Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411559(TA69-2411559)
Refus d'aide humaine pour scolarisation d'enfant handicapé. Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent. Il rejette la requête des parents, estimant que le litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2408518(TA69-2408518)
Refus de carte mobilité inclusion. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d'avoir produit la décision sur recours préalable obligatoire ou la preuve de son dépôt, malgré une demande de régularisation. Application des articles R. 222-1, R. 612-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2411078(TA69-2411078)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 octobre 2024 par lequel le président du CCAS de Villeurbanne avait suspendu Mme C de ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée conserve l'intégralité de son traitement pendant la suspension et n'a pas démontré que la perte de primes accessoires ou l'atteinte à sa réputation créaient une situation financière précaire ou un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2409820(TA69-2409820)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire le 16 juillet 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été adressée dans le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411521(TA69-2411521)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Frelum. Celle-ci demandait la suspension de l'interdiction de circulation sur l'avenue des frères Lumière, invoquant une atteinte grave à la liberté de circulation et à la liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société n'a pas démontré que les mesures d'interdiction, limitées dans le temps et assorties de dérogations pour les riverains et les livraisons, lui causaient un préjudice suffisamment grave et immédiat. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA69-2407293(TA69-2407293)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 2 juillet 2024 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2301305(TA69-2301305)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, un agent public, qui contestait la décision du président de la métropole Saint-Etienne Métropole lui ordonnant de restituer son véhicule de service. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires ou à la rémunération de l'agent. Il a estimé que le bénéfice du véhicule, accordé pour des fonctions antérieures, n'avait créé aucun droit acquis et que son retrait relevait de l'organisation du service. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA69-2410853(TA69-2410853)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la condition d’un accompagnement social personnalisé imposée par la métropole de Lyon pour l’octroi d’un secours de 1 500 euros au titre du fonds de solidarité pour le logement. Le juge a estimé que les conclusions visant à l’annulation de la décision, à l’octroi de dommages et intérêts, ou à un changement d’assistante sociale étaient manifestement irrecevables, ces demandes ne relevant pas des pouvoirs du juge des référés. La demande de versement sans condition a été rejetée comme se heurtant à une contestation sérieuse. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2400996(TA69-2400996)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire lui accordant une remise partielle de sa dette d'aide personnelle au logement. La requérante invoquait sa situation financière pour demander une remise totale, mais n'a pas fourni les pièces justificatives demandées par le tribunal, malgré une invitation à régulariser sa requête. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a donc été rejetée par ordonnance, sans examen au fond.
N° TA69-2411209(TA69-2411209)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 8 novembre 2024 ordonnant sa remise aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen sérieux, estimant que l’arrêté est suffisamment motivé et que la préfète a procédé à un examen réel de sa situation. Il juge également que la requérante n’établit pas que la préfète aurait commis une erreur manifeste d’appréciation en n’exerçant pas la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du règlement (UE) n°604/2013, ni que la décision méconnaîtrait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2411207(TA69-2411207)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement du titre de séjour, présentée le 18 octobre 2021, était tardive au regard des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête devait être regardée comme une demande de première délivrance, ce qui ne faisait pas présumer l'urgence. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension.
N° TA69-2409786(TA69-2409786)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire le 4 juin 2024, mais aucune proposition d'hébergement ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411513(TA69-2411513)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Celui-ci dénonçait des entraves à la liberté d'entreprendre imputées à la région Auvergne-Rhône-Alpes et demandait la suspension de procédures de recouvrement. Le juge a estimé que la requête, confuse, ne permettait pas d'identifier une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni ne démontrait une situation d'urgence caractérisée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2309999(TA69-2309999)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 12 juin 2023 par le maire de Limonest à la SCCV Chuel Limonest 2022 pour un ensemble immobilier de 16 logements. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir, mais a jugé non fondés l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incomplétude du dossier de demande (articles R. 431-10 et R. 431-13 du code de l'urbanisme) et à la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation ainsi que les demandes de frais de justice présentées par toutes les parties.
N° TA69-2406788(TA69-2406788)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des décisions attaquées ont été validées, et les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA69-2406790(TA69-2406790)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant", l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 28 mai 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire des décisions bénéficiant d'une délégation régulière. Concernant le refus de titre de séjour, il a jugé que la requérante, entrée avec un visa court séjour et non un visa long séjour, ne remplissait pas la condition de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une première délivrance, et que sa demande ne constituait pas un renouvellement. Par conséquent, les autres moyens, y compris ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été rejetés, et les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA69-2302788(TA69-2302788)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de l’Autorité nationale des jeux (ANJ) du 10 novembre 2022 prononçant son interdiction volontaire de jeux pour trois ans. Le requérant soutenait avoir rempli le formulaire en ligne uniquement pour obtenir des informations, sans intention de solliciter une interdiction. Le tribunal a jugé que M. B avait complété l’ensemble des champs obligatoires du téléservice et fourni les pièces requises, et qu’aucune disposition législative ou réglementaire n’imposait un contact préalable de l’ANJ avant de valider la mesure. La décision a été prise en application des articles L. 320-9-1 et R. 321-28 du code de la sécurité intérieure.
N° TA69-2405133(TA69-2405133)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C, ressortissant marocain, contre les décisions de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que la préfète avait commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur le non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire sans examiner si M. C remplissait les conditions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également retenu que la préfète aurait dû saisir la commission du titre de séjour avant de refuser le titre, conformément à l'article L. 432-13 du CESEDA. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées, avec injonction de réexaminer la situation de M. C.
N° TA69-2309645(TA69-2309645)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 8 septembre 2023 par lequel le préfet de la Loire avait assigné à résidence M. A, ressortissant kosovar, pour une durée maximale de six mois. Le tribunal estime que le préfet a méconnu le champ d'application de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cette disposition permet seulement à l'étranger de solliciter une assignation à résidence, et non à l'autorité administrative d'en prendre l'initiative. De plus, il n'est pas établi que M. A justifiait être dans l'impossibilité de quitter le territoire français. L'État est condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2309302(TA69-2309302)
Recours en excès de pouvoir rejeté par le Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). Mme B contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de décision implicite de rejet, la simple demande de rendez-vous en ligne ne constituant pas une demande de titre de séjour. Les conclusions à fin d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.