Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2403444(TA69-2403444)

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 19 janvier 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante nigériane, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que le refus de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle de l'intéressée, soutenu par des attestations. Il enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à Mme B dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour sous huit jours. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 425-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2307128(TA69-2307128)

Le Tribunal Administratif de Lyon était saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de certificat de résidence. En cours d’instance, la préfète a délivré à M. A le titre de séjour sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2306996(TA69-2306996)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410889(TA69-2410889)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet du Puy-de-Dôme du 29 octobre 2024 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et prise après un examen sérieux de sa situation personnelle, notamment son maintien irrégulier en France et son comportement délictuel. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, permettant la prolongation de l’interdiction de retour en cas de maintien irrégulier.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410631(TA69-2410631)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour à M. A D, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 janvier 2025, lui permettant de séjourner et travailler légalement. En l'absence d'éléments démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions à fin d'injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2305870(TA69-2305870)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant les refus implicites de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d’une carte de résident. En cours d’instance, la préfète du Rhône a délivré à l’intéressé une carte de résident de dix ans, répondant à ses demandes. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les frais d’instance ont été rejetés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2305684(TA69-2305684)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A, ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à M. A une carte de séjour temporaire d’un an, ce qui a privé d’objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État, partie perdante, à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA69-2410867(TA69-2410867)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 octobre 2024 par lequel la préfète du Rhône mettait en demeure M. A de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant (démarches infructueuses, violences lors d'une tentative d'expulsion, vulnérabilité sociale et financière) n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais applique la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 pour rejeter la requête sans examiner la condition d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2304884(TA69-2304884)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré à M. B un certificat de résident algérien d'un an, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a condamné l'État à verser 1 000 euros au conseil de M. B au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410507(TA69-2410507)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée de sa demande principale après que la préfète a conclu au non-lieu. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA69-2410494(TA69-2410494)

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d’une demande d’injonction visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, en raison de l’urgence liée à ses difficultés financières et à l’absence de renouvellement de sa carte de résident. En défense, la préfète du Rhône a justifié avoir délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction de sa demande, valable jusqu’au 22 janvier 2025. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet la requête et a prononcé un non-lieu à statuer, conformément à l’article R. 222-1 du même code. Aucune des dispositions invoquées, notamment l’article L. 423-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant, n’a été appliquée au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2405947(TA69-2405947)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. E, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 19 septembre 2023, afin d’obtenir une injonction de logement sous astreinte. La préfète du Rhône a opposé une fin de non-recevoir pour défaut de signature de la requête, laquelle a été régularisée à l’audience. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la proposition de logement faite le 3 juillet 2024, bien que refusée par le requérant pour des motifs impérieux, n’était pas manifestement inadaptée, privant ainsi M. E du bénéfice de la décision de la commission de médiation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA69-2402789(TA69-2402789)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2401145(TA69-2401145)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement accordé à l’intéressé un titre de séjour portant la mention "salarié". Le tribunal constate que les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne néanmoins l’État à verser 800 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2403299(TA69-2403299)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement accordé à M. B un certificat de résidence algérien « parent d’enfant français ». Le tribunal constate que les conclusions principales et à fin d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il condamne l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de M. B.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2307256(TA69-2307256)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de plusieurs requêtes par Mme A B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d'aides exceptionnelles de solidarité, pour un montant total de 24 203,34 euros, émis par le département du Rhône et la CAF du Rhône. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et l'absence de justification des indus. Il a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens n'étaient pas fondés et que certaines requêtes étaient tardives. Les décisions attaquées ont été maintenues, sans faire droit aux demandes de remise ou de décharge.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2307885(TA69-2307885)

Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision du 29 août 2023 par laquelle la commission de médiation « Droit au logement opposable » du Rhône avait rejeté le recours de Mme A tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car la demande de pièces complémentaires (dédite et dernière quittance de loyer) avait été adressée par simple courriel, sans respecter les dispositions de l’article R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation, qui imposent un courrier fixant un délai précis. Mme A, âgée de 60 ans et ne maîtrisant pas l’outil informatique, consultait régulièrement son courrier postal, ce qui rendait la notification par courriel insuffisante. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour vice de procédure.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2402180(TA69-2402180)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de remise de dette de prime d'activité et d'allocation logement sociale. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2307874(TA69-2307874)

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 055,08 euros et sa radiation de la liste des bénéficiaires, pour la période d'octobre 2019 à septembre 2021. Le juge écarte le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, celle-ci ayant été signée par une responsable dûment habilitée par arrêté du président du conseil départemental de l'Ain. Il rejette également le vice de procédure invoqué, la convention de gestion entre le département et la CAF dispensant de la consultation de la commission de recours amiable pour les indus de RSA. La solution est fondée sur les articles L. 262-47 et R. 262-89 du code de l'action sociale et des familles.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2403268(TA69-2403268)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement accordé à l’intéressé un certificat de résidence algérien « parent d’enfant français », valable un an. Constatant que cette décision postérieure rendait sans objet les conclusions en annulation et en injonction, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

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