Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410899(TA69-2410899)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B A, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de cinq ans pris par le préfet du Puy-de-Dôme. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'illégalité des décisions en raison de l'application rétroactive de la loi du 26 janvier 2024. La solution retenue par le tribunal, après audience publique, n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur la légalité des décisions au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales.
N° TA69-2406208(TA69-2406208)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 6 juin 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle. Il a jugé que le refus de titre de séjour n’était pas entaché d’un vice de procédure et ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2405622(TA69-2405622)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 9 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La préfète de l'Ain a soulevé une fin de non-recevoir, arguant que la transmission de la seule notification de l'arrêté ne constituait pas une requête recevable au sens des articles R. 411-1 et R. 776-5 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, considérant que M. C avait manifesté son intention de contester la décision. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, jugeant que la décision d'éloignement était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2405584(TA69-2405584)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par M. A, ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français prise le 16 mai 2024 par la préfète du Rhône, a constaté que la Cour nationale du droit d’asile avait, le 1er octobre 2024, reconnu à l’intéressé la qualité de réfugié. En application des articles L. 611-1 et L. 613-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cette reconnaissance prive de base légale la mesure d’éloignement. Par conséquent, le tribunal annule la décision attaquée et enjoint à la préfète de délivrer à M. A une carte de résident.
N° TA69-2404773(TA69-2404773)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur la base des articles L. 421-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2403680(TA69-2403680)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme E, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète de l'Ardèche le 19 février 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 426-12, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme E, considérant que les décisions attaquées étaient légales et suffisamment motivées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue confirme le refus de séjour et les mesures d'éloignement, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
N° TA69-2403676(TA69-2403676)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 15 février 2024 par laquelle la préfète du Rhône refusait de fixer un rendez-vous à M. B pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car la demande de M. B, portant sur une admission exceptionnelle au séjour, ne relevait pas de la procédure dématérialisée obligatoire et ne pouvait être qualifiée d'abusive ou dilatoire. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration a l'obligation de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable. Le tribunal a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA69-2307918(TA69-2307918)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. A D contestant les refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, l'absence de mention de condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire, et l'inaccessibilité des données du fichier TAJ aux autorités administratives. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur les dispositions du code de la sécurité intérieure. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2305505(TA69-2305505)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, pour contester le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a finalement délivré le titre sollicité, conduisant Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 5 novembre 2024. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA69-2305328(TA69-2305328)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour de longue durée italien, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait bénéficier de l'exemption de visa de long séjour prévue à l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir présenté sa demande dans les trois mois suivant son entrée en France. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé.
N° TA69-2302598(TA69-2302598)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme D contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et taxe sur la plus-value immobilière pour 2015, suite à un redressement fondé sur un abus de droit concernant une donation d’un bien immobilier à leur fils. Le tribunal a jugé que l'administration n'a pas démontré le caractère fictif de la donation ni l'intention exclusive d'éluder l'impôt, en l'absence de preuve que les donateurs ont appréhendé le produit de la cession ultérieure. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et des pénalités de 80 % pour abus de droit, en application de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales et de l'article 894 du code civil.
N° TA69-2301824(TA69-2301824)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer un agrément pour diriger une société de sécurité privée. Le tribunal a estimé que le diplôme de Master « Sciences, technologies et santé » présenté par le requérant ne constituait pas une certification professionnelle enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles, ni un certificat de qualification professionnelle ou un titre de formation se rapportant à l’activité de sécurité privée, comme l’exigent les articles R. 612-24 et suivants du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, la décision du CNAPS, fondée sur l’absence de justification d’une aptitude professionnelle au sens de ces dispositions, a été jugée légale.
N° TA69-2402863(TA69-2402863)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. A B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 30 janvier 2024, en raison de l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois. La solution retenue ordonne le relogement avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 300 euros par mois de retard, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2410930(TA69-2410930)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône d'enregistrer son visa "passeport talent" et de lui délivrer un numéro AGDREF, en raison de dysfonctionnements du téléservice ANEF l'ayant empêchée de valider son visa. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas justifié de circonstances particulières impliquant une intervention dans les quarante-huit heures. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA69-2410253(TA69-2410253)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 20 février 2024 la reconnaissant prioritaire pour un hébergement d’urgence. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, car déposée le 11 octobre 2024, soit après l’expiration du délai de recours de six semaines à compter de la décision de la commission, conformément aux articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la demande sans examen au fond.
N° TA69-2409618(TA69-2409618)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident de dix ans. En cours d’instance, la préfète du Rhône a accordé le renouvellement sollicité par une décision du 7 octobre 2024, rapportant ainsi la décision implicite contestée. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA69-2309232(TA69-2309232)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de la société Axis Conseils Rhône-Alpes, qui demandait l'annulation d'un titre de recette émis par la commune de Montanges pour le paiement de 10 874,15 euros. Le tribunal a estimé que ce titre était superfétatoire, car la créance découlait d'un jugement du même tribunal du 15 octobre 2020, lequel constitue un titre exécutoire en application des articles L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution et L. 11 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions dirigées contre le titre de recette ont été jugées irrecevables.
N° TA69-2306163(TA69-2306163)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de la société Axis Conseils Rhône-Alpes, qui contestait un titre de recette émis par la commune de Montanges pour le recouvrement d’une somme de 10 874,15 euros. Le tribunal a jugé que ce titre de recette était superfétatoire, car la créance découlait d’un jugement exécutoire du même tribunal du 15 octobre 2020, constituant un titre exécutoire au sens de l’article L. 111-3 du code des procédures civiles d’exécution. En conséquence, les conclusions dirigées contre ce titre ont été rejetées sans examen au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2307269(TA69-2307269)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme A d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus du syndicat d’eau potable Bresse Dombes Saône de mettre fin à l’emprise irrégulière d’une canalisation sur leur propriété, et à obtenir réparation de leurs préjudices. Par un mémoire du 28 octobre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur recours, à la suite d’un accord trouvé dans le cadre d’une médiation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 novembre 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par ce désistement.
N° TA69-2410642(TA69-2410642)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la décision et une méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.