Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2404707(TA69-2404707)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour obtenir l’attribution d’un logement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable. La préfète du Rhône a indiqué avoir proposé un logement adapté à la requérante. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité Mme B à confirmer le maintien de ses conclusions, mais elle n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 14 novembre 2024, la première vice-présidente a donné acte du désistement de la requête, faute de confirmation expresse.
N° TA69-2406936(TA69-2406936)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, un ressortissant marocain, qui contestait les décisions du 1er juillet 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l'obligeait à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que la signataire des décisions bénéficiait d'une délégation de signature régulière et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que M. D ne justifiait pas d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que son mariage avec une ressortissante française ne lui conférait pas un droit au séjour de plein droit, compte tenu des difficultés conjugales et de l'absence de vie commune stable. En conséquence, la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les décisions attaquées ont été jugées légales, et les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA69-2410997(TA69-2410997)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait une injonction à la préfète du Rhône de réexaminer son dossier et de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l'article L. 911-1, inapplicable en l'espèce. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA69-2206979(TA69-2206979)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le département de l'Ardèche d'une demande d'indemnisation pour des désordres survenus dans la cuisine du collège de Jastres, imputés à la société CRG, titulaire du lot carrelage, qui a utilisé de l'acide chlorhydrique lors du nettoyage de chantier. Le tribunal a jugé que la responsabilité contractuelle de la société CRG était engagée, les dégradations étant établies et non contestées. Il a condamné la société à verser au département la somme de 123 150,43 euros en réparation des préjudices, correspondant au remplacement des équipements et aux travaux de reprise. Cette solution s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle dans le cadre des marchés publics, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application de textes spécifiques comme le code de la commande publique.
N° TA69-2406244(TA69-2406244)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Rhône le 7 novembre 2023, au plus tard le 1er janvier 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2301039(TA69-2301039)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait la décision du recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes du 12 décembre 2022, qui ne lui avait présenté aucune proposition d'admission en master de psychologie. Le tribunal a jugé que le recteur avait suffisamment justifié avoir accompli les diligences nécessaires en sollicitant un nombre suffisant d'établissements, et que la procédure de la commission prévue à l'article R. 612-36-3 du code de l'éducation avait été régulièrement suivie. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 612-6 et R. 612-36-3 du code de l'éducation ont été écartés.
N° TA69-2208802(TA69-2208802)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Seyssel d’une demande d’indemnisation pour des désordres affectant un mur de soutènement, engageant la responsabilité décennale des constructeurs. La commune sollicitait la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (architecte, maître d’œuvre, entreprises, bureau d’études géotechniques, contrôleur technique) à lui verser environ 298 000 euros TTC, sous déduction d’une provision déjà perçue. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les désordres n’étaient pas de nature décennale car ils n’affectaient pas la solidité de l’ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination. Les conclusions subsidiaires fondées sur la responsabilité contractuelle de droit commun ont également été écartées, faute de lien de causalité établi avec la société Sol Etude. La demande a été rejetée dans son intégralité, y compris les frais d’expertise et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2407598(TA69-2407598)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a fait droit à sa demande de frais irrépétibles en condamnant l’État à lui verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2407658(TA69-2407658)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger Mme B au plus tard le 1er janvier 2025, en exécution d’une décision de la commission de médiation du 21 novembre 2023 la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, l’absence du verso de la décision étant sans incidence sur la recevabilité du recours. Constatant qu’aucune offre de logement n’avait été adressée à la requérante dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du même code. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025.
N° TA69-2406565(TA69-2406565)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par le syndicat "Gestionnaires personnes handicapées et personnes âgées" d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du président de la métropole de Lyon de leur accorder la nouvelle bonification indiciaire. Par une ordonnance du 14 novembre 2024, le tribunal a constaté que cette requête constituait un doublon de plusieurs autres requêtes individuelles déjà enregistrées et toujours en cours d’instruction. En application des règles de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de cette requête du registre du greffe. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant sur la gestion procédurale des dossiers.
N° TA69-2410895(TA69-2410895)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, citoyen de l'Union européenne, contestant les arrêtés préfectoraux du 24 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit de circuler en tant que citoyen européen, et l'absence de menace réelle et actuelle pour l'ordre public. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles L. 251-1 et L. 252-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l'Union.
N° TA69-2410945(TA69-2410945)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B A, qui demandait le réexamen de sa demande d'échange de permis de conduire algérien contre un permis français. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a jugé la requête manifestement irrecevable. Il a estimé qu'il n'avait pas compétence pour adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code, et que la demande n'entrait pas dans le champ de l'article L. 911-1 du même code.
N° TA69-2410925(TA69-2410925)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant, en tant qu’assurée sociale, à la caisse primaire d’assurance maladie du Rhône. Le tribunal a constaté que les caisses primaires d’assurance maladie sont des organismes de droit privé et que leurs relations avec leurs usagers relèvent du droit privé. En conséquence, il a jugé que ce litige ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle de l’ordre judiciaire. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA69-2409679(TA69-2409679)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par une élève de terminale, représentée par sa mère, afin d'obtenir le remplacement d'un professeur absent et le rattrapage des heures perdues. Le tribunal a constaté que la demande de remplacement était devenue sans objet, un enseignant remplaçant ayant été affecté à compter du 10 octobre 2024. Concernant la demande de rattrapage des heures, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, une partie des heures ayant déjà été assurée et la requérante ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à son droit à l'instruction. La requête a donc été rejetée.
N° TA69-2410891(TA69-2410891)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait une décision de la préfète de l'Ain. Le juge a constaté que la requête ne contenait l'énoncé d'aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée par ordonnance du président de la 1ère chambre le 14 novembre 2024.
N° TA69-2408170(TA69-2408170)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’un délai de départ volontaire, la fixation du pays de renvoi et le refus de renouvellement de son attestation de demande d’asile. Le tribunal a relevé d’office la tardiveté du recours, la requête ayant été enregistrée le 12 août 2024, soit au-delà du délai de quinze jours suivant la notification des décisions le 4 juillet 2024, conformément aux articles L. 614-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 776-2 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation et celles relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
N° TA69-2411076(TA69-2411076)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante bosnienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur le constat que Mme B avait présenté sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier d'un motif légitime. La solution retenue confirme le refus des conditions matérielles d'accueil, appliquant les articles L. 551-15 et L. 531-27 du même code.
N° TA69-2407620(TA69-2407620)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant les décisions du 12 juillet 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l'obligeait à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur des actes et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la délégation de signature était régulière et que Mme C avait pu présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont notamment l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2310050(TA69-2310050)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de séjour temporaire, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser à Mme A la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2407189(TA69-2407189)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait les décisions du 11 juillet 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait des risques en cas de retour au Bangladesh, mais le tribunal écarte ce moyen, faute de preuves et au vu du rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. La solution s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.