Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 894/1852
N° TA69-2410446(TA69-2410446)
Demande d’expertise médicale rejetée par le juge des référés du Tribunal administratif de Lyon. Les requérants sollicitaient une nouvelle expertise sur la prise en charge de leur mère, décédée en mars 2021, estimant que le rapport initial de la CCI était incomplet sur l’information due au patient et sur d’éventuels manquements aux soins. Le juge a estimé que l’expertise précédente, contradictoire et circonstanciée, avait déjà traité ces points et que les éléments produits ne démontraient pas l’utilité d’une nouvelle mesure. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, faute de caractère utile.
N° TA69-2411044(TA69-2411044)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A D, ressortissant italien, contestant un arrêté du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an, ainsi qu'un arrêté de la préfète du Rhône l'assignant à résidence avec retrait de passeport. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance du droit d'être entendu et des droits de la défense, et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la décision d'éloignement était fondée sur la menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société que constituait le comportement du requérant, en application des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et les conclusions accessoires.
N° TA69-2411123(TA69-2411123)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction de cinq ans de suspension infligée à un joueur de football amateur par la commission régionale d’appel disciplinaire de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (préjudice d’agrément, mise à l’écart sociale) n’étant pas suffisamment justifiés ni d’une gravité immédiate. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d’instance.
N° TA69-2404027(TA69-2404027)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme A, ressortissante algérienne, contre les décisions du préfet de la Loire du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, en raison de ses attaches familiales en France (mariage avec un compatriote résident de longue durée et présence de leurs deux jeunes enfants). Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A.
N° TA69-2402197(TA69-2402197)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Saint-Cyr-sur-Menthon à la société GLC Construction pour la division d'un terrain en sept lots. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car ils n'ont pas démontré que le projet affecterait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leur bien. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA69-2207597(TA69-2207597)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B, ressortissante rwandaise, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. La décision attaquée, devenue explicite le 3 octobre 2024, est jugée suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Le tribunal écarte la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme B ne justifiant pas d'attaches familiales stables en France et ses proches résidant au Rwanda. Il estime également que le refus ne méconnaît pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni n'est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA69-2209534(TA69-2209534)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son époux et ses trois enfants. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles L. 434-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, considérant que les conditions de ressources et de logement n’étaient pas remplies et que l’administration avait procédé à un examen suffisant de la situation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2410712(TA69-2410712)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A B, ressortissant arménien, contestant un arrêté préfectoral du 19 octobre 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an et son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le défaut de base légale et la méconnaissance des droits fondamentaux, n’étaient pas fondés. Il a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement SIS, considérant qu’il ne s’agissait pas d’une décision distincte. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), notamment les articles L. 612-7 et L. 613-2, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2410691(TA69-2410691)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant libanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant ces conditions, au motif que M. A n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les éléments de vulnérabilité invoqués (hébergement précaire et troubles anxiodépressifs) n'étaient pas suffisamment établis pour justifier une dérogation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
N° TA69-2207387(TA69-2207387)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant le refus du maire de Lorette de lui délivrer un permis de construire pour une extension, une piscine et un local technique. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, estimant que celui-ci précisait les circonstances de fait justifiant le refus, conformément aux articles A. 424-1 et suivants du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA69-2409276(TA69-2409276)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La requête avait été déposée par voie postale par son avocat, alors que l'article R. 414-1 du code de justice administrative impose, à peine d'irrecevabilité, une saisine par voie électronique via l'application Télérecours pour les avocats inscrits. Malgré une demande de régularisation notifiée le 7 octobre 2024, l'avocat n'a pas respecté le délai de quinze jours imparti. La présidente de la 5ème chambre a donc prononcé le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2304572(TA69-2304572)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant la décision de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) ordonnant le reversement d'une avance de 4 800 euros. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 24 janvier 2022, qui retirait les aides pour défaut d'achèvement des travaux dans le délai de trois ans, était légale. Il s'est fondé sur les articles R. 321-18 et R. 321-19 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article 14 du règlement général de l'ANAH, qui prévoient le remboursement des avances en cas de non-respect des délais. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2407816(TA69-2407816)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté. S'agissant du refus de titre de séjour, il a jugé que M. D, entré avec un visa court séjour et scolarisé en classe de première, ne remplissait pas les conditions dérogatoires de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte "étudiant" sans visa long séjour. Par suite, les décisions subséquentes (OQTF, délai de départ, pays de destination) ont été maintenues.
N° TA69-2407792(TA69-2407792)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant kosovar, contestant l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé n'était pas suffisamment établie en France. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées, fondées sur les articles L. 435-1, L. 612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2407791(TA69-2407791)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A C épouse D, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA69-2205750(TA69-2205750)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de réduire partiellement le montant du reversement des subventions accordées en 2016 pour des travaux de rénovation. Le tribunal a jugé que la vente des logements en mai 2020, sans que l’acquéreur n’ait repris les engagements liés aux aides, constituait un manquement aux obligations prévues par les articles R. 321-20 et R. 321-21 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que par le règlement général de l’ANAH. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi le bien-fondé du reversement partiel des aides.
N° TA69-2409293(TA69-2409293)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions en annulation et injonction après avoir obtenu le titre sollicité. Par ordonnance du 12 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. A tendant à la condamnation de l’État aux frais de l’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA69-2405809(TA69-2405809)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une intégration sociale ou professionnelle suffisante en France. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention, estimant que les risques allégués en cas de retour en Turquie n'étaient pas établis. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2306288(TA69-2306288)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision du ministre de l'intérieur relative à la perte de points de son permis de conduire et à l'obligation de suivre un stage de sensibilisation. Le juge a estimé que la demande ne constituait pas un recours contentieux en excès de pouvoir, mais une simple démarche gracieuse visant à obtenir un délai supplémentaire pour effectuer le stage. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA69-2308182(TA69-2308182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société ERM automatismes industriels, qui contestait la réfaction de prix et les pénalités de retard appliquées par l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne dans le cadre d’un marché de fourniture d’une découpeuse laser. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l’article 25.3 du CCAG des marchés publics de fournitures courantes et de services avait été respectée, la société ayant été mise à même de présenter ses observations avant la décision de réfaction. Il a également estimé que le montant de la réfaction, fixé à 10 662,29 euros, n’était pas disproportionné au regard de la différence de prix entre le modèle prévu et le modèle livré (3 000 euros HT) et de la perte de fonctionnalités. Enfin, le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux pénalités de retard, sans les examiner au fond, la société n’ayant pas démontré que le retard ne lui était pas imputable.