Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2304574(TA69-2304574)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, policier municipal, qui demandait l'annulation du refus du maire de Rive-de-Gier de lui accorder la protection fonctionnelle. M. B estimait être victime de propos diffamants et de dénonciations calomnieuses de la part de collègues, consignés dans son dossier dans le cadre d'une procédure disciplinaire. Le tribunal a jugé que ces écrits, relatant des faits précis et non contestés dans leur matérialité, ne présentaient pas un caractère diffamatoire ou calomnieux, faute de volonté de nuire ou d'inexactitude délibérée. En conséquence, la condition d'atteinte prévue à l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique n'étant pas remplie, le refus de protection a été validé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410758(TA69-2410758)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du 25 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert vers l'Espagne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410735(TA69-2410735)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme G, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du 22 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait sa vulnérabilité et son état de grossesse à risques pour demander l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et à l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la communication des pièces par la préfète avait respecté le contradictoire et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2406828(TA69-2406828)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait une contrainte de 439 euros émise par la CAF du Rhône pour un indu d'allocation de logement sociale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du greffe, M. B n'a pas fourni une copie signée de sa requête dans le délai imparti. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2307993(TA69-2307993)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 25 juillet 2023 par laquelle le service instructeur du ministère de l'intérieur avait clôturé la demande d'autorisation de travail de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en se fondant sur la péremption du visa de long séjour de l'intéressé, alors que ce dernier avait engagé une procédure de renouvellement de son titre de séjour et disposait d'un rendez-vous en préfecture. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 411-1, L. 411-3, L. 414-10 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407411(TA69-2407411)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de suspension de son permis de conduire et en demandait la restitution. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, l'acte attaqué comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410650(TA69-2410650)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, les seuls arguments du requérant (maîtrise du français, inscription dans un club de football, absence de liens en Espagne) ne justifiant pas une dérogation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, incluant la demande d'annulation et les conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2304448(TA69-2304448)

Le Tribunal administratif de Lyon a donné acte du désistement de Mme C épouse B de ses conclusions en annulation, injonction et astreinte, après que la préfète du Rhône lui a délivré un certificat de résident algérien portant la mention "vie privée et familiale" le 25 septembre 2024. La requérante maintenait uniquement sa demande de frais irrépétibles. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le litige principal était devenu sans objet. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme C épouse B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2411040(TA69-2411040)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme B, représentante légale de son enfant mineur, pour obtenir le remplacement d’un professeur absent depuis plus de quinze jours au lycée international de Ferney-Voltaire et le rattrapage des heures perdues, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 8 novembre 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. L’ordonnance prononce donc un non-lieu à statuer sur la demande, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406125(TA69-2406125)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète du Rhône le 20 juin 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'apporter des éléments suffisants sur la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA69-2404049(TA69-2404049)

Le Tribunal administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait son imposition sur le revenu au titre des années 2020 à 2022 et demandait la reconnaissance d'un déficit foncier reportable. L'administration fiscale avait partiellement accordé un dégrèvement de 7 785 euros. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2307966(TA69-2307966)

préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2409125(TA69-2409125)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 20 février 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les dispositions des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2410419(TA69-2410419)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’annulation de deux arrêtés du maire de L’Abergement-Clémenciat du 15 avril 2024 s’opposant à ses déclarations préalables. Le juge a constaté que M. B avait déjà introduit un premier recours contre ces mêmes décisions, enregistré le 13 août 2024 et rejeté le 3 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le second recours, enregistré le 16 octobre 2024, était tardif, même en l’absence de mention des voies et délais de recours dans la notification initiale. Les conclusions à fin d’injonction ont été rejetées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2308271(TA69-2308271)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme C, épouse A, ressortissante algérienne. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, la requérante ayant vainement demandé la communication des motifs dans le délai légal. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2308272(TA69-2308272)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2308346(TA69-2308346)

Le Tribunal administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant albanais. Le tribunal retient que cette décision est illégale pour défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus à la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution est fondée sur le droit à une décision motivée pour les mesures de police, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2300456(TA69-2300456)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, épouse A, de nationalité algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le tribunal a d'abord précisé que la décision expresse de refus du 5 juin 2024 s'était substituée à la décision implicite antérieure. Il a ensuite écarté les moyens soulevés, jugeant la décision signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Enfin, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2310829(TA69-2310829)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant bosnien, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet, et que l'absence de communication des motifs de cette décision dans le mois suivant la demande de l'intéressé, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, entraîne son illégalité. En l'espèce, M. C ayant sollicité en vain la communication des motifs, la décision implicite de refus est entachée d'illégalité. Par conséquent, le tribunal annule cette décision et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2310833(TA69-2310833)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante angolaise. La décision est illégale car le préfet n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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