Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2204543(TA69-2204543)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident de dix ans ou un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que la décision explicite de refus du 27 janvier 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale. Il a rejeté la demande d'annulation, considérant que M. A ne remplissait pas les conditions pour obtenir les titres sollicités, notamment au regard de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2410096(TA69-2410096)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un titre de séjour. Le juge constate que le litige, relevant de la police des étrangers, est de la compétence territoriale du tribunal administratif de Dijon, lieu de résidence du requérant à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), en application de l'article R. 312-8 du même code. Par conséquent, la requête est rejetée pour incompétence territoriale.
N° TA69-2406509(TA69-2406509)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante kenyane, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement associées (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour d'un an, astreinte à se présenter à la police). La requérante soutenait notamment que le préfet du Finistère était territorialement incompétent pour statuer sur sa demande, celle-ci résidant dans le Rhône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2311177(TA69-2311177)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme H C et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Lyon à Grand Lyon Habitat pour un ensemble immobilier de 105 logements, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des articles du plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon, n’étaient pas fondés. Elle a également rejeté la demande indemnitaire de Grand Lyon Habitat pour recours abusif, estimant que le recours n’était pas abusif au sens de l’article R. 741-12 du code de justice administrative. Les conclusions des parties fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2411109(TA69-2411109)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-3 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2406742(TA69-2406742)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 23 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée récente en France de l'intéressé à l'âge de 41 ans et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis.
N° TA69-2309645(TA69-2309645)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 8 septembre 2023 par lequel le préfet de la Loire avait assigné à résidence M. A, ressortissant kosovar, pour une durée maximale de six mois. Le tribunal estime que le préfet a méconnu le champ d'application de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cette disposition permet seulement à l'étranger de solliciter une assignation à résidence, et non à l'autorité administrative d'en prendre l'initiative. De plus, il n'est pas établi que M. A justifiait être dans l'impossibilité de quitter le territoire français. L'État est condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2404629(TA69-2404629)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant comorien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de six mois prononcées par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA69-2302788(TA69-2302788)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de l’Autorité nationale des jeux (ANJ) du 10 novembre 2022 prononçant son interdiction volontaire de jeux pour trois ans. Le requérant soutenait avoir rempli le formulaire en ligne uniquement pour obtenir des informations, sans intention de solliciter une interdiction. Le tribunal a jugé que M. B avait complété l’ensemble des champs obligatoires du téléservice et fourni les pièces requises, et qu’aucune disposition législative ou réglementaire n’imposait un contact préalable de l’ANJ avant de valider la mesure. La décision a été prise en application des articles L. 320-9-1 et R. 321-28 du code de la sécurité intérieure.
N° TA69-2309302(TA69-2309302)
Recours en excès de pouvoir rejeté par le Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). Mme B contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de décision implicite de rejet, la simple demande de rendez-vous en ligne ne constituant pas une demande de titre de séjour. Les conclusions à fin d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA69-2309223(TA69-2309223)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Limonest à la SCCV Chuel Limonest 2022 pour un immeuble de 16 logements. Le requérant s’est désisté de son instance, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, M. B a été condamné à verser 1 400 euros à la commune de Limonest au titre des frais de justice, tandis que les conclusions de la SCCV sur ce même fondement ont été rejetées.
N° TA69-2411513(TA69-2411513)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Celui-ci dénonçait des entraves à la liberté d'entreprendre imputées à la région Auvergne-Rhône-Alpes et demandait la suspension de procédures de recouvrement. Le juge a estimé que la requête, confuse, ne permettait pas d'identifier une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni ne démontrait une situation d'urgence caractérisée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2311006(TA69-2311006)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 20 septembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que les erreurs de fait alléguées dans le refus de titre étaient sans incidence sur la légalité de la décision. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les stipulations de l'accord franco-algérien, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
N° TA69-2301463(TA69-2301463)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B, ressortissant congolais, qui sollicitait 16 000 euros en réparation du préjudice de jouissance subi en raison de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour, malgré des relances de juillet 2021 à mai 2024. Le tribunal a reconnu une carence fautive de l’État, qui n’a pas fixé de rendez-vous dans un délai raisonnable, en application des articles R. 431-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cependant, il a estimé que M. B n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir l’existence d’un préjudice personnel ou un lien de causalité direct avec cette faute. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA69-2406788(TA69-2406788)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des décisions attaquées ont été validées, et les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA69-2406790(TA69-2406790)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant", l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 28 mai 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire des décisions bénéficiant d'une délégation régulière. Concernant le refus de titre de séjour, il a jugé que la requérante, entrée avec un visa court séjour et non un visa long séjour, ne remplissait pas la condition de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une première délivrance, et que sa demande ne constituait pas un renouvellement. Par conséquent, les autres moyens, y compris ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été rejetés, et les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA69-2309480(TA69-2309480)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante comorienne. La requérante avait sollicité la communication des motifs de ce refus implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse dans le délai d'un mois. En l'absence de motivation communiquée, le tribunal a jugé la décision illégale, sans examiner les autres moyens. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA69-2411172(TA69-2411172)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. G H D alias A B, qui contestait son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que la décision de remise était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas les articles 17 et 31 du règlement (UE) n° 604/2013 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également estimé que l'assignation à résidence était légale, faute d'illégalité de la décision de transfert. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2409816(TA69-2409816)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'injonction d'hébergement prononcée le 22 juillet 2024 n'a pas été exécutée par la préfète du Rhône. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal assortit l'injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024. Cette astreinte devra être versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à la liquidation définitive.
N° TA69-2409818(TA69-2409818)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. B A dans un centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 1er décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. A comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 21 mai 2024, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines prévu à l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. L’injonction est assortie d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du même code.