Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404927(TA69-2404927)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par la préfète du Rhône le 17 mai 2024. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu de la requérante, dont la demande d'asile avait été rejetée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, considérant que la décision était fondée sur les articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307190(TA69-2307190)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SCI Le Creux de Naz, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) pour l’année 2022. La SCI soutenait que la vacance de son bien situé à Échenevex était due à un sinistre et à des blocages successoraux, mais le tribunal a jugé que les justificatifs produits concernaient un autre immeuble ou des faits postérieurs à 2022. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407 bis et 232 du code général des impôts, ainsi que sur la délibération municipale de 2006 ayant institué la taxe. La vacance n’a pas été reconnue comme indépendante de la volonté du contribuable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404989(TA69-2404989)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire du 15 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord refusé l'aide juridictionnelle provisoire faute d'urgence. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment les erreurs de droit tirées des articles L. 313-11 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2302221(TA69-2302221)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante syrienne, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 21 février 2023 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré à l'intéressée, postérieurement à la requête, une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire". Considérant que ce nouveau titre n'emporte pas des effets équivalents à ceux du titre sollicité initialement, le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et a statué sur le fond de l'affaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409407(TA69-2409407)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une aide au permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, et aucun mémoire motivé n’a été produit dans le délai de recours. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406935(TA69-2406935)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 28 juin 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de saisine du collège des médecins de l'OFII avait été régulière. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2407988(TA69-2407988)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de 12 mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2305182(TA69-2305182)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière pour 2022 sur des biens indivis. La requérante, bénéficiaire de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, invoquait une exonération sur son habitation principale et contestait la taxation multiple de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a jugé que l’exonération prévue à l’article 1390 du code général des impôts ne s’applique pas à l’ensemble des propriétés indivises et que l’administration avait correctement calculé l’impôt en fonction des droits enregistrés au 1er janvier 2022. La requête a été intégralement rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306238(TA69-2306238)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D et Mme B, qui demandaient la décharge de la taxe foncière sur leur maison à Le Teil, endommagée par le tremblement de terre de 2019. Les requérants soutenaient que leur bien, interdit à l’habitation et non encore habitable, ne pouvait être imposé. Le tribunal a jugé qu’aucune pièce du dossier ne démontrait que le gros œuvre était impropre à toute utilisation, condition nécessaire pour une exonération. En application des articles 1380 et 1415 du code général des impôts, la taxe foncière reste due pour l’année entière selon les faits au 1er janvier.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2307831(TA69-2307831)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI MY d’une demande de réduction de la taxe foncière 2022 sur un tènement immobilier acquis en 2019. L’administration fiscale avait refusé d’appliquer les mécanismes de plafonnement et de lissage des valeurs locatives (articles 1518 A quinquies et 1518 E du CGI), estimant que la division du bien constituait un changement de consistance au sens de l’article 1406 du CGI. Le tribunal a jugé qu’en l’absence de toute modification physique des locaux, l’administration avait commis une erreur de droit. Il a donc prononcé la réduction de la taxe foncière et condamné l’État à verser 1 500 euros à la SCI MY au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306233(TA69-2306233)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022 à Villeurbanne. La requérante, étudiante sans ressource rattachée au foyer fiscal de ses parents, invoquait sa qualité d'étudiante pour obtenir la décharge. Le tribunal a jugé que cette qualité ne figure pas parmi les cas d'exonération prévus par le code général des impôts et que le revenu fiscal de référence de ses parents dépassait le plafond pour bénéficier de l'exonération totale prévue à l'article 1414 C du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2303098(TA69-2303098)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Financière et Foncière Eurobail, qui contestait les cotisations de taxe foncière de 2021 et 2022 pour un local commercial à Mably. La société demandait l'application d'un abattement de 20% pour différence de surface et contestait le choix du local-type n°11 de Villefranche-sur-Saône retenu par l'administration. Le tribunal a jugé que le local-type initial de Mably, dont la surface avait été considérablement augmentée, ne pouvait plus servir de terme de comparaison, et que le local-type de Villefranche-sur-Saône était adapté, les ajustements de situation se compensant. La solution s'appuie sur les articles 1498, 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2410133(TA69-2410133)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un litige relatif au refus de paiement intégral de la prime "MaPrimeRénov'" pour un immeuble situé à Vénérieu (Isère). Le tribunal constate que, en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, le contentieux immobilier relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve l'immeuble. Par conséquent, il se déclare incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Grenoble.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2410014(TA69-2410014)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait une décision du service des impôts des particuliers de Lyon 2. La requête ne contenait ni exposé des faits et moyens, ni énoncé des conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 4ème chambre a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation préalable à régulariser.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2206746(TA69-2206746)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 13 mars 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa résidence de plus de huit ans en France, de son mariage et de ses deux enfants. En conséquence, il a enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2208623(TA69-2208623)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant les décisions du maire de Lyon mettant fin à son abonnement sur le marché de la Croix-Rousse. Le tribunal a d'abord requalifié les conclusions dirigées contre les rejets de recours gracieux comme étant également dirigées contre les décisions initiales du 8 avril 2022. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence comme inopérant et a jugé que l'arrêté municipal du 10 mai 2016 portant règlement général des marchés, étant un acte réglementaire publié en ligne, était opposable sans notification individuelle. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2208903(TA69-2208903)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du 2 novembre 2022 de la préfète de l'Ain refusant son titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé que la décision ne violait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute d'insertion sociale ou professionnelle suffisante et en raison de son maintien irrégulier en France. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209252(TA69-2209252)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire et de défaut d’examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet ne s’était pas estimé lié par le seul critère de ressources. Il a jugé que les ressources de M. A, inférieures au seuil requis par les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, justifiaient légalement le refus. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la CIDE).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209314(TA69-2209314)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ancien harki, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité refusant la révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son psycho-syndrome post-traumatique. Le tribunal a jugé que l'aggravation alléguée n'était pas établie, car les symptômes décrits en 2021 étaient déjà présents dans les expertises médicales antérieures de 2013. La solution retenue est fondée sur l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui exige que le supplément d'invalidité soit exclusivement imputable aux infirmités initiales.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA69-2407864(TA69-2407864)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir une injonction de relogement en exécution d’une décision de la commission de médiation du Rhône du 17 octobre 2023, prise dans le cadre du droit au logement opposable (DALO). En cours d’instance, l’administration a proposé un logement adapté à M. B, qui l’a accepté et a signé un bail le 12 août 2024. Constatant que l’objet du litige avait disparu, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA