Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2408936(TA69-2408936)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er décembre 2024. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 9 avril 2024, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2408938(TA69-2408938)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 14 novembre 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adapté (T4) n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné son relogement au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2308936(TA69-2308936)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme B, épouse C, ressortissante algérienne. Le tribunal retient que la requérante, en tant que conjointe d'un citoyen de l'Union européenne exerçant une activité professionnelle, bénéficie d'un droit au séjour sur le fondement des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution est fondée sur la méconnaissance de ces dispositions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA69-2308937(TA69-2308937)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne. La requérante, fille d’un ressortissant suédois exerçant une activité professionnelle, bénéficie d’un droit au séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. Le tribunal retient une méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2310829(TA69-2310829)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant bosnien, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet, et que l'absence de communication des motifs de cette décision dans le mois suivant la demande de l'intéressé, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, entraîne son illégalité. En l'espèce, M. C ayant sollicité en vain la communication des motifs, la décision implicite de refus est entachée d'illégalité. Par conséquent, le tribunal annule cette décision et enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2310833(TA69-2310833)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante angolaise. La décision est illégale car le préfet n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2404526(TA69-2404526)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à une ressortissante tunisienne par le préfet de la Loire. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête en annulation de Mme A. Il estime que la décision de refus de séjour ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination sont légales.
N° TA69-2410479(TA69-2410479)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 14 mars 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le délai de recours de quatre mois, prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, expirait le 15 janvier 2024, alors que la requête n'a été enregistrée que le 18 octobre 2024. La décision de la commission de médiation mentionnait pourtant clairement les voies et délais de recours.
N° TA69-2300340(TA69-2300340)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, épouse C, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite de délivrance d’un certificat de résidence. Le tribunal a constaté que ce refus implicite avait été remplacé par une décision expresse de la préfète du Rhône en date du 10 septembre 2024, vers laquelle les conclusions d’annulation étaient désormais dirigées. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision se fonde sur les textes précités ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2409942(TA69-2409942)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit des éléments suffisants sur sa situation personnelle, familiale ou professionnelle, et alors que sa dernière démarche était récente. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2406012(TA69-2406012)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 1er juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, jugeant que la préfète avait bien examiné la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les articles L. 661-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2407070(TA69-2407070)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi de recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 24 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que les requérantes, Mme C et Mme D, avaient obtenu la reconnaissance de la qualité de réfugié par la Cour nationale du droit d'asile le 2 octobre 2024. En raison du caractère recognitif de cette qualité, le tribunal a relevé d'office que le préfet aurait dû abroger les arrêtés contestés en application de l'article L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions attaquées sont privées de base légale. La solution retenue est l'annulation des arrêtés préfectoraux.
N° TA69-2409706(TA69-2409706)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 5 mars 2024, au plus tard le 1er janvier 2025. Cette injonction, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du même code.
N° TA69-2409815(TA69-2409815)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme A B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 9 janvier 2024, au plus tard le 1er décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2405425(TA69-2405425)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du 2 juin 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait la scolarisation de son fils pour contester ces mesures. Le tribunal a jugé que ce seul élément, compte tenu de la courte durée de séjour irrégulier en France (environ un an et demi), ne suffisait pas à établir l'illégalité des décisions. La solution a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2410948(TA69-2410948)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B D, alias A G, contestant la décision du 2 novembre 2024 fixant le pays de destination de son éloignement, exécutant une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et de procédure contradictoire, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de risques de persécutions en Mauritanie. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les craintes de l'intéressé n'étaient pas établies, d'autant qu'il n'avait jamais sollicité l'asile en France et avait présenté des demandes dilatoires dans d'autres États européens. La solution s'appuie sur les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la CESDH.
N° TA69-2410855(TA69-2410855)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que cette décision affectait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation personnelle. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA69-2307318(TA69-2307318)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation de son titre de pension et l’attribution d’une majoration de durée d’assurance pour avoir élevé un enfant handicapé à 80 %. En cours d’instance, le ministre de l’économie a fait droit à sa demande en modifiant le titre de pension par un arrêté du 6 mai 2024, accordant la majoration sollicitée. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examiner le bien-fondé de la demande au regard de l’article L. 12 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite.
N° TA69-2405680(TA69-2405680)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de la Savoie du 9 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux stables en France. En conséquence, les autres décisions fondées sur cette obligation ont été validées, et l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA69-2411016(TA69-2411016)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par la commune d’Aubenas sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné une expertise du bâtiment situé 16 avenue Victor Hugo, propriété de la société LTI, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de dégâts des eaux. L’expert désigné devra examiner l’immeuble, dresser un constat de son état, se prononcer sur l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures de nature à y remédier. La mission de l’expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, et le rapport devra être déposé au plus tard le 24 novembre 2024.