Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410299(TA69-2410299)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 1 000 euros pour le préjudice subi en raison du retard de renouvellement de sa carte de transport Illico-mobilité, proposée par la SNCF. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que les rapports entre la SNCF et ses usagers relèvent du droit privé et que les litiges correspondants sont de la compétence des juridictions judiciaires.
N° TA69-2203096(TA69-2203096)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon d’une demande de condamnation in solidum de plusieurs constructeurs (architectes, bureaux d’études, contrôleur technique et carreleur) sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant les planchers du collège J. Perrin, rendant des salles de classe inutilisables et l’ouvrage impropre à sa destination. La juridiction a rejeté la requête, considérant que les désordres, bien que constituant un défaut de conception et d’exécution, n’étaient pas de nature décennale car ils ne compromettaient pas la solidité de l’ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination au sens des articles 1792 et suivants du code civil. En conséquence, les conclusions fondées sur la garantie décennale et subsidiairement sur le manquement au devoir de conseil ont été écartées, et les dépens ainsi que les frais d’instance ont été laissés à la charge de la Métropole de Lyon.
N° TA69-2406619(TA69-2406619)
Refus implicite de titre de séjour et d’attestation de dépôt. Tribunal administratif de Lyon. Non-lieu à statuer car la préfète a délivré une carte de résident et une autorisation provisoire de séjour après l’introduction du recours. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410601(TA69-2410601)
Requête de M. A B contre un arrêté de la préfète de l'Ain du 11 octobre 2024 le mettant en demeure de quitter un logement. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement irrecevable, car le requérant s'est contenté de transmettre l'arrêté sans exposer de conclusions ni de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2410759(TA69-2410759)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait une indemnité provisionnelle de 6 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le requérant estimait que l'État avait commis une illégalité fautive en rejetant implicitement sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le juge a considéré que M. A n'avait pas établi le caractère certain des troubles dans ses conditions d'existence, rendant ainsi la créance invoquée sérieusement contestable. En conséquence, la demande de provision et les frais de justice ont été rejetés.
N° TA69-2405365(TA69-2405365)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui demandait le relogement de sa famille suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 7 décembre 2021. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 31 mai 2024, était manifestement tardive, le délai de recours de quatre mois expirant le 10 octobre 2022. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 778-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2410997(TA69-2410997)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait une injonction à la préfète du Rhône de réexaminer son dossier et de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l'article L. 911-1, inapplicable en l'espèce. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA69-2409136(TA69-2409136)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme A B contestant un titre exécutoire émis pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Il a jugé que cette contestation, relative à une contravention au code de la route, relève de la compétence de la juridiction judiciaire et non de l’ordre administratif. La solution retenue est fondée sur les articles 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408412(TA69-2408412)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le non-versement de ses traitements par le rectorat de Lyon pour juillet et août 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens ni énoncé des conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue sans invitation à régulariser, faute de production dans le délai de recours.
N° TA69-2411266(TA69-2411266)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui demandait qu'il soit enjoint à l'administration de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née le 29 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que la requérante n'établit pas en quoi l'absence de décision expresse constituerait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2407362(TA69-2407362)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait l’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Belley à la société Vivialys Habitat Intermédiaire. En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, l’auteur d’un recours contre une décision d’urbanisme doit notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation dans un délai de quinze jours francs. Mme A n’a pas justifié de cette notification malgré une demande de régularisation, entraînant le rejet de sa requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2407658(TA69-2407658)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger Mme B au plus tard le 1er janvier 2025, en exécution d’une décision de la commission de médiation du 21 novembre 2023 la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, l’absence du verso de la décision étant sans incidence sur la recevabilité du recours. Constatant qu’aucune offre de logement n’avait été adressée à la requérante dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du même code. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025.
N° TA69-2411136(TA69-2411136)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un litige l’opposant, en tant qu’assuré social, à la CARPIMKO. Le juge a constaté que cette caisse de sécurité sociale est un organisme de droit privé et que ses relations avec ses usagers relèvent du droit privé. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, au profit de l’ordre judiciaire.
N° TA69-2207547(TA69-2207547)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le GAEC de Tamain d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Tuilière du 2 juin 2022 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un générateur photovoltaïque. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les co-gérants du GAEC avaient qualité pour agir en justice. Sur le fond, il a annulé l’arrêté contesté au motif que le maire avait illégalement retiré une décision tacite de non-opposition née le 3 juin 2022, sans respecter la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration. Cette décision s’appuie notamment sur les articles L. 323-1 du code rural, 1849 du code civil, et R. 423-39 du code de l’urbanisme.
N° TA69-2407504(TA69-2407504)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. La requérante s'était contentée de transmettre des pièces relatives à sa situation administrative, sans présenter de conclusions ni exposer de faits ou moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, le tribunal a fait application du 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA69-2206979(TA69-2206979)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le département de l'Ardèche d'une demande d'indemnisation pour des désordres survenus dans la cuisine du collège de Jastres, imputés à la société CRG, titulaire du lot carrelage, qui a utilisé de l'acide chlorhydrique lors du nettoyage de chantier. Le tribunal a jugé que la responsabilité contractuelle de la société CRG était engagée, les dégradations étant établies et non contestées. Il a condamné la société à verser au département la somme de 123 150,43 euros en réparation des préjudices, correspondant au remplacement des équipements et aux travaux de reprise. Cette solution s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle dans le cadre des marchés publics, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application de textes spécifiques comme le code de la commande publique.
N° TA69-2407190(TA69-2407190)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E, ressortissante gabonaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ain le 25 juin 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la requérante n'établissait pas avoir sollicité un titre sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la préfète n'était pas tenue de statuer sur une demande non formée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA69-2407248(TA69-2407248)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait les décisions du 9 juillet 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant les décisions régulières. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour de l'intéressée (moins de deux ans). Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même convention a été écarté comme inopérant, la requérante n'établissant pas de risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine.
N° TA69-2409725(TA69-2409725)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une lycéenne demandant le remplacement d'un professeur absent et le rattrapage des heures perdues. Le tribunal a constaté que la demande de remplacement était devenue sans objet, un enseignant ayant été affecté à compter du 10 octobre 2024. S'agissant de la demande de rattrapage, le juge a relevé que la condition d'urgence n'était pas établie, une partie des heures ayant déjà été assurée par un remplaçant. La requête a donc été rejetée.
N° TA69-2410367(TA69-2410367)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a en revanche rejeté la demande d'injonction d'enregistrement et de délivrance d'un récépissé, jugée prématurée. Enfin, l'État a été condamné à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.