Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2306263(TA69-2306263)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. A, ressortissant macédonien. La décision a été jugée illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2208609(TA69-2208609)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme F, qui contestait la décision du préfet du Rhône du 20 juillet 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation, au motif qu'elle n'aurait pas donné suite à une demande de pièces complémentaires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante. Il a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, les décisions de classement sans suite d'une demande de naturalisation n'étant pas soumises à une obligation de motivation. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait fait une exacte application des dispositions de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, la requérante n'ayant pas produit les pièces demandées dans le délai imparti.
N° TA69-2306537(TA69-2306537)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante kosovare, contestant le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle en tant que membre de la famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de la préfète de l’Ain était suffisamment motivée et exempte d’erreurs de droit ou de fait. Le tribunal a notamment jugé que les dispositions du 4° de l’article L. 424-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étaient applicables et ne méconnaissaient pas la directive européenne 2011/95/UE. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant ainsi la légalité du retrait de la carte de séjour.
N° TA69-2306918(TA69-2306918)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 14 juin 2023 par laquelle la préfète du Rhône avait refusé de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante chinoise, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal car seul le caractère abusif ou dilatoire de la demande de rendez-vous pouvait justifier un tel rejet, ce qui n'était pas établi. La décision s'appuie sur les articles L. 411-1 et L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe selon lequel l'administration doit recevoir un étranger dans un délai raisonnable. Le tribunal a enjoint à la préfète de convoquer Mme A à un rendez-vous sous un mois.
N° TA69-2403740(TA69-2403740)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, estimant que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que l'intéressée ne justifiait pas d'une intégration suffisante ni de liens personnels et familiaux d'une intensité particulière en France. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2308758(TA69-2308758)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. B pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction rappelle que l'administration ne peut refuser un tel rendez-vous qu'en cas de demande abusive ou dilatoire, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La décision est fondée sur les principes généraux régissant le droit des étrangers à voir leur situation examinée dans un délai raisonnable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA69-2404747(TA69-2404747)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 9 avril 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la récence de son séjour en France et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire, ont été rejetées.
N° TA69-2403680(TA69-2403680)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme E, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ardèche le 19 février 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 426-12, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme E, considérant que les décisions attaquées étaient légales et suffisamment motivées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue confirme le refus de séjour et les mesures d'éloignement, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
N° TA69-2300385(TA69-2300385)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Rhône du 13 janvier 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, M. B n'ayant pas justifié avoir produit les pièces complémentaires demandées, notamment la preuve d'un niveau de français B1. La solution retenue confirme le classement sans suite, faute pour le requérant d'établir la complétude de son dossier.
N° TA69-2403676(TA69-2403676)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 15 février 2024 par laquelle la préfète du Rhône refusait de fixer un rendez-vous à M. B pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car la demande de M. B, portant sur une admission exceptionnelle au séjour, ne relevait pas de la procédure dématérialisée obligatoire et ne pouvait être qualifiée d'abusive ou dilatoire. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration a l'obligation de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable. Le tribunal a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA69-2307182(TA69-2307182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant macédonien, qui contestait le refus du préfet de l'Ain d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la résidence irrégulière de l’épouse en France, conformément à l’article L. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté de la vie commune et de l’absence d’obstacles à une séparation temporaire.
N° TA69-2300742(TA69-2300742)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A D contre les décisions du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant contestait notamment la compétence de l’auteur des décisions et l’usage de données issues du fichier TAJ (traitement des antécédents judiciaires) rendues inaccessibles aux autorités administratives par le procureur de la République, ainsi que la méconnaissance de l’article L. 411-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser la solution retenue sur chaque point. Les décisions du CNAPS ont donc été maintenues, et les demandes d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2404745(TA69-2404745)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes prises par la préfète de l'Ardèche. Le tribunal a estimé que la reconnaissance de paternité effectuée alors que Mme A était mineure ne permettait pas d'établir un lien de filiation juridiquement certain avec son père français, en raison de l'absence de possession d'état et de l'absence de preuve d'une communauté de vie. Par conséquent, la question de nationalité ne présentait pas de difficulté sérieuse justifiant un sursis à statuer, et les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA69-2301076(TA69-2301076)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet du Rhône du 6 janvier 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de justificatifs. Mme B soutenait avoir envoyé les pièces demandées (attestation linguistique et acte de naissance) par courrier recommandé le 15 décembre 2022. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'elle n'apportait pas la preuve de cet envoi, et a validé la décision préfectorale fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet de classer une demande sans suite en cas de non-respect d'une mise en demeure de produire des pièces.
N° TA69-2301824(TA69-2301824)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer un agrément pour diriger une société de sécurité privée. Le tribunal a estimé que le diplôme de Master « Sciences, technologies et santé » présenté par le requérant ne constituait pas une certification professionnelle enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles, ni un certificat de qualification professionnelle ou un titre de formation se rapportant à l’activité de sécurité privée, comme l’exigent les articles R. 612-24 et suivants du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, la décision du CNAPS, fondée sur l’absence de justification d’une aptitude professionnelle au sens de ces dispositions, a été jugée légale.
N° TA69-2306262(TA69-2306262)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B, ressortissante macédonienne, par le préfet du Rhône. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2302598(TA69-2302598)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme D contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et taxe sur la plus-value immobilière pour 2015, suite à un redressement fondé sur un abus de droit concernant une donation d’un bien immobilier à leur fils. Le tribunal a jugé que l'administration n'a pas démontré le caractère fictif de la donation ni l'intention exclusive d'éluder l'impôt, en l'absence de preuve que les donateurs ont appréhendé le produit de la cession ultérieure. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et des pénalités de 80 % pour abus de droit, en application de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales et de l'article 894 du code civil.
N° TA69-2303722(TA69-2303722)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, était saisi par Mme B C, ressortissante comorienne, d’une demande d’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et d’une demande indemnitaire pour délai anormal d’instruction. En cours d’instance, la préfète du Rhône a accordé à l’intéressée une carte de résident de dix ans, rendant sans objet le recours principal. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a rejeté la demande de provision, faute de lien direct entre le préjudice allégué et le retard d’instruction. Les textes appliqués incluent les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2303771(TA69-2303771)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 31 mars 2023 de la préfète de l’Ain refusant son titre de séjour. Lors de l’audience, M. A s’est désisté de ses conclusions en annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. En conséquence, le tribunal a rejeté sa demande au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’appliquer les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2305328(TA69-2305328)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour de longue durée italien, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait bénéficier de l'exemption de visa de long séjour prévue à l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir présenté sa demande dans les trois mois suivant son entrée en France. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé.