Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410424(TA69-2410424)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait le réexamen de sa demande d'échange de permis de conduire kosovar contre un permis français. La juridiction a estimé que cette demande, qui tendait à obtenir une injonction adressée à l'administration, était manifestement irrecevable. En effet, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, le tribunal n'a pas le pouvoir d'adresser de telles injonctions. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410766(TA69-2410766)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Smart Access, qui demandait une provision de 27 769,92 euros pour des prestations d'ouverture de portes réalisées dans le cadre d'opérations de police judiciaire. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que cette demande relevait de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, car elle concerne le fonctionnement du service public de la justice judiciaire. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et la demande de frais au titre de l'article L. 761-1 a également été rejetée.
N° TA69-2410419(TA69-2410419)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’annulation de deux arrêtés du maire de L’Abergement-Clémenciat du 15 avril 2024 s’opposant à ses déclarations préalables. Le juge a constaté que M. B avait déjà introduit un premier recours contre ces mêmes décisions, enregistré le 13 août 2024 et rejeté le 3 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le second recours, enregistré le 16 octobre 2024, était tardif, même en l’absence de mention des voies et délais de recours dans la notification initiale. Les conclusions à fin d’injonction ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA69-2409126(TA69-2409126)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A dans un centre d’hébergement d’urgence avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 40 euros par jour de retard. Cette décision fait suite à la reconnaissance de M. A comme prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône le 2 juillet 2024, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines. Le juge s’est fondé sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation pour ordonner cette injonction et fixer l’astreinte.
N° TA69-2409125(TA69-2409125)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 20 février 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les dispositions des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2410479(TA69-2410479)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 14 mars 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le délai de recours de quatre mois, prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, expirait le 15 janvier 2024, alors que la requête n'a été enregistrée que le 18 octobre 2024. La décision de la commission de médiation mentionnait pourtant clairement les voies et délais de recours.
N° TA69-2409706(TA69-2409706)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 5 mars 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code.
N° TA69-2408725(TA69-2408725)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte, par ordonnance du 7 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. A B. Ce dernier avait initialement demandé l'annulation pour excès de pouvoir d'un arrêté ministériel du 18 juin 2024 refusant de reconnaître l'état de catastrophe naturelle pour la commune de Genay. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond du litige. Cette ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409111(TA69-2409111)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. A B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 23 janvier 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Constatant qu’aucune offre de logement n’avait été adressée au requérant malgré l’expiration du délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du même code, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2409413(TA69-2409413)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne à la préfète du Rhône de reloger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 7 novembre 2023, au plus tard le 1er janvier 2025. La requérante n'ayant reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code, le juge écarte la fin de non-recevoir soulevée par la préfète et fait droit à la demande. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2405132(TA69-2405132)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre le refus de titre de séjour et l'invitation à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le requérant avait abandonné ses conclusions contre l'invitation à quitter le territoire, régularisant ainsi la procédure. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ni l'accord franco-tunisien. La requête a été rejetée.
N° TA69-2309745(TA69-2309745)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l’entretien et à l’éducation de ses enfants, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA69-2407070(TA69-2407070)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi de recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 24 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que les requérantes, Mme C et Mme D, avaient obtenu la reconnaissance de la qualité de réfugié par la Cour nationale du droit d'asile le 2 octobre 2024. En raison du caractère recognitif de cette qualité, le tribunal a relevé d'office que le préfet aurait dû abroger les arrêtés contestés en application de l'article L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions attaquées sont privées de base légale. La solution retenue est l'annulation des arrêtés préfectoraux.
N° TA69-2409147(TA69-2409147)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er décembre 2024. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 11 juin 2024, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2410320(TA69-2410320)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI de Meginand. Celle-ci demandait la suspension de la décision de préemption du maire de Saint-Martin-en-Haut portant sur un bien immobilier. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société requérante ne justifiait pas d'un état d'avancement suffisant de son projet commercial, et que l'intérêt public s'attachant au projet communal d'extension de la maison de santé devait être pris en compte. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut d'intérêt général) n'a été examiné au fond, la condition d'urgence faisant défaut.
N° TA69-2409192(TA69-2409192)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 16 janvier 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Cette décision est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constatant qu’aucune offre de logement n’a été adressée au requérant dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du même code. L’injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2307338(TA69-2307338)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A, ressortissant kosovar. Le tribunal retient que l’administration n’a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ce qui entache la décision d’illégalité. En conséquence, il enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer sans délai un récépissé l’autorisant à travailler.
N° TA69-2406012(TA69-2406012)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 1er juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, jugeant que la préfète avait bien examiné la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les articles L. 661-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2306313(TA69-2306313)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre) annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant arménien. Le tribunal constate que le préfet n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le mois suivant la demande de l'intéressé, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration pour les décisions devant être motivées (article L. 211-2). En conséquence, la décision implicite est entachée d'illégalité pour défaut de motivation. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois.
N° TA69-2408936(TA69-2408936)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er décembre 2024. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 9 avril 2024, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.