Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2310862(TA69-2310862)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant un indu d’allocation de logement familiale mis à sa charge par la caisse d’allocations familiales de l’Ain. Le requérant n’a pas donné suite à une demande de régularisation de sa requête, qui lui imposait de préciser l’objet de sa demande et de fournir une argumentation, et le courrier de régularisation lui a été retourné. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des moyens manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA69-2308829(TA69-2308829)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, annule la contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) le 29 septembre 2023 pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 3 035,48 euros. Le juge retient que le bien-fondé de l'indu, fondé sur un prétendu cumul avec l'allocation adulte handicapé, n'est pas établi, le requérant n'ayant jamais effectivement perçu les deux allocations simultanément. La décision s'appuie sur les articles L. 5426-8-2, R. 5426-19, R. 5426-20 et L. 5423-7 du code du travail.
N° TA69-2402514(TA69-2402514)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire lui accordant une remise partielle de sa dette d'allocation de logement sociale (1 401 euros restant à charge). La requérante sollicitait une remise totale de sa dette en invoquant sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal, appliquant les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire. La bonne foi de Mme B n'a pas été contestée, mais ses ressources (1 820 euros mensuels) et charges (860 euros) n'ont pas été jugées incompatibles avec le remboursement du solde.
N° TA69-2307256(TA69-2307256)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de plusieurs requêtes par Mme A B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d'aides exceptionnelles de solidarité, pour un montant total de 24 203,34 euros, émis par le département du Rhône et la CAF du Rhône. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et l'absence de justification des indus. Il a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens n'étaient pas fondés et que certaines requêtes étaient tardives. Les décisions attaquées ont été maintenues, sans faire droit aux demandes de remise ou de décharge.
N° TA69-2401393(TA69-2401393)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la CAF du Rhône de lui accorder une remise de sa dette d'aide personnalisée au logement de 1 787,74 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée du requérant, sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale ou partielle, au regard de ses ressources et charges. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La demande subsidiaire d'échelonnement de la dette a été jugée irrecevable, car relevant de la compétence exclusive de l'administration.
N° TA69-2402509(TA69-2402509)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, était saisi par Mme A d’une demande d’annulation d’une décision de la CAF de la Loire lui accordant une remise partielle de dette d’allocation de logement sociale, et d’obtention d’une remise totale. Le tribunal a substitué son appréciation à celle de l’administration, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. Il a jugé que, malgré la bonne foi de la requérante, l’origine de l’indu ne dispensait pas du remboursement, mais que sa situation de précarité justifiait une remise partielle supplémentaire. En conséquence, le tribunal a accordé une remise de 50 % du solde de la dette restant à la date du jugement.
N° TA69-2307885(TA69-2307885)
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision du 29 août 2023 par laquelle la commission de médiation « Droit au logement opposable » du Rhône avait rejeté le recours de Mme A tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car la demande de pièces complémentaires (dédite et dernière quittance de loyer) avait été adressée par simple courriel, sans respecter les dispositions de l’article R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation, qui imposent un courrier fixant un délai précis. Mme A, âgée de 60 ans et ne maîtrisant pas l’outil informatique, consultait régulièrement son courrier postal, ce qui rendait la notification par courriel insuffisante. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour vice de procédure.
N° TA69-2307874(TA69-2307874)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 055,08 euros et sa radiation de la liste des bénéficiaires, pour la période d'octobre 2019 à septembre 2021. Le juge écarte le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, celle-ci ayant été signée par une responsable dûment habilitée par arrêté du président du conseil départemental de l'Ain. Il rejette également le vice de procédure invoqué, la convention de gestion entre le département et la CAF dispensant de la consultation de la commission de recours amiable pour les indus de RSA. La solution est fondée sur les articles L. 262-47 et R. 262-89 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2308143(TA69-2308143)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le montant de son revenu de solidarité active (RSA) fixé à 211,44 euros pour septembre 2023. Le juge a appliqué les articles L. 262-2 à R. 262-10 du code de l'action sociale et des familles, confirmant que le calcul tenait compte des ressources trimestrielles de l'intéressé (1 089,26 euros) et de la présence de deux enfants à charge. La circonstance que M. A n'ait plus de droits à Pôle emploi n'a pas été jugée pertinente, car les ressources de la période de référence étaient déjà établies.
N° TA69-2309481(TA69-2309481)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une contrainte de la CAF du Rhône pour un indu d’allocation de logement familiale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée, malgré deux demandes de régularisation restées sans suite. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409114(TA69-2409114)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 31 octobre 2024, a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’une précédente injonction ordonnant son relogement sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant que la préfète du Rhône n’avait pas exécuté cette injonction, le tribunal a assorti celle-ci d’une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024. Cette astreinte, jusqu’à sa liquidation définitive, devra être versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).
N° TA69-2410796(TA69-2410796)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 27 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et exempt de défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que ceux relatifs à l'absence de délai de départ volontaire et à la proportionnalité de l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-2 et L. 612-3.
N° TA69-2404972(TA69-2404972)
Désistement d’instance. Tribunal administratif de Lyon. Donne acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête tendant à l’annulation du refus d’allocation chômage et à des demandes indemnitaires contre le CHU de Saint-Étienne. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410559(TA69-2410559)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 17 juin 2024 pris par la préfète de l'Ain à l'encontre de M. B, ressortissant congolais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA69-2300976(TA69-2300976)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le titre de perception du 15 juin 2022 et la décision de rejet du 20 mars 2023, en tant qu'ils réclament à M. B, médecin militaire radié des cadres, le remboursement d'un trop-versé de solde pour la période du 19 novembre au 15 décembre 2021. La solution retient que, selon l'article 10 du décret du 10 janvier 1912, la solde cesse le lendemain de la notification de l'acte de radiation, et non à la date de radiation fixée par l'arrêté. M. B est déchargé de l'obligation de payer la somme correspondant à cette période.
N° TA69-2402180(TA69-2402180)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de remise de dette de prime d'activité et d'allocation logement sociale. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2405947(TA69-2405947)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. E, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 19 septembre 2023, afin d’obtenir une injonction de logement sous astreinte. La préfète du Rhône a opposé une fin de non-recevoir pour défaut de signature de la requête, laquelle a été régularisée à l’audience. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la proposition de logement faite le 3 juillet 2024, bien que refusée par le requérant pour des motifs impérieux, n’était pas manifestement inadaptée, privant ainsi M. E du bénéfice de la décision de la commission de médiation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2410472(TA69-2410472)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation du service départemental et métropolitain d'incendie et de secours du Rhône à lui verser 8 211 euros en réparation des préjudices causés par des arrêtés de 2018 et 2019. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, malgré l'admission de l'aide juridictionnelle. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et l'article 43 du décret du 28 décembre 2020.
N° TA69-2304404(TA69-2304404)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait des décisions de Pôle emploi (devenu France Travail) relatives au paiement d’aides à la mobilité. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation des courriers des 20 et 31 mars 2023, ceux-ci ne constituant pas des décisions faisant grief. Sur le fond, il a estimé que les demandes de justificatifs et le délai de 48 heures imposé étaient conformes à la réglementation applicable, et a rejeté les demandes indemnitaires et les conclusions accessoires. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et du code du travail.
N° TA69-2310474(TA69-2310474)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus partiel de remise de dettes de revenu de solidarité active, d’aide personnelle au logement et de prime d’activité. La requérante sollicitait une remise intégrale ou une réduction supérieure à celle déjà accordée par la caisse d’allocations familiales du Rhône. Le tribunal a estimé que la situation de précarité de Mme B, dont la bonne foi n’était pas contestée, ne justifiait pas une remise supplémentaire. Cette décision s’appuie sur les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.