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La commune d'Aveizieux demande au Tribunal Administratif de Lyon, en référé, une provision sur dommages-intérêts pour des désordres affectant un terrain de football et ses vestiaires, invoquant la garantie décennale. Le juge des référés, appliquant les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, rejette la demande. Il estime que la créance, fondée sur un rapport d'expertise proposant une répartition complexe de la responsabilité entre plusieurs acteurs, est sérieusement contestable, ce qui ne permet pas de caractériser l'urgence nécessaire pour accorder une provision.
La société Groupe Sab Engineering demandait le remboursement de créances de CICE pour 2016 et 2017 devant le Tribunal Administratif de Lyon. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable pour défaut de délai. Il a estimé que la demande de remboursement, présentée en 2023, était tardive au regard du délai de réclamation prévu par l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, l'événement générateur (l'expiration de la période triennale d'imputation) étant intervenu au plus tard en 2020.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme A... visant à engager la responsabilité de la métropole de Lyon pour une chute survenue sur une aire d'accueil. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public (l'absence d'éclairage) ni établi un lien de causalité certain entre ce prétendu défaut et son accident. La demande d'expertise médicale a été jugée inutile et la demande d'indemnisation rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'indemnisation suite à un accident causé par la chute d'une sculpture. Le requérant, un danseur professionnel, a été blessé par le bloc supérieur d'une sculpture située sur un terrain communal. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la responsabilité de la commune n'était pas engagée car la sculpture, étant une œuvre d'art mobile et non fixée au sol, ne constitue pas un ouvrage public au sens du droit de la responsabilité administrative. La décision s'appuie sur les principes régissant la responsabilité des personnes publiques pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 23 novembre 2023 portant suspension de l'habilitation de la société Autoconciergerie.fr au système d'immatriculation des véhicules (SIV), en raison d'un vice d'incompétence, l'auteur de l'acte n'étant pas identifiable. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté de résiliation du 28 décembre 2023, considérant que ce dernier était suffisamment motivé. La décision s'appuie sur les stipulations de la convention d'habilitation et les principes généraux du droit administratif.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande de réformation d'une ordonnance de taxation des frais d'expertise. Le sujet principal concerne la répartition des frais d'une expertise judiciaire ordonnée dans le cadre d'un litige relatif à un glissement de terrain. Le tribunal a rejeté la requête de la propriétaire lésée, Mme C..., et a confirmé que les frais restaient à sa charge exclusive, estimant que l'expertise lui avait été principalement utile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 621-13.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite puis explicite d'une demande de regroupement familial. Le juge a considéré que le refus expresse de la préfète du Rhône, fondé sur l'insuffisance des ressources de la requérante par rapport au SMIC pour subvenir aux besoins de sa famille, était légal. La décision a été prise en application des articles L. 434-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a jugé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un gendarme visant l'annulation d'une sanction de 20 jours d'arrêt pour ivresse et défaut d'intervention lors d'incidents survenus dans un logement de service. La juridiction a estimé que la matérialité des faits reprochés était établie, notamment par les propres déclarations du requérant et les témoignages, et que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les obligations générales des militaires et des gendarmes, notamment issues des articles L. 4137-2 et R. 4137-16 du code de la défense et des articles R. 434-2 et R. 434-14 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une demande d'indemnisation présentée par un patient contre l'ONIAM au titre de la solidarité nationale pour un accident médical non fautif. Le requérant sollicite principalement le remboursement de frais liés à son handicap, notamment pour un logement adapté et des équipements techniques. Le tribunal, après examen, rejette la demande au motif que les conclusions indemnitaires sont partiellement irrecevables pour tardiveté, car elles portent sur des préjudices qui auraient dû être présentés antérieurement à la décision de refus de l'ONIAM du 8 mars 2018.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier du Forez. Le litige principal concernait la prise en charge d'une patiente ayant subi une hépatite aiguë après la prescription de Largactil pendant sa grossesse. Le tribunal a rejeté la requête des patients et de la CPAM, estimant que les manquements allégués (défaut d'information, prescription non conforme) n'étaient pas établis et n'avaient pas causé de perte de chance. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité médicale pour faute.
La société Maviflex demandait la condamnation de l'État à réparation devant le Tribunal Administratif de Lyon pour préjudice découlant d'une autorisation de licenciement illégale d'une salariée protégée. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la société n'avait pas démontré que l'administration aurait pu légalement refuser l'autorisation dans le cadre d'une procédure régulière, et donc qu'aucun lien de causalité certain n'était établi entre la faute administrative alléguée et le préjudice invoqué. La décision s'appuie sur les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail et les principes jurisprudentiels régissant la responsabilité de l'État pour les décisions de l'inspection du travail en matière de licenciement de salariés protégés.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant de fixer un rendez-vous à un ressortissant tunisien pour le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé qu'un tel refus n'est légal que si la demande est abusive ou dilatoire, ce qui n'était pas le cas ici, l'intéressé justifiant d'éléments nouveaux (ancienneté de séjour et situation professionnelle). La juridiction a enjoint à l'administration de convoquer le requérant pour l'enregistrement de sa demande, en s'appuyant sur les principes généraux du droit des étrangers et l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de renouvellement de son agrément d'assistante maternelle par la métropole de Lyon. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur le non-respect des conditions d'agrément (accueil en surnombre d'enfants, pratiques professionnelles inadéquates et défaut de formation), était légalement prise après avis de la commission consultative paritaire. Le tribunal a appliqué les articles L. 421-1, L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, considérant que l'administration avait correctement motivé son refus au regard de l'exigence de garantir la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un premier titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, en particulier en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale de la requérante. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association demandant l'annulation du refus implicite de la région Auvergne-Rhône-Alpes de verser le solde d'une subvention de 161 278 euros. Le tribunal a jugé que l'association n'apportait pas la preuve que les dépenses litigieuses, notamment pour des aménagements, des sanitaires et du mobilier, étaient éligibles au regard des conditions de la convention de subvention du 3 avril 2019. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des subventions et les stipulations de la convention liant les parties.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant un rendez-vous pour le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait pas refuser de principe un rendez-vous pour ce type de demande, qui n'est pas soumis à la procédure de téléservice obligatoire (article R. 431-2 du CESEDA). Il a enjoint à la préfète de fixer un tel rendez-vous dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association Le Goneblin visant à annuler la décision de la maire de Sérézin-du-Rhône de mettre fin à la mise à disposition d'une salle communale. Le tribunal a jugé irrecevables plusieurs conclusions de l'association, notamment celles demandant une injonction de publication et une transmission au procureur, et a considéré que la commune avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour gérer l'utilisation de ses équipements publics. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le règlement intérieur communal concernant l'occupation des salles.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... qui contestait des rectifications fiscales et des majorations pour les années 2017 à 2019. La juridiction estime que les articles 123 bis et 155 A du code général des impôts (CGI), qui permettent de réintégrer dans l'assiette de l'impôt sur le revenu des montants issus de montages anormaux ou de rémunérations indirectes, ont été légalement appliqués au schéma complexe mis en place par le requérant. Elle rejette également la demande de renvoi préjudiciel à la Cour de justice de l'Union européenne, considérant que l'application de ces dispositions n'est pas contraire au droit de l'Union.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un contribuable contestant des rectifications fiscales et des majorations pour les années 2017 à 2019. Le tribunal estime que les procédures de contrôle et de rehaussement, fondées notamment sur les articles 123 bis et 155 A du code général des impôts (CGI) pour requalifier des opérations et taxer des revenus de capitaux mobiliers, sont régulières. Il écarte également les moyens tirés de la prescription, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit de l'Union européenne, considérant que les montages mis en œuvre avaient pour objet principal l'évasion fiscale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation de la délibération de la Métropole de Lyon relative au réaménagement de l'avenue des Frères Lumière. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les parties de la délibération approuvant et autorisant la signature de la convention de maîtrise d'ouvrage, car leur légalité ne peut être contestée par des tiers que dans le cadre d'un recours direct contre le contrat lui-même, conformément à la jurisprudence administrative. Les autres dispositions de la délibération ont été considérées comme des actes préparatoires insusceptibles de recours contentieux.