Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2403081(TA69-2403081)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant guinéen entré en France à 14 ans. Le tribunal estime que la préfète a fait une inexacte application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A, confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses 16 ans, justifiait du caractère réel et sérieux de sa formation et de son insertion. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA69-2403740(TA69-2403740)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, estimant que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que l'intéressée ne justifiait pas d'une intégration suffisante ni de liens personnels et familiaux d'une intensité particulière en France. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2404745(TA69-2404745)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes prises par la préfète de l'Ardèche. Le tribunal a estimé que la reconnaissance de paternité effectuée alors que Mme A était mineure ne permettait pas d'établir un lien de filiation juridiquement certain avec son père français, en raison de l'absence de possession d'état et de l'absence de preuve d'une communauté de vie. Par conséquent, la question de nationalité ne présentait pas de difficulté sérieuse justifiant un sursis à statuer, et les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA69-2404747(TA69-2404747)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 9 avril 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la récence de son séjour en France et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire, ont été rejetées.
N° TA69-2404749(TA69-2404749)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que les décisions ne méconnaissaient ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. B de justifier d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France.
N° TA69-2404761(TA69-2404761)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante béninoise, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 16 avril 2024. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que le signataire bénéficiait d'une délégation régulière et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-béninois du 28 novembre 2007.
N° TA69-2405174(TA69-2405174)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a annulé les décisions de la préfète du Rhône refusant d'accorder un rendez-vous à M. et Mme D pour le dépôt de leur demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par l'existence de précédentes mesures d'éloignement, était entaché d'une erreur de droit et d'un défaut d'examen réel et sérieux de leur situation personnelle et familiale, en méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de leur fixer un rendez-vous et de leur délivrer un récépissé les autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA69-2406492(TA69-2406492)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet de la Loire le 13 juin 2024. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la récente entrée en France du requérant et de la présence de son épouse et de ses quatre enfants dans son pays d'origine. Il a également jugé que les risques invoqués en cas de retour en République démocratique du Congo n'étaient pas établis, la demande d'asile ayant été rejetée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2405874(TA69-2405874)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Malgré son insertion professionnelle et la présence de membres de sa famille en France, le requérant était entré irrégulièrement depuis moins d'un an, n'avait pas entrepris de démarches de régularisation, et pouvait rejoindre ses parents en Turquie. La décision a donc été confirmée.
N° TA69-2406652(TA69-2406652)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. F, ressortissant congolais, contestant les décisions du 19 juin 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'acte attaqué. Sur le fond, il a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que les décisions étaient régulières. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, en application des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA69-2409092(TA69-2409092)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de dette d’aide personnalisée au logement (397 euros) par la CAF du Rhône. Saisi en excès de pouvoir, le juge a constaté que la requérante, après une demande de régularisation, n’avait fourni ni argumentation ni pièces sur sa situation de précarité, se bornant à invoquer sa bonne foi. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, la requête a été jugée insuffisamment motivée et rejetée par ordonnance.
N° TA69-2407111(TA69-2407111)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante arménienne, contestant les décisions du 18 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. Le tribunal a constaté que ces décisions avaient été implicitement abrogées par un arrêté du 2 juillet 2024, rendant les conclusions principales sans objet. Il a donc rejeté la demande d'annulation et les conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2407138(TA69-2407138)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme F, ressortissante arménienne, contestant le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Ain le 2 juillet 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure était régulière. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme F.
N° TA69-2407166(TA69-2407166)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 juillet 2024 obligeant M. A, ressortissant congolais, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait en considérant l'intéressé comme célibataire et sans enfant, alors qu'il était marié à une Française depuis mars 2024 et que son épouse était enceinte. Cette erreur a entaché la décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. A, en violation des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par voie de conséquence, les décisions fixant le délai de départ, le pays de destination et l'interdiction de retour ont également été annulées.
N° TA69-2407868(TA69-2407868)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant polonais, contestant l’arrêté préfectoral du 27 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d’une activité professionnelle stable ni de chances réelles d’emploi au sens des articles L. 233-1 et R. 233-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il ne démontrait pas non plus disposer de ressources suffisantes pour séjourner plus de trois mois. La décision a donc été confirmée, et les conclusions accessoires (injonction, frais) ont été rejetées.
N° TA69-2408545(TA69-2408545)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire le 31 janvier 2024. Le tribunal a d'abord écarté les moyens de procédure, jugeant que les décisions étaient signées par une autorité compétente et suffisamment motivées. Sur le fond, il a estimé que M. D ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6, 1° de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence "vie privée et familiale". En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2410642(TA69-2410642)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la décision et une méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2410938(TA69-2410938)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Neuville-sur-Saône présentant des fissurations du pisé et un défaut de liaison des profils métalliques, constituant un danger pour la sécurité publique. L'expert devra se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures provisoires et à long terme pour garantir la sécurité des personnes. La mission de l'expert, à réaliser dans un délai de vingt-quatre heures suivant sa nomination, inclut l'examen du bâtiment et, le cas échéant, des constructions mitoyennes. La décision applique les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2410939(TA69-2410939)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé à Neuville-sur-Saône présentant un danger pour la sécurité publique en raison de la dégradation de son mur pignon. L'expert désigné devra examiner le bâtiment et les constructions mitoyennes, se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et proposer des mesures provisoires et définitives. La mission de l'expert est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
N° TA69-2307269(TA69-2307269)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme A d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus du syndicat d’eau potable Bresse Dombes Saône de mettre fin à l’emprise irrégulière d’une canalisation sur leur propriété, et à obtenir réparation de leurs préjudices. Par un mémoire du 28 octobre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur recours, à la suite d’un accord trouvé dans le cadre d’une médiation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 novembre 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par ce désistement.