Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2402863(TA69-2402863)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 30 janvier 2024, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois. La solution retenue ordonne le relogement avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 300 euros par mois de retard, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2403031(TA69-2403031)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de Mme B dans un centre d’hébergement d’urgence avant le 1er décembre 2024, en exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du 5 décembre 2023. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, la requérante n’ayant reçu aucune offre d’hébergement dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2403113(TA69-2403113)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 22 août 2023, avant le 1er décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'absence d'offre de logement adaptée dans les délais légaux.
N° TA69-2410642(TA69-2410642)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la décision et une méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2403229(TA69-2403229)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus partiel de remise de sa dette d'aide personnelle au logement. La requérante, invitée à régulariser son recours, n'a pas fourni d'argumentation ni de pièces suffisantes sur sa situation de précarité et sa bonne foi, se bornant à une simple affirmation. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le juge a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La demande a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA69-2403232(TA69-2403232)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF du Rhône de lui accorder une remise de dette d’allocations logement (2 692,30 €). La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation précaire, mais n’a pas fourni de pièces justificatives malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision s’inscrit dans le cadre du contentieux social, où le juge apprécie la remise gracieuse au regard de la précarité et de la bonne foi, conformément à l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA69-2400126(TA69-2400126)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé à M. B, ressortissant congolais, son maintien provisoire sur le territoire avec assignation à résidence. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la préfète n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2311152(TA69-2311152)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision de refus ne méconnaît pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que la préfète n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour et que les risques invoqués en cas de retour au Nigeria n'étaient pas établis. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de Mme B.
N° TA69-2308758(TA69-2308758)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. B pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction rappelle que l'administration ne peut refuser un tel rendez-vous qu'en cas de demande abusive ou dilatoire, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La décision est fondée sur les principes généraux régissant le droit des étrangers à voir leur situation examinée dans un délai raisonnable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA69-2308711(TA69-2308711)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Loire de renouveler son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la requérante, titulaire d'un titre de séjour délivré à Mayotte, ne pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour dans un autre département sans avoir obtenu au préalable l'autorisation spéciale prévue à l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 441-8 du même code.
N° TA69-2403081(TA69-2403081)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant guinéen entré en France à 14 ans. Le tribunal estime que la préfète a fait une inexacte application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A, confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses 16 ans, justifiait du caractère réel et sérieux de sa formation et de son insertion. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA69-2308523(TA69-2308523)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 6 octobre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante, ressortissante nigériane, contestait le motif du refus fondé sur une demande d'asile présentée plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France. Le tribunal retient une erreur de fait, les pièces produites (passeport, visas, billets d'avion) établissant une entrée en France en février 2022, soit moins d'un mois avant sa demande d'asile. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2403676(TA69-2403676)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 15 février 2024 par laquelle la préfète du Rhône refusait de fixer un rendez-vous à M. B pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car la demande de M. B, portant sur une admission exceptionnelle au séjour, ne relevait pas de la procédure dématérialisée obligatoire et ne pouvait être qualifiée d'abusive ou dilatoire. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration a l'obligation de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable. Le tribunal a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA69-2403680(TA69-2403680)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme E, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ardèche le 19 février 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 426-12, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme E, considérant que les décisions attaquées étaient légales et suffisamment motivées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue confirme le refus de séjour et les mesures d'éloignement, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
N° TA69-2403740(TA69-2403740)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, estimant que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que l'intéressée ne justifiait pas d'une intégration suffisante ni de liens personnels et familiaux d'une intensité particulière en France. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2307918(TA69-2307918)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. A D contestant les refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, l'absence de mention de condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire, et l'inaccessibilité des données du fichier TAJ aux autorités administratives. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur les dispositions du code de la sécurité intérieure. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2307182(TA69-2307182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant macédonien, qui contestait le refus du préfet de l'Ain d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la résidence irrégulière de l’épouse en France, conformément à l’article L. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté de la vie commune et de l’absence d’obstacles à une séparation temporaire.
N° TA69-2405253(TA69-2405253)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de l'Ain, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent de joindre la décision contestée à la requête.
N° TA69-2406270(TA69-2406270)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme B concernant un indu d'allocations familiales de 6 157,90 euros et une demande de remise totale de dette d'aide personnalisée au logement (APL). Pour la dette d'allocations familiales, le juge se déclare incompétent, renvoyant le litige au juge judiciaire en application des articles L. 142-8 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. Pour la demande de remise de dette d'APL, la requête est rejetée comme irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir fourni les pièces justificatives nécessaires pour établir sa situation de précarité et sa bonne foi, malgré une demande de régularisation.
N° TA69-2406028(TA69-2406028)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait une remise de dette, pour irrecevabilité manifeste. La requérante n’a pas produit la décision administrative attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.