Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2411078(TA69-2411078)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 octobre 2024 par lequel le président du CCAS de Villeurbanne avait suspendu Mme C de ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée conserve l'intégralité de son traitement pendant la suspension et n'a pas démontré que la perte de primes accessoires ou l'atteinte à sa réputation créaient une situation financière précaire ou un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2400514(TA69-2400514)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car la présence de M. C en France constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales, notamment pour des faits d'agression sexuelle et de violence. Cette solution s'appuie sur les articles L. 423-10 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411080(TA69-2411080)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 18 octobre 2024 par lequel le président du CCAS de Villeurbanne a suspendu de ses fonctions Mme C. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la requérante conserve l'intégralité de son traitement pendant la suspension et n'établit pas que la perte de primes ou l'atteinte à sa réputation créent une situation financière précaire ou un préjudice grave et immédiat. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen des moyens de fond.
N° TA69-2411521(TA69-2411521)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Frelum. Celle-ci demandait la suspension de l'interdiction de circulation sur l'avenue des frères Lumière, invoquant une atteinte grave à la liberté de circulation et à la liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société n'a pas démontré que les mesures d'interdiction, limitées dans le temps et assorties de dérogations pour les riverains et les livraisons, lui causaient un préjudice suffisamment grave et immédiat. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA69-2411547(TA69-2411547)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 23 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave avéré, la demande d'injonction se heurtait à l'existence de cette décision préalable, rendant la requête manifestement mal fondée.
N° TA69-2409585(TA69-2409585)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de Mme A comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 11 juin 2024, sans qu'aucune offre d'hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2411559(TA69-2411559)
Refus d'aide humaine pour scolarisation d'enfant handicapé. Le Tribunal administratif de Lyon se déclare incompétent. Il rejette la requête des parents, estimant que le litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2411276(TA69-2411276)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français sans délai, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an prise par la préfète de l'Ain. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire (abandonné), du défaut de motivation, de l'erreur de fait et de droit sur l'entrée régulière, et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de fuite, et que l'interdiction de retour était légale, faute de circonstances humanitaires. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2409786(TA69-2409786)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire le 4 juin 2024, mais aucune proposition d'hébergement ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2411250(TA69-2411250)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par la préfète du Rhône. Le requérant invoquait un défaut d'examen de sa situation personnelle et une erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de ses problèmes de santé. Le tribunal a estimé que la préfète avait bien procédé à un examen particulier de la situation, et que l'absence de documents médicaux ne permettait pas de démontrer une incompatibilité avec la mesure. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2411233(TA69-2411233)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de délivrance d’une carte de résident et de renouvellement de titre de séjour. La condition d’urgence n’a pas été retenue pour le refus de carte de résident, car il s’agissait d’une demande nouvelle et l’intéressé avait obtenu entre-temps une carte de séjour pluriannuelle. Les conclusions relatives au refus de renouvellement ont été déclarées sans objet suite à la délivrance de ce titre. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406564(TA69-2406564)
Opposition à déclaration préalable pour changement de menuiseries – Tribunal Administratif de Lyon – Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 424-14 du code de l’urbanisme (saisine du préfet de région en cas d’avis négatif de l’architecte des Bâtiments de France).
N° TA69-2411168(TA69-2411168)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de résiliation de contrat de Mme B, doctorante-chercheuse à l'INSERM. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation financière ou personnelle suffisamment critique, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur le code de la défense et le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de la fonction publique.
N° TA69-2305785(TA69-2305785)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle pour menace à l'ordre public. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur les multiples condamnations pénales de l'intéressé, notamment pour extorsion en bande organisée, et sur la persistance d'un risque de récidive. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que la menace pour l'ordre public était établie, malgré l'erreur de fait sur un motif secondaire.
N° TA69-2407293(TA69-2407293)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 2 juillet 2024 de la préfète de l'Ain lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2404092(TA69-2404092)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A B dans un centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 15 décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. B comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 9 janvier 2024, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été faite dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2409820(TA69-2409820)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de M. A dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 15 décembre 2024. La commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire le 16 juillet 2024, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été adressée dans le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 15 décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2400996(TA69-2400996)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire lui accordant une remise partielle de sa dette d'aide personnelle au logement. La requérante invoquait sa situation financière pour demander une remise totale, mais n'a pas fourni les pièces justificatives demandées par le tribunal, malgré une invitation à régulariser sa requête. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a donc été rejetée par ordonnance, sans examen au fond.
N° TA69-2409586(TA69-2409586)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A dans un centre d’hébergement d’urgence d’ici le 15 décembre 2024, sous astreinte de 40 euros par jour de retard. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. A comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 11 juin 2024, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA69-2302214(TA69-2302214)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, adjointe technique territoriale, contestant les arrêtés du maire de Tarentaise du 2 décembre 2022 qui fixaient à zéro euro le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022. La requérante soutenait que ces décisions étaient fondées sur des critères illégaux liés à sa manière de servir et à son absentéisme, en méconnaissance de la délibération municipale du 19 octobre 2021. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution différente dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur les décrets n° 2014-513 et n° 2014-1526.