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Le Tribunal administratif de Lyon a ordonné à la préfète du Rhône de reloger un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation DALO. Le juge a constaté l'absence de proposition de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois. L'injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé provisoire. Le juge estime que, sa demande de titre de séjour étant restée sans réponse pendant plus de quatre mois, une décision implicite de rejet est née, faisant obstacle à l'injonction sollicitée en l'absence de péril grave. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant soudanais demandant l'enregistrement urgent de son changement d'adresse. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, condition requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable au titre de la procédure d'urgence.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération municipale autorisant la vente d'une parcelle. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa consulaire. Le juge constate son incompétence territoriale, cette matière relevant exclusivement du tribunal administratif de Nantes en vertu de l'article R. 312-18 du code de justice administrative. Il relève également que la requête est irrecevable, l'auteur n'ayant pas préalablement introduit de recours au fond contre la décision attaquée, condition exigée par l'article L. 521-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur d'un centre pénitentiaire ordonnant une retenue sur le compte nominatif d'un détenu pour réparer des dégradations. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la retenue était illégale car elle portait sur des fonds provenant de l'allocation aux adultes handicapés, une créance insaisissable en vertu de l'article L. 821-5 du code de la sécurité sociale. Il a enjoint à l'administration de rembourser les sommes prélevées.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant la déduction d'un trop-perçu de retraite de l'assiette de l'impôt sur le revenu et des contributions sociales. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur les impositions de l'année 2020, le lieu d'imposition étant situé à La Réunion, relevant ainsi de la compétence territoriale du tribunal administratif de Saint-Denis. Il a appliqué les articles R. 312-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales pour déterminer la juridiction compétente. Les demandes au titre des années 2021 et 2022 sont devenues sans objet suite à un dégrèvement prononcé par l'administration en cours d'instance.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des pénalités au titre de 2019. Le litige portait sur la remise en cause par l'administration fiscale d'une réduction d'impôt (article 199 undecies C du CGI) dont ils avaient bénéficié pour un investissement en Outre-mer via une SCI. Le tribunal a jugé que la SCI n'ayant pas investi les fonds dans l'acquisition d'un logement dans le délai légal de dix-huit mois, les conditions du dispositif n'étaient pas respectées et la reprise de l'avantage fiscal était justifiée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. C... visant l'annulation de l'autorisation de licenciement délivrée par l'inspectrice du travail. La juridiction a jugé que la procédure prévue par l'article L. 2421-1 du code du travail avait été respectée et que les faits reprochés au salarié, protégé en tant que membre du comité social et économique, étaient d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. Le tribunal a également considéré que la décision implicite de rejet du recours hiérarchique était devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants formulée par la société Prestig'Immo pour l'année 2023. La juridiction a estimé que la société ne démontrait pas que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, notamment en ne prouvant pas avoir tenté de le vendre ou de le louer au prix du marché en l'état. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et sur les réserves d'interprétation émises par le Conseil constitutionnel concernant cette taxe.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du refus de délivrance d'un titre de séjour pour "vie privée et familiale" fondé sur son état de santé (article L. 425-9 du CESEDA). Le juge a considéré que la décision expresse de refus du 21 avril 2023 se substituait à un refus implicite antérieur et que cette décision était régulière, étant correctement motivée et respectant la procédure, notamment par la consultation du collège médical de l'OFII. Le tribunal a estimé que l'administration avait légalement retenu, sur la base de l'avis médical, que le requérant pouvait bénéficier d'un traitement approprié contre son diabète dans son pays d'origine.
La société H&M B... & C... contestait devant le Tribunal Administratif de Lyon la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de 2021, suite à la cessation de son activité en mars 2021. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la déclaration de cessation d'activité (formulaire 1447-M-SD) déposée en décembre 2021 ne constituait pas une réclamation préalable obligatoire. La réclamation formelle, présentée en juin 2024, était donc hors délai, conformément aux articles R. 190-1 et R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de contribuables contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que l'administration fiscale a légalement refusé l'imputation sur leurs propres revenus fonciers des déficits fonciers subis par la mère décédée de l'un des requérants, héritier de ses parts dans une SCI. La décision s'appuie sur les articles 8 et 156 du code général des impôts, qui limitent l'imputation des déficits fonciers au contribuable qui les a personnellement subis.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que la décision, prise par une directrice adjointe agissant en vertu d'une délégation de signature régulière, était légalement motivée et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle du requérant exigé par l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés, le rejet définitif de sa demande d'asile privant l'intéressé d'un droit au séjour.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. La juridiction a estimé que la préfète du Rhône n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne de 1992, en constatant que le requérant ne justifiait pas du sérieux et de la progression de ses études. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen particulier de sa situation ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est régulier en la forme (signataire compétent, motivation suffisante) et que son contenu ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, qui n'apporte pas la preuve d'une insertion suffisante en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant angolais et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a en conséquence enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que l'obligation de quitter le territoire était insuffisamment motivée et méconnaissait les exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant. La juridiction a également jugé que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions de la préfète du Rhône refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant à une ressortissante algérienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus en ne démontrant pas concrètement l'absence de caractère réel et sérieux des études, ni en tenant compte de la situation personnelle de l'intéressée, notamment de sa réorientation. La décision s'appuie sur les stipulations du titre III de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, et l'interdiction de retour prononcés par la préfète de l'Ain. La juridiction a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions prévues par l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. Elle a également jugé que les décisions attaquées ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.