Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 878/1852
N° TA69-2411574(TA69-2411574)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Loire de statuer sur sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte à ses libertés fondamentales (vie privée et familiale, accès aux droits sociaux et au travail) en raison de l'absence de réponse de l'administration depuis le dépôt de sa demande en mai 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence, qui doit être caractérisée pour justifier une intervention sous 48 heures, n'était pas remplie, faute d'éléments concrets sur la situation personnelle de Mme A. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans préjudice d'un éventuel recours sur le fondement des articles L. 521-1 ou L. 521-3 du même code.
N° TA69-2411404(TA69-2411404)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 septembre 2024 par laquelle la préfète de l'Ain a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante comorienne. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que la possibilité de bénéficier de l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2411378(TA69-2411378)
Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision du 4 novembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé d'accorder à M. A, ressortissant nigérian, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans le cadre du réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, qui a invoqué des menaces en ligne et des violences en raison de son militantisme pour les droits des personnes LGBTI. En application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus des conditions matérielles d'accueil doit être motivé et prendre en compte la vulnérabilité du demandeur, ce qui n'a pas été fait en l'espèce.
N° TA69-2411559(TA69-2411559)
Refus d'aide humaine pour scolarisation d'enfant handicapé. Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent. Il rejette la requête des parents, estimant que le litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2411145(TA69-2411145)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Loire suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants (amphétamines, cannabis, cocaïne). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision répondant à des exigences de sécurité routière malgré les conséquences professionnelles et personnelles invoquées. Aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, disproportion) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, en lien avec le code de la route.
N° TA69-2404092(TA69-2404092)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A B dans un centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 15 décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. B comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 9 janvier 2024, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été faite dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2408497(TA69-2408497)
Refus de carte mobilité inclusion (stationnement handicapé). Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute de régularisation du défaut de signature par le requérant malgré une demande en ce sens. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2407293(TA69-2407293)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 2 juillet 2024 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2410919(TA69-2410919)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante soutenait que les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement n° 604/2013 lui avaient été remises en français, une langue qu'elle maîtrise mal, sans traduction en éwé. Le tribunal a estimé que l'administration avait respecté ses obligations d'information, car Mme A avait bénéficié d'un entretien individuel avec un interprète en éwé, et que les brochures remises en français étaient suffisantes au regard du règlement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté de transfert pris par la préfète du Rhône.
N° TA69-2409786(TA69-2409786)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire le 4 juin 2024, mais aucune proposition d'hébergement ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2208918(TA69-2208918)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Poleymieux-au-Mont-d'Or. Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, en a donné acte par une ordonnance du 22 novembre 2024, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411413(TA69-2411413)
Le Tribunal administratif de Lyon annule un arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 obligeant un ressortissant nigérian à quitter le territoire français. La juridiction retient un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, la préfète du Rhône n'ayant pas mentionné ses demandes d'asile antérieures en Espagne et en France. Cette omission, susceptible d'influer sur la décision, justifie l'annulation de l'arrêté sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411382(TA69-2411382)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’assignant à résidence dans le Rhône. Lors de l’audience, le requérant, assisté de son avocat, a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. La décision est fondée sur le code de justice administrative et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2411547(TA69-2411547)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 23 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave avéré, la demande d'injonction se heurtait à l'existence de cette décision préalable, rendant la requête manifestement mal fondée.
N° TA69-2411568(TA69-2411568)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A-B qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a d'abord décliné sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Lille, au motif que le requérant réside à Roubaix (Nord), conformément à l'article R. 312-8 du même code. En tout état de cause, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute d'éléments précis sur la situation personnelle et les conséquences concrètes de l'absence de titre. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2408518(TA69-2408518)
Refus de carte mobilité inclusion. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d'avoir produit la décision sur recours préalable obligatoire ou la preuve de son dépôt, malgré une demande de régularisation. Application des articles R. 222-1, R. 612-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2302246(TA69-2302246)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation des hôpitaux Nord-Ouest pour harcèlement moral ou manquement à l'obligation de sécurité. Le tribunal a estimé que les faits invoqués par le requérant, pris dans leur ensemble, ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral. Il a également jugé que l'employeur n'avait pas manqué à son obligation de sécurité, dès lors que M. B n'avait pas alerté sa hiérarchie en temps utile et que l'établissement avait pris les mesures nécessaires après avoir eu connaissance des difficultés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection fonctionnelle et à l'obligation de sécurité.
N° TA69-2411521(TA69-2411521)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Frelum. Celle-ci demandait la suspension de l'interdiction de circulation sur l'avenue des frères Lumière, invoquant une atteinte grave à la liberté de circulation et à la liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société n'a pas démontré que les mesures d'interdiction, limitées dans le temps et assorties de dérogations pour les riverains et les livraisons, lui causaient un préjudice suffisamment grave et immédiat. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA69-2305785(TA69-2305785)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle pour menace à l'ordre public. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur les multiples condamnations pénales de l'intéressé, notamment pour extorsion en bande organisée, et sur la persistance d'un risque de récidive. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que la menace pour l'ordre public était établie, malgré l'erreur de fait sur un motif secondaire.
N° TA69-2409820(TA69-2409820)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire le 16 juillet 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été adressée dans le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.