Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 897/1852
N° TA69-2304853(TA69-2304853)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Qualité Construction, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. Le tribunal a d'abord constaté l'irrecevabilité des conclusions relatives à la majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses, celle-ci ayant fait l'objet d'un dégrèvement avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a jugé que la proposition de rectification du 17 juin 2019 était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en exposant clairement le caractère fictif des prestations de sous-traitance. La demande de la société a donc été rejetée, y compris celle relative aux frais d'instance.
N° TA69-2409078(TA69-2409078)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète de l'Ardèche suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait ni erreur de droit ni défaut d'examen particulier, et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'OQTF et de la fixation du pays de destination, en application des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2302436(TA69-2302436)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les demandes indemnitaires de la société ICS, qui contestait la résiliation de son marché d'ordonnancement, de pilotage et de coordination (OPC) pour la construction de la Maison de la Métropole et des solidarités de Lyon 8. Le tribunal a jugé que la résiliation pour motif d'intérêt général était justifiée par d'importantes difficultés relationnelles entre le représentant de la société et la maîtrise d'œuvre, compromettant le bon déroulement du chantier, et n'était donc pas fautive. En conséquence, les demandes d'indemnisation pour préjudice moral et d'image, ainsi que pour prestations supplémentaires et autres préjudices, ont été rejetées. La décision s'appuie sur les règles générales applicables aux contrats administratifs et le code de la commande publique.
N° TA69-2410738(TA69-2410738)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus de séjour opposé à une ressortissante béninoise par la préfète du Rhône. La requérante, étudiante, invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la convention franco-béninoise de 1992. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410745(TA69-2410745)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A B, contestant une décision du 30 août 2024 de la ministre du travail autorisant son licenciement pour inaptitude. La requête enregistrée le 25 octobre 2024 sous le n° 2410745 a été identifiée comme un doublon d’une précédente requête (n° 2409940) déposée le 23 septembre 2024, dans laquelle l’instruction se poursuit. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de cette seconde requête du registre du greffe, sans se prononcer sur le fond. Cette décision est fondée sur la gestion des doublons de procédure, sans application de textes spécifiques au licenciement pour inaptitude.
N° TA69-2403913(TA69-2403913)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le Centre hospitalier Le Vinatier pour le remboursement de 5 879,12 euros d’allocations d’études. En cours d’instance, l’hôpital a retiré la décision contestée et abandonné la poursuite du remboursement. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA69-2410481(TA69-2410481)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, candidat évincé, qui contestait la procédure de passation d’une concession d’occupation du domaine public pour la gérance d’un pôle multi-saisons. Le juge des référés a retenu que la convention en litige, portant sur une occupation domaniale, ne relevait pas des règles de la commande publique, rendant irrecevable le recours fondé sur l’article L. 551-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA69-2409080(TA69-2409080)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme D, ressortissants tunisiens, contre les décisions du préfet de la Loire du 12 août 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur manifeste d’appréciation sur la notion de menace à l’ordre public et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que la présence des intéressés constituait une menace pour l’ordre public, sans méconnaître leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Cette solution s’appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2407058(TA69-2407058)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire", l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté préfectoral suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, le tribunal considérant que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2403406(TA69-2403406)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, était saisi par la SCI Blanc-Faure d'une contestation des actes de poursuite relatifs au recouvrement de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2002 à 2018. La société soutenait notamment l'absence de titre exécutoire valable et la prescription de l'action en recouvrement pour les années 2002 à 2015. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que la contestation de la prescription était irrecevable pour avoir été soulevée tardivement, après la notification du premier acte de poursuite (mise en demeure du 23 février 2015), conformément à l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondé sur les règles de forclusion prévues par le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA69-2409293(TA69-2409293)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions en annulation et injonction après avoir obtenu le titre sollicité. Par ordonnance du 12 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. A tendant à la condamnation de l’État aux frais de l’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA69-2409276(TA69-2409276)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La requête avait été déposée par voie postale par son avocat, alors que l'article R. 414-1 du code de justice administrative impose, à peine d'irrecevabilité, une saisine par voie électronique via l'application Télérecours pour les avocats inscrits. Malgré une demande de régularisation notifiée le 7 octobre 2024, l'avocat n'a pas respecté le délai de quinze jours imparti. La présidente de la 5ème chambre a donc prononcé le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2409253(TA69-2409253)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui sollicitait des conseils juridiques et une intervention concernant le remboursement d’une aide financière de 12 000 euros attribuée à une association par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. La juridiction a estimé que la demande, qui ne contestait aucune décision administrative et se bornait à exposer une situation personnelle, était manifestement irrecevable. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent la contestation d’une décision préalable et interdisent au tribunal de délivrer des conseils juridiques.
N° TA69-2409886(TA69-2409886)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’une requête relative à son admission en Master 1 IMST à l’Université Claude Bernard - Lyon 1 pour l’année 2024-2025. Le juge a constaté que la requête, bien qu’accompagnée de documents, ne contenait pas l’exposé des faits, moyens et conclusions exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA69-2409885(TA69-2409885)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Mme B contestait une mise en demeure de payer un indu d'allocation de logement sociale émise par la CAF du Rhône. Le juge rappelle que la décision de récupération d'indu, qui fait grief, doit être contestée dans un délai de deux mois, après un recours administratif préalable obligatoire. En l'espèce, la requête, dirigée contre la seule mise en demeure et non contre la décision initiale d'indu, est tardive et irrecevable, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA69-2404586(TA69-2404586)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d'une demande de décharge de la taxe sur les locaux vacants pour l'année 2023. En l'absence de réponse de la requérante à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un désistement d'office. Par ordonnance du 8 novembre 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA69-2303120(TA69-2303120)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné la métropole de Lyon à indemniser M. A, ancien peintre applicateur de signalisation horizontale, pour le préjudice d’anxiété et les troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition professionnelle à l’amiante. La juridiction a retenu la responsabilité de l’employeur pour faute, en raison du manquement à son obligation de sécurité, dès lors qu’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger et n’a pas fourni les protections nécessaires. Cette solution s’appuie sur le décret n°77-949 du 17 août 1977 relatif aux mesures d’hygiène contre les poussières d’amiante.
N° TA69-2303222(TA69-2303222)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, agent des Hospices Civils de Lyon (HCL), d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de l’illégalité de la décision du 28 septembre 2021 le plaçant en disponibilité d’office, annulée par un jugement du 8 décembre 2022. Le tribunal a reconnu la responsabilité pour faute des HCL du fait de cette illégalité. Il a condamné les HCL à verser à M. A une somme de 29 202 euros en réparation de son préjudice financier (perte de traitement et primes), assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. En revanche, il a rejeté les demandes d’indemnisation pour troubles dans les conditions d’existence et préjudice moral, faute de lien établi avec la décision illégale. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les textes relatifs à la fonction publique hospitalière.
N° TA69-2401955(TA69-2401955)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par ordonnance du 8 novembre 2024, a constaté le désistement d'office de M. B dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre des décisions de saisies administratives à tiers détenteur et une mise en demeure de payer. Le juge a appliqué l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qui prévoit qu'à défaut de confirmation du maintien de la requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet d'une demande de suspension, le requérant est réputé s'être désisté. M. B n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans ce délai, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA69-2410818(TA69-2410818)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 22 octobre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. B, ressortissant rwandais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation en estimant que M. B avait présenté sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime, sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil à compter de l'enregistrement de la demande d'asile.