnaire territorial par le maire de Saint-Étienne. Le tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de licenciement. Il estime que le requérant ne justifie pas de l’urgence, faute d’éléments suffisants sur ses revenus, charges et situation personnelle. La requête est rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA69-2411664(TA69-2411664)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le regroupement familial sollicité par M. A B pour son épouse. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé, notamment la méconnaissance des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que le mariage, contracté par procuration, ne satisfaisait pas à l'exigence de présence personnelle des époux prévue par l'article 146-1 du code civil, applicable aux réfugiés en vertu de l'article 12 de la convention de Genève. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA69-2205322(TA69-2205322)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B C demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Belmont-de-la-Loire à la société Konipher pour un entrepôt avec panneaux photovoltaïques et un atelier. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles d'urbanisme locales (PLU et règlement de lotissement) et l'absence de prescriptions environnementales. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions des codes de l'urbanisme et de justice administrative.
N° TA69-2207349(TA69-2207349)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme Do’o, qui demandaient l’annulation des refus implicites du préfet de la Loire et du maire de Saint-Martin-la-Plaine de faire exécuter d’office les travaux de remise en état d’une parcelle, ordonnés par un jugement du tribunal correctionnel de Saint-Étienne. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence du préfet à la date de sa décision implicite, le maire étant compétent en premier chef et n’ayant pas fait preuve de carence à cette date. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du préfet pour incompétence et rejeté le surplus des conclusions, faute pour les requérants de démontrer que le maire était tenu de procéder à l’exécution d’office. La solution s’appuie sur les articles L. 480-9 du code de l’urbanisme et les règles de compétence en matière de police de l’urbanisme.
N° TA69-2204863(TA69-2204863)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Divonne-les-Bains du 28 avril 2022, accordant un permis de construire une maison individuelle avec piscine. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’absence d’accès direct à la voie publique et le non-respect des règles d’emprise au sol du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUiH). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 431-4, R. 111-2 et les règles du PLUiH.
N° TA69-2409915(TA69-2409915)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, valablement habilitée par délégation, et a jugé que le droit d'être entendu avait été respecté. Le tribunal a également rejeté la demande de sursis à statuer, estimant que l'éventuelle acquisition de la nationalité française par l'épouse de M. B ne constituait pas une difficulté sérieuse justifiant d'attendre la décision du juge judiciaire. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2302028(TA69-2302028)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2019. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de l'avis de mise en recouvrement et de la proposition de rectification, ainsi que le bien-fondé de certains redressements. Le tribunal a jugé que l'avis de mise en recouvrement était régulier, car l'EIRL ne crée pas de personne morale distincte, et que les autres moyens (confusion entre entités, déduction de frais, majoration) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 256 du livre des procédures fiscales et L. 526-6 du code de commerce.