Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2206254(TA69-2206254)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL Hôtel Continental Brasserie d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction générale des Finances publiques du 21 juin 2022 rejetant sa demande d’aide « fermeture » au titre du décret n° 2021-1664 du 16 décembre 2021. La société soutenait que son activité hôtelière, bien que non directement fermée par une mesure administrative, avait été empêchée par d’autres restrictions sanitaires, ce qui constituait une erreur de droit. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’éligibilité à l’aide « fermeture » n’étaient pas remplies, notamment parce que l’activité d’hôtellerie ne faisait pas l’objet d’une interdiction d’accueil du public au sens du décret. La décision s’appuie sur les dispositions du décret n° 2021-1664 et du décret n° 2021-310 du 24 mars 2021.
N° TA69-2410921(TA69-2410921)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a ordonné à tous occupants sans droit ni titre de libérer un local situé sous les voies ferrées appartenant au domaine public de la SNCF Réseau, rue Raoul Servant à Lyon. La solution retenue fait droit à la demande de la société SNCF Réseau, en raison de l'urgence et de l'utilité de la mesure face aux risques d'incendie et aux atteintes à la sécurité et à la salubrité publiques constatés. Le juge a enjoint l'expulsion sous huit jours, avec possibilité de recourir à la force publique, en application des articles L.521-3 du code de justice administrative et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA69-2407929(TA69-2407929)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de vingt-quatre mois pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment l'accord franco-tunisien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées.
N° TA69-2407947(TA69-2407947)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B A, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'invitation à quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône le 31 mai 2024. Le tribunal a jugé que le requérant, qui sollicitait un titre en tant que salarié, ne pouvait utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit spécifiquement cette situation pour les ressortissants tunisiens. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
N° TA69-2411023(TA69-2411023)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Ain a interdit à M. C d'exercer des fonctions d'encadrement sportif pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par le requérant au regard de ses conséquences professionnelles et financières, n'était pas remplie, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 212-13 du code du sport et L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2305543(TA69-2305543)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait un périmètre de marche inférieur à 200 mètres et la nécessité d'une tierce personne. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que Mme C remplissait les critères stricts requis pour l'obtention de cette carte.
N° TA69-2305593(TA69-2305593)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'une question préjudicielle par le juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Villefranche-sur-Saône, a examiné la prescription des créances fiscales (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux 2013-2015) recouvrées par une saisie administrative à tiers détenteur du 18 mai 2021. Le tribunal a jugé que la mise en demeure du 31 janvier 2018, notifiée à M. A et dont l'accusé de réception a été signé, a valablement interrompu la prescription quadriennale prévue à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, en application des articles L. 257-0 A du même code et 2244 du code civil. En conséquence, les créances fiscales demeuraient exigibles à la date de la saisie, la prescription n'étant pas acquise.
N° TA69-2410240(TA69-2410240)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui demandait des informations sur l’état d’avancement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a considéré que la demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, ne formulait aucune conclusion précise et recevable, et qu’il n’appartient pas au juge de fournir de telles informations administratives. En l’absence d’urgence démontrée et de précisions suffisantes, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2209386(TA69-2209386)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la sanction de sept jours de cellule disciplinaire infligée à un détenu du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse. La juridiction a jugé que la composition de la commission de discipline était irrégulière, faute de preuve de la présence d’un second assesseur et de l’absence de lien entre l’auteur du compte-rendu d’incident et le premier assesseur. Cette irrégularité a privé le requérant d’une garantie essentielle, en violation des articles R. 234-2, R. 234-6 et R. 234-13 du code pénitentiaire. La décision du directeur interrégional des services pénitentiaires est donc annulée.
N° TA69-2300768(TA69-2300768)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme B, professeure des écoles, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Lyon de lui octroyer un congé de longue maladie et demandait réparation des préjudices subis. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus était suffisamment motivé, car il reprenait l'avis du conseil médical, et a écarté le moyen tiré du défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur le code des relations entre le public et l'administration et le code général de la fonction publique.
N° TA69-2305109(TA69-2305109)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que Mme B ne remplissait pas les critères d'attribution fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'un accompagnement systématique par une tierce personne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA69-2306597(TA69-2306597)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne le refus du département de la Loire d’accorder à Mme A la carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoque des séquelles d’un accident réduisant son périmètre de marche pour contester ce refus. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant qu’elle ne remplissait pas les critères stricts prévus par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA69-2300802(TA69-2300802)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration fiscale de lui accorder des délais de paiement pour s'acquitter de son impôt sur le revenu 2021 (2 104 euros), ainsi que l'octroi de ces délais. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve de son impossibilité de payer, et que la décision de refus n'est entachée d'aucune erreur de droit, de fait, d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir. Par ailleurs, le tribunal rappelle qu'il n'a pas compétence pour accorder lui-même des délais de paiement, cette prérogative relevant de l'administration. La solution est fondée sur les dispositions du code des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2306844(TA69-2306844)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre) rejette la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. A ne remplissait pas les critères d'attribution fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA69-2306847(TA69-2306847)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". La requérante invoquait des difficultés de vision et de mobilité pour justifier sa demande. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres, ni qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, la décision de refus, fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale.
N° TA69-2303988(TA69-2303988)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant d’abroger un arrêté du 8 septembre 2021 lui interdisant l’acquisition et la détention d’armes. Le tribunal a jugé que le comportement de M. B, notamment des violences commises avec une arme par destination, justifiait le maintien de l’interdiction au regard des articles L. 312-3-1 et L. 312-13 du code de la sécurité intérieure, et qu’aucun changement de circonstances n’était établi. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision administrative.
N° TA69-2303824(TA69-2303824)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient le délai déraisonnable d'instruction de leurs demandes de titre de séjour et l'illégalité des décisions implicites de rejet. Les requérants sollicitaient une indemnisation de 40 000 euros chacun pour les préjudices subis, ainsi que l'annulation des refus de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré un titre de séjour à M. D le 9 septembre 2024, ce qui a conduit les requérants à maintenir uniquement leurs conclusions relatives aux frais de justice. Le tribunal a constaté que les décisions attaquées étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, tout en rejetant les demandes indemnitaires et les frais d'instance.
N° TA69-2303588(TA69-2303588)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Rhône du 3 octobre 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d'en acquérir ou détenir. La décision a été fondée sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison du comportement du requérant jugé incompatible avec la détention d'armes pour des motifs d'ordre public. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, l'arrêté ne relevant pas de l'article L. 312-3, et a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au vu des antécédents de M. A, incluant des violences et une condamnation pour détention de stupéfiants.
N° TA69-2306934(TA69-2306934)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. A B, ressortissant comorien. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA69-2408528(TA69-2408528)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car M. A, déjà visé par deux mesures d'éloignement définitives en 2017 et 2021, n'a pas justifié de circonstances particulières justifiant un traitement rapide de sa situation. La décision souligne que l'intéressé ne démontre pas d'incidence concrète de son absence de rendez-vous sur sa situation personnelle, malgré ses allégations de précarité financière.