Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2307966(TA69-2307966)
préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2411051(TA69-2411051)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'attestations de prolongation d'instruction régulièrement renouvelées lui maintenant ses droits, et que l'absence de décision expresse ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été jugées irrecevables, car n'entrant pas dans l'office du juge des référés. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2411054(TA69-2411054)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la naissance d'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour rendait non manifestement illégale l'absence d'attestation. Il a également jugé irrecevables les conclusions tendant à la délivrance d'un titre de séjour, car excédant le caractère provisoire des mesures de référé, et celles indemnitaires, qui ne relèvent pas de sa compétence. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2410423(TA69-2410423)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui demandait le réexamen de sa situation. Le juge a rappelé qu'en dehors des cas prévus par la loi, il n'appartient pas au tribunal d'adresser des injonctions à l'administration. La demande n'entrant pas dans le champ de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, elle a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du même code.
N° TA69-2410645(TA69-2410645)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 août 2024 par laquelle la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Est a refusé de titulariser M. B, gardien de la paix stagiaire, et a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire, vice de procédure, inexactitude matérielle des faits, harcèlement et discrimination, sanction déguisée) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2206479(TA69-2206479)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le permis de construire délivré par le maire de Saint-Michel-de-Chabrillanoux à M. et Mme C pour le changement de destination d'une grange en habitation. La juridiction a examiné les moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 111-2, R. 111-5 et R. 111-25 du code de l'urbanisme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté municipal et de la décision préfectorale de rejet du recours hiérarchique.
N° TA69-2409706(TA69-2409706)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 5 mars 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code.
N° TA69-2408933(TA69-2408933)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de Mme B dans un centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 1er décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance de son caractère prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 23 juillet 2024, sans qu’aucune offre ne lui ait été faite dans le délai légal de six semaines. Le juge a assorti cette injonction d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2407786(TA69-2407786)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par M. A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que l'injonction de logement prononcée le 16 avril 2024 n'avait pas été exécutée par la préfète du Rhône. Pour assurer l'exécution de cette décision, le tribunal a assorti l'injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024. Cette astreinte devra être versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement jusqu'à la liquidation définitive.
N° TA69-2409815(TA69-2409815)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme A B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 9 janvier 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2410424(TA69-2410424)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait le réexamen de sa demande d'échange de permis de conduire kosovar contre un permis français. La juridiction a estimé que cette demande, qui tendait à obtenir une injonction adressée à l'administration, était manifestement irrecevable. En effet, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, le tribunal n'a pas le pouvoir d'adresser de telles injonctions. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404592(TA69-2404592)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant nigérian. La décision a été jugée illégale pour défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. B et de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois, sous astreinte.
N° TA69-2400772(TA69-2400772)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre) annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante comorienne. Le tribunal retient que le refus de titre de séjour est une mesure de police devant être motivée et que Mme A avait demandé la communication des motifs de la décision implicite dans les délais. En l'absence de réponse du préfet dans le mois suivant cette demande, la décision implicite est illégale pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2311145(TA69-2311145)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Sedial (anciennement SCI Saint Michel) qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Villefranche-sur-Saône du 8 novembre 2023 lui refusant un permis de construire pour 61 logements. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la requérante, jugeant que la délibération du 23 mai 2020 autorisant le maire à défendre la commune était exécutoire. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles U 7 et U 11 du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, mais les a rejetés comme non fondés, confirmant ainsi la légalité du refus de permis de construire.
N° TA69-2310830(TA69-2310830)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme D, ressortissante bosnienne, contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, a annulé cette décision. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de sa résidence prolongée en France. Le tribunal a retenu que la préfète n’avait pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en violation de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ce qui entachait la décision d’illégalité. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.
N° TA69-2310266(TA69-2310266)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante arménienne. La solution retenue est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de Mme C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente.
N° TA69-2309709(TA69-2309709)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, a annulé cette décision. Le tribunal a relevé que l’administration n’avait pas communiqué les motifs de son refus à l’intéressé, qui en avait fait la demande, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette illégalité a été constatée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés, fondés sur l’accord franco-algérien et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2309186(TA69-2309186)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante kosovare. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA69-2308348(TA69-2308348)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant albanais. La juridiction a relevé que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite à l'intéressé, qui en avait fait la demande dans les délais, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication a entaché la décision d'illégalité pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA69-2308347(TA69-2308347)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante albanaise. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus à l'intéressée, malgré sa demande, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.