Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 882/1852
N° TA69-2410913(TA69-2410913)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant moldave, qui contestait le refus total de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que la nouvelle demande d'asile de M. A, après un précédent refus et un retour en Moldavie, constituait une demande de réexamen au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de ce texte, l'OFII était en droit de refuser ces conditions, et les moyens soulevés (erreur de droit, de fait, défaut de prise en compte de la vulnérabilité) ont été écartés.
N° TA69-2408652(TA69-2408652)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par M. C, a examiné son recours visant à obtenir une place en structure d'hébergement d'urgence, conformément à la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 14 mai 2024. La préfète du Rhône invoquait l'absence d'enregistrement du requérant auprès de la Maison de la Veille Sociale pour justifier l'absence de proposition. Le tribunal a jugé que, malgré ce motif, l'urgence persistait et que la préfète n'était pas déliée de son obligation légale, fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il a ordonné à la préfète de proposer un hébergement à M. C sous astreinte.
N° TA69-2409816(TA69-2409816)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'injonction d'hébergement prononcée le 22 juillet 2024 n'a pas été exécutée par la préfète du Rhône. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal assortit l'injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024. Cette astreinte devra être versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à la liquidation définitive.
N° TA69-2409818(TA69-2409818)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. B A dans un centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 1er décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. A comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 21 mai 2024, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines prévu à l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. L’injonction est assortie d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du même code.
N° TA69-2409787(TA69-2409787)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 16 janvier 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2407823(TA69-2407823)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a rejeté la requête de Mme A D qui demandait l’injonction de se voir attribuer un logement suite à une décision de la commission de médiation DALO du Rhône du 12 décembre 2023. La préfète du Rhône a démontré qu’une offre de logement de type T4 avait été notifiée à la requérante le 12 juillet 2024, laquelle est restée sans réponse, valant refus en application de l’article R. 441-10 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a considéré que ce refus, non justifié par un motif impérieux, déliait l’administration de son obligation, et que l’urgence n’était plus caractérisée. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du même code.
N° TA69-2411057(TA69-2411057)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, au motif qu'il avait sollicité le renouvellement de son titre. Le tribunal a estimé que, faute de réponse dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de sa demande était née, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave avéré, la demande d'injonction se heurtait à l'existence de cette décision implicite, que le requérant peut contester par d'autres voies. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2411028(TA69-2411028)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur une demande de suspension de refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d’une carte de résident de dix ans, a reconnu l’urgence en raison de la précarité subie par la requérante (perte d’emploi, absence de récépissé). Il a également relevé l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles L. 423-7, L. 423-10 et L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 12 de la convention franco-camerounaise. La suspension de l’exécution des décisions implicites a été ordonnée, avec injonction à la préfète du Rhône de réexaminer la demande sous quinze jours et de délivrer une attestation de prolongation d’instruction.
N° TA69-2408068(TA69-2408068)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B C afin d'obtenir l'exécution d'un précédent jugement et d'une ordonnance ayant enjoint au préfet de le reloger, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète du Rhône, estimant que la requête, introduite via Télérecours citoyens, était valablement signée. Sur le fond, le tribunal a constaté que le requérant avait refusé une proposition de logement, sans démontrer que ce refus était fondé sur l'état d'insalubrité ou l'insécurité du quartier allégués. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. C, considérant que l'administration avait satisfait à son obligation de proposer un logement adapté.
N° TA69-2408467(TA69-2408467)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par Mme C, a examiné sa demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de la reloger, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation DALO le 21 février 2023. La préfète, reconnaissant le renouvellement de la demande de logement, a sollicité un sursis à statuer en raison de recherches en cours. Le tribunal, appliquant les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, a rappelé que l'administration doit loger l'intéressée sauf preuve de disparition de l'urgence ou d'un comportement obstructif. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur le fondement de ces textes.
N° TA69-2411009(TA69-2411009)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. B A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Rhône. En cours d’instance, la préfète a décidé de lui délivrer une carte de séjour valable deux ans, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410831(TA69-2410831)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône d'enregistrer sa demande de titre de séjour, en raison de difficultés techniques rencontrées sur la plateforme ANEF. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour le requérant de justifier de ses difficultés techniques et de démontrer avoir sollicité la solution de substitution prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2405386(TA69-2405386)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a examiné la requête de Mme B qui demandait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de la reloger, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 septembre 2023. La préfète a soutenu que Mme B avait refusé une proposition d'hébergement en pension de famille le 28 novembre 2023, sans motif impérieux. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus de l'offre adaptée faisait perdre à Mme B le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA69-2405943(TA69-2405943)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour obtenir le relogement reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 7 novembre 2023. En cours d’instance, l’administration a proposé un logement adapté à ses besoins, que M. A a accepté en signant un bail. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice sont rejetées. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411092(TA69-2411092)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie fixant le pays de destination pour exécuter une interdiction définitive du territoire français prononcée par un tribunal correctionnel. Le tribunal a relevé que le préfet était en situation de compétence liée, car cette décision était la conséquence nécessaire de la peine d'interdiction du territoire, laquelle emporte de plein droit la reconduite à la frontière en application de l'article 131-30 du code pénal et de l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du CESEDA, ont été écartés.
N° TA69-2309511(TA69-2309511)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné l'extension des opérations d'expertise médicale à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Cette décision fait suite à une demande de l'expert, le docteur F, qui estimait la présence de l'ONIAM utile à la bonne exécution de sa mission. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.
N° TA69-2410422(TA69-2410422)
**Demande d’expertise préventive avant démolition** – Tribunal administratif de Lyon (juge des référés). L’établissement public foncier de l’Ouest Rhône Alpes (EPORA) sollicite une mesure d’expertise pour constater l’état des immeubles voisins d’un projet de requalification de l’îlot bâti « Fombarlet » à La-Voulte-sur-Rhône, en raison des risques de désordres liés aux travaux de démolition. Le juge fait droit à la demande sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile. Il désigne un expert chargé de dresser un état descriptif des immeubles concernés, de recenser les dégradations existantes et d’évaluer la suffisance des mesures de sauvegarde prévues.
N° TA69-2410864(TA69-2410864)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. A dans un délai de quinze jours pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'expiration prochaine du titre et du risque de perte d'emploi, et l'utilité de la mesure face à l'absence de réponse de l'administration. En revanche, il a rejeté la demande d'examen de la demande de renouvellement, celle-ci se heurtant à une contestation sérieuse en l'absence d'enregistrement préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409650(TA69-2409650)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, après que la commission de médiation du Rhône l'a reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence le 5 mars 2024. Constatant qu'aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée dans les délais légaux, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son accueil au plus tard le 1er décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2410937(TA69-2410937)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur une demande de suspension d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de douze mois (dont six avec sursis) infligée à une agente de l'INSEE, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par la requérante en raison de ses difficultés financières, n'était pas suffisamment établie au regard de l'intérêt public s'attachant à l'exécution immédiate de la sanction. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence de l'autorité, vice de procédure, absence de faute disciplinaire, disproportion de la sanction) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.