Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407166(TA69-2407166)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 juillet 2024 obligeant M. A, ressortissant congolais, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait en considérant l'intéressé comme célibataire et sans enfant, alors qu'il était marié à une Française depuis mars 2024 et que son épouse était enceinte. Cette erreur a entaché la décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. A, en violation des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par voie de conséquence, les décisions fixant le délai de départ, le pays de destination et l'interdiction de retour ont également été annulées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407868(TA69-2407868)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant polonais, contestant l’arrêté préfectoral du 27 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d’une activité professionnelle stable ni de chances réelles d’emploi au sens des articles L. 233-1 et R. 233-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il ne démontrait pas non plus disposer de ressources suffisantes pour séjourner plus de trois mois. La décision a donc été confirmée, et les conclusions accessoires (injonction, frais) ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406208(TA69-2406208)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 6 juin 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle. Il a jugé que le refus de titre de séjour n’était pas entaché d’un vice de procédure et ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2405622(TA69-2405622)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 9 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La préfète de l'Ain a soulevé une fin de non-recevoir, arguant que la transmission de la seule notification de l'arrêté ne constituait pas une requête recevable au sens des articles R. 411-1 et R. 776-5 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, considérant que M. C avait manifesté son intention de contester la décision. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, jugeant que la décision d'éloignement était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2405584(TA69-2405584)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. A, ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français prise le 16 mai 2024 par la préfète du Rhône, a constaté que la Cour nationale du droit d’asile avait, le 1er octobre 2024, reconnu à l’intéressé la qualité de réfugié. En application des articles L. 611-1 et L. 613-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cette reconnaissance prive de base légale la mesure d’éloignement. Par conséquent, le tribunal annule la décision attaquée et enjoint à la préfète de délivrer à M. A une carte de résident.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2405174(TA69-2405174)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a annulé les décisions de la préfète du Rhône refusant d'accorder un rendez-vous à M. et Mme D pour le dépôt de leur demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par l'existence de précédentes mesures d'éloignement, était entaché d'une erreur de droit et d'un défaut d'examen réel et sérieux de leur situation personnelle et familiale, en méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de leur fixer un rendez-vous et de leur délivrer un récépissé les autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408636(TA69-2408636)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus de remise de dette d'aide personnelle au logement (1 320 euros). Les requérants, bien qu'invités à régulariser leur demande, n'ont fourni aucune pièce justifiant leur situation de précarité, se bornant à invoquer leur bonne foi. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a jugé les moyens manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2408545(TA69-2408545)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire le 31 janvier 2024. Le tribunal a d'abord écarté les moyens de procédure, jugeant que les décisions étaient signées par une autorité compétente et suffisamment motivées. Sur le fond, il a estimé que M. D ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6, 1° de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence "vie privée et familiale". En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404773(TA69-2404773)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur la base des articles L. 421-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404761(TA69-2404761)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante béninoise, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 16 avril 2024. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que le signataire bénéficiait d'une délégation régulière et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-béninois du 28 novembre 2007.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementINJONCTION

TA69-2408580(TA69-2408580)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution du jugement n° 2204978 du 15 décembre 2023, qui lui avait reconnu un droit au séjour. La préfète du Rhône ayant délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle le 30 juillet 2024, Mme B s’est désistée de sa demande principale. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande de Mme B tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de l’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404749(TA69-2404749)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que les décisions ne méconnaissaient ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. B de justifier d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404747(TA69-2404747)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 9 avril 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la récence de son séjour en France et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409869(TA69-2409869)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de perspectives professionnelles concrètes et de la saisine prochaine de la commission du titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, dont la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2404745(TA69-2404745)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes prises par la préfète de l'Ardèche. Le tribunal a estimé que la reconnaissance de paternité effectuée alors que Mme A était mineure ne permettait pas d'établir un lien de filiation juridiquement certain avec son père français, en raison de l'absence de possession d'état et de l'absence de preuve d'une communauté de vie. Par conséquent, la question de nationalité ne présentait pas de difficulté sérieuse justifiant un sursis à statuer, et les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2409363(TA69-2409363)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 28 mars 2023 la reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de quatre mois prévu par l’article R. 778-2 du code de justice administrative, alors que la décision de la commission mentionnait clairement les voies et délais de recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné le rejet de la requête, tout en rappelant à Mme B la possibilité de déposer une nouvelle demande auprès de la commission de médiation.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2408697(TA69-2408697)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 7 novembre 2023, au plus tard le 1er décembre 2024. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite dans le délai de six mois prévu à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du même code. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2409076(TA69-2409076)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’une demande indemnitaire pour des faits de maltraitance qu’il aurait subis de la part d’un surveillant pénitentiaire le 16 février 2023, alors qu’il était incarcéré au centre de détention de Joux-la-Ville (Yonne). En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le lieu du fait générateur du dommage se situe dans le ressort du tribunal administratif de Dijon. Par conséquent, il a ordonné, par une ordonnance du 5 novembre 2024, la transmission du dossier à cette juridiction, compétente territorialement pour en connaître.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2410289(TA69-2410289)

Suspension du permis de conduire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la demande de suspension. Application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408099(TA69-2408099)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de ne lui accorder qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnelle au logement. La requérante n'a pas donné suite à une demande de régularisation l'invitant à préciser ses moyens et à justifier de sa situation de précarité et de sa bonne foi, comme l'exige l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. En l'absence d'éléments suffisants pour apprécier le bien-fondé de sa demande, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement non assortie de précisions utiles.

Résumé IA