Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411009(TA69-2411009)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. B A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Rhône. En cours d’instance, la préfète a décidé de lui délivrer une carte de séjour valable deux ans, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405943(TA69-2405943)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour obtenir le relogement reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 7 novembre 2023. En cours d’instance, l’administration a proposé un logement adapté à ses besoins, que M. A a accepté en signant un bail. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice sont rejetées. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2309511(TA69-2309511)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné l'extension des opérations d'expertise médicale à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Cette décision fait suite à une demande de l'expert, le docteur F, qui estimait la présence de l'ONIAM utile à la bonne exécution de sa mission. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.
N° TA69-2410831(TA69-2410831)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône d'enregistrer sa demande de titre de séjour, en raison de difficultés techniques rencontrées sur la plateforme ANEF. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour le requérant de justifier de ses difficultés techniques et de démontrer avoir sollicité la solution de substitution prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409787(TA69-2409787)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 16 janvier 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2410422(TA69-2410422)
**Demande d’expertise préventive avant démolition** – Tribunal administratif de Lyon (juge des référés). L’établissement public foncier de l’Ouest Rhône Alpes (EPORA) sollicite une mesure d’expertise pour constater l’état des immeubles voisins d’un projet de requalification de l’îlot bâti « Fombarlet » à La-Voulte-sur-Rhône, en raison des risques de désordres liés aux travaux de démolition. Le juge fait droit à la demande sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile. Il désigne un expert chargé de dresser un état descriptif des immeubles concernés, de recenser les dégradations existantes et d’évaluer la suffisance des mesures de sauvegarde prévues.
N° TA69-2207909(TA69-2207909)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 25 août 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires Auvergne-Rhône-Alpes a confirmé une sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire infligée à M. B. L'annulation est motivée par l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, en méconnaissance de l'article R. 234-12 du code pénitentiaire, faute pour l'administration d'avoir démontré que l'auteur du compte-rendu d'incident n'avait pas siégé, privant ainsi le détenu d'une garantie. Le tribunal n'a pas besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Il se prononce également sur les conclusions accessoires, notamment la demande d'effacement de la sanction des antécédents disciplinaires.
N° TA69-2410240(TA69-2410240)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui demandait des informations sur l’état d’avancement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a considéré que la demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, ne formulait aucune conclusion précise et recevable, et qu’il n’appartient pas au juge de fournir de telles informations administratives. En l’absence d’urgence démontrée et de précisions suffisantes, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2205645(TA69-2205645)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme A B, infirmière libérale, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2012 à 2015. La requérante invoquait une méconnaissance du principe du contradictoire, l'absence de détournements de fonds et une erreur dans la catégorie de déclaration de ses revenus (bénéfices non commerciaux). Le tribunal a suivi les conclusions du directeur régional des finances publiques, considérant les moyens soulevés non fondés, sans préciser les textes spécifiques appliqués dans le résumé fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge et des frais de justice.
N° TA69-2205652(TA69-2205652)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme B, infirmière libérale, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2012 à 2015. La contribuable invoquait une méconnaissance du principe du contradictoire et contestait la qualification de détournements de fonds au détriment de la CPAM, soutenant avoir correctement déclaré ses revenus en bénéfices non commerciaux. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant les impositions établies par l'administration fiscale. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA69-2206254(TA69-2206254)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL Hôtel Continental Brasserie d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction générale des Finances publiques du 21 juin 2022 rejetant sa demande d’aide « fermeture » au titre du décret n° 2021-1664 du 16 décembre 2021. La société soutenait que son activité hôtelière, bien que non directement fermée par une mesure administrative, avait été empêchée par d’autres restrictions sanitaires, ce qui constituait une erreur de droit. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’éligibilité à l’aide « fermeture » n’étaient pas remplies, notamment parce que l’activité d’hôtellerie ne faisait pas l’objet d’une interdiction d’accueil du public au sens du décret. La décision s’appuie sur les dispositions du décret n° 2021-1664 et du décret n° 2021-310 du 24 mars 2021.
N° TA69-2411465(TA69-2411465)
Sujet : Demande d'injonction à la préfecture du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Lyon, juge des référés. Solution : Rejet de la requête, la condition d'urgence n'étant pas remplie. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif aux mesures utiles en référé.
N° TA69-2207993(TA69-2207993)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les consorts D d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral subi suite au suicide de M. A D, survenu le 31 mai 2022 à la maison d'arrêt de Lyon Corbas. Les requérants soutenaient que l'administration pénitentiaire avait commis des fautes en raison d'un suivi psychiatrique insuffisant et d'un défaut de surveillance, malgré un risque suicidaire connu. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'administration avait pris les mesures appropriées compte tenu des informations disponibles, conformément aux principes de responsabilité pour faute des services pénitentiaires. La décision s'appuie sur le code pénitentiaire et le code de justice administrative.
N° TA69-2300768(TA69-2300768)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme B, professeure des écoles, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Lyon de lui octroyer un congé de longue maladie et demandait réparation des préjudices subis. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus était suffisamment motivé, car il reprenait l'avis du conseil médical, et a écarté le moyen tiré du défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur le code des relations entre le public et l'administration et le code général de la fonction publique.
N° TA69-2300802(TA69-2300802)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration fiscale de lui accorder des délais de paiement pour s'acquitter de son impôt sur le revenu 2021 (2 104 euros), ainsi que l'octroi de ces délais. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve de son impossibilité de payer, et que la décision de refus n'est entachée d'aucune erreur de droit, de fait, d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir. Par ailleurs, le tribunal rappelle qu'il n'a pas compétence pour accorder lui-même des délais de paiement, cette prérogative relevant de l'administration. La solution est fondée sur les dispositions du code des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2305109(TA69-2305109)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que Mme B ne remplissait pas les critères d'attribution fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'un accompagnement systématique par une tierce personne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA69-2306597(TA69-2306597)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne le refus du département de la Loire d’accorder à Mme A la carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoque des séquelles d’un accident réduisant son périmètre de marche pour contester ce refus. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant qu’elle ne remplissait pas les critères stricts prévus par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA69-2306844(TA69-2306844)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre) rejette la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du département de la Loire de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. A ne remplissait pas les critères d'attribution fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA69-2307354(TA69-2307354)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 4 juillet 2023 par laquelle la préfète du Rhône refusait de fixer un rendez-vous à M. B pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que l'administration ne peut refuser un rendez-vous à un étranger pour déposer une demande de titre de séjour, sauf en cas de demande abusive ou dilatoire, ce qui n'était pas établi. La décision a été annulée pour illégalité, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. En conséquence, il a été enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai d'un mois. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA69-2307694(TA69-2307694)
Refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante algérienne par le préfet du Rhône. Le Tribunal administratif de Lyon annule cette décision pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.