Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2300900(TA69-2300900)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, médecin militaire radié des cadres, contestant un titre de perception de 8 751,03 euros émis pour un trop-versé de solde. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions portant sur la période du 30 novembre au 31 décembre 2021, faute de réclamation préalable auprès du comptable, conformément à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012. Sur le surplus, il a rejeté le moyen tiré de l'illégalité de l'arrêté de radiation, cet acte individuel étant devenu définitif et ne pouvant être contesté par voie d'exception. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA69-2300651(TA69-2300651)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. C G et Mme D F, ressortissants congolais, contre les refus de la préfète du Rhône de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté les demandes d'annulation. Il a considéré que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les préfets n'avaient pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale des intéressés.
N° TA69-2303098(TA69-2303098)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Financière et Foncière Eurobail, qui contestait les cotisations de taxe foncière de 2021 et 2022 pour un local commercial à Mably. La société demandait l'application d'un abattement de 20% pour différence de surface et contestait le choix du local-type n°11 de Villefranche-sur-Saône retenu par l'administration. Le tribunal a jugé que le local-type initial de Mably, dont la surface avait été considérablement augmentée, ne pouvait plus servir de terme de comparaison, et que le local-type de Villefranche-sur-Saône était adapté, les ajustements de situation se compensant. La solution s'appuie sur les articles 1498, 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.
N° TA69-2407864(TA69-2407864)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir une injonction de relogement en exécution d’une décision de la commission de médiation du Rhône du 17 octobre 2023, prise dans le cadre du droit au logement opposable (DALO). En cours d’instance, l’administration a proposé un logement adapté à M. B, qui l’a accepté et a signé un bail le 12 août 2024. Constatant que l’objet du litige avait disparu, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2403411(TA69-2403411)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète de l'Ain n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de preuve du caractère sérieux de sa formation, ses attaches familiales en Tunisie et son intégration insuffisante, notamment sa maîtrise limitée du français. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour sous conditions, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'a pas été retenue.
N° TA69-2209252(TA69-2209252)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire et de défaut d’examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet ne s’était pas estimé lié par le seul critère de ressources. Il a jugé que les ressources de M. A, inférieures au seuil requis par les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, justifiaient légalement le refus. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la CIDE).
N° TA69-2209314(TA69-2209314)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ancien harki, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité refusant la révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son psycho-syndrome post-traumatique. Le tribunal a jugé que l'aggravation alléguée n'était pas établie, car les symptômes décrits en 2021 étaient déjà présents dans les expertises médicales antérieures de 2013. La solution retenue est fondée sur l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui exige que le supplément d'invalidité soit exclusivement imputable aux infirmités initiales.
N° TA69-2208903(TA69-2208903)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du 2 novembre 2022 de la préfète de l'Ain refusant son titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé que la décision ne violait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute d'insertion sociale ou professionnelle suffisante et en raison de son maintien irrégulier en France. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2208623(TA69-2208623)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant les décisions du maire de Lyon mettant fin à son abonnement sur le marché de la Croix-Rousse. Le tribunal a d'abord requalifié les conclusions dirigées contre les rejets de recours gracieux comme étant également dirigées contre les décisions initiales du 8 avril 2022. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence comme inopérant et a jugé que l'arrêté municipal du 10 mai 2016 portant règlement général des marchés, étant un acte réglementaire publié en ligne, était opposable sans notification individuelle. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA69-2206746(TA69-2206746)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 13 mars 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa résidence de plus de huit ans en France, de son mariage et de ses deux enfants. En conséquence, il a enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA69-2410133(TA69-2410133)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un litige relatif au refus de paiement intégral de la prime "MaPrimeRénov'" pour un immeuble situé à Vénérieu (Isère). Le tribunal constate que, en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, le contentieux immobilier relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve l'immeuble. Par conséquent, il se déclare incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Grenoble.
N° TA69-2305939(TA69-2305939)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la décharge de la taxe foncière 2022 pour des logements vacants à Saint-Agrève. Le tribunal a jugé que M. A n’établissait pas que la vacance des locaux était indépendante de sa volonté, condition requise par l’article 1389 du code général des impôts pour bénéficier du dégrèvement. Il n’a fourni aucune précision sur les travaux nécessaires ni sur les loyers proposés. L’obtention antérieure d’un dégrèvement de taxe d’habitation est sans incidence sur cette imposition distincte.
N° TA69-2306275(TA69-2306275)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l’Établissement Public Foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (EPORA) qui demandait la décharge ou la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, concernant un immeuble de bureaux situé à Saint-Étienne. Le tribunal a estimé que, malgré des travaux de déconstruction intérieure et de désamiantage, le gros œuvre de l’immeuble n’avait pas été affecté, et que celui-ci restait donc imposable au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties, conformément à l’article 1380 du code général des impôts. Il a également jugé que l’EPORA n’apportait pas la preuve que l’immeuble aurait dû être classé dans une catégorie différente ou évalué à une valeur vénale de 1 euro, faute de justificatifs suffisants sur son état au 1er janvier de chaque année d’imposition.
N° TA69-2407836(TA69-2407836)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme A B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 12 décembre 2023, au plus tard le 1er décembre 2024. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, la requérante n'ayant reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2307225(TA69-2307225)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Rhône sur sa demande de certificat de résidence. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation de la décision implicite, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant sa demande, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour ce motif, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA69-2305182(TA69-2305182)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière pour 2022 sur des biens indivis. La requérante, bénéficiaire de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, invoquait une exonération sur son habitation principale et contestait la taxation multiple de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a jugé que l’exonération prévue à l’article 1390 du code général des impôts ne s’applique pas à l’ensemble des propriétés indivises et que l’administration avait correctement calculé l’impôt en fonction des droits enregistrés au 1er janvier 2022. La requête a été intégralement rejetée.
N° TA69-2307190(TA69-2307190)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SCI Le Creux de Naz, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) pour l’année 2022. La SCI soutenait que la vacance de son bien situé à Échenevex était due à un sinistre et à des blocages successoraux, mais le tribunal a jugé que les justificatifs produits concernaient un autre immeuble ou des faits postérieurs à 2022. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407 bis et 232 du code général des impôts, ainsi que sur la délibération municipale de 2006 ayant institué la taxe. La vacance n’a pas été reconnue comme indépendante de la volonté du contribuable.
N° TA69-2307831(TA69-2307831)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI MY d’une demande de réduction de la taxe foncière 2022 sur un tènement immobilier acquis en 2019. L’administration fiscale avait refusé d’appliquer les mécanismes de plafonnement et de lissage des valeurs locatives (articles 1518 A quinquies et 1518 E du CGI), estimant que la division du bien constituait un changement de consistance au sens de l’article 1406 du CGI. Le tribunal a jugé qu’en l’absence de toute modification physique des locaux, l’administration avait commis une erreur de droit. Il a donc prononcé la réduction de la taxe foncière et condamné l’État à verser 1 500 euros à la SCI MY au titre des frais de justice.
N° TA69-2306233(TA69-2306233)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022 à Villeurbanne. La requérante, étudiante sans ressource rattachée au foyer fiscal de ses parents, invoquait sa qualité d'étudiante pour obtenir la décharge. Le tribunal a jugé que cette qualité ne figure pas parmi les cas d'exonération prévus par le code général des impôts et que le revenu fiscal de référence de ses parents dépassait le plafond pour bénéficier de l'exonération totale prévue à l'article 1414 C du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
N° TA69-2302221(TA69-2302221)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante syrienne, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 21 février 2023 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré à l'intéressée, postérieurement à la requête, une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire". Considérant que ce nouveau titre n'emporte pas des effets équivalents à ceux du titre sollicité initialement, le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et a statué sur le fond de l'affaire.