Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2407646(TA69-2407646)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. B A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable). Constatant que la commission de médiation du Rhône avait reconnu le requérant comme prioritaire le 26 décembre 2023 et qu'aucune offre de logement ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son relogement avant le 1er décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2409050(TA69-2409050)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 27 février 2024, en raison de l’absence d’offre de logement dans les délais légaux. La solution retenue se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a ordonné le relogement au plus tard le 1er décembre 2024, sous astreinte de 300 euros par mois de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2408128(TA69-2408128)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction visant à obtenir un hébergement, suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable. La préfète du Rhône a indiqué que la requérante était déjà prise en charge dans le cadre du dispositif d’accueil. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme B a été invitée à confirmer le maintien de sa requête, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc constaté et donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA69-2300012(TA69-2300012)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci contestait un titre de perception émis par l'établissement national de la solde pour le remboursement d'un trop-perçu de prime d'engagement supplémentaire de 1 348,46 euros, suite à sa radiation des contrôles pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que la radiation n'était pas liée à une blessure imputable au service, comme le soutenait la requérante. En application du décret n° 97-440 du 24 avril 1997, le ministre des armées a donc pu légalement réclamer le remboursement au prorata du temps non effectué. La demande d'annulation et de décharge de l'obligation de payer a été rejetée.
N° TA69-2407522(TA69-2407522)
Refus implicite de délivrance d’un duplicata de carte de résident – Tribunal administratif de Lyon – Non-lieu à statuer – Article R. 222-1 du code de justice administrative. La requérante ayant obtenu un accord pour le duplicata et un récépissé valable jusqu’au 2 avril 2025, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. L’État est condamné à verser 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2208780(TA69-2208780)
Le Tribunal administratif de Lyon était saisi par un surveillant pénitentiaire contestant la date de consolidation de son accident de service et le refus d’imputer au service les soins postérieurs. En cours d’instance, l’administration a pris un arrêté reconnaissant l’imputabilité de la rechute et plaçant l’agent en congé pour invalidité temporaire, ce qui a implicitement retiré les décisions attaquées. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408166(TA69-2408166)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de taxes d'habitation (2022-2023). La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit la décision préalable de l'administration sur son recours ni justifié du dépôt d'une réclamation préalable, comme l'exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 281-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA69-2408742(TA69-2408742)
Rejet d'une requête de M. B demandant au tribunal administratif de Lyon d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fournir un logement, sur le fondement d'une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable. Le tribunal a constaté que la requête était irrecevable car elle n'était pas signée, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA69-2408612(TA69-2408612)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société ESCA Lyon d'une demande en décharge de rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour les années 2016 à 2019. Par une ordonnance du 30 octobre 2024, le tribunal a constaté que cette requête constituait un doublon d'une autre requête enregistrée sous le n° 2410449, visant les mêmes conclusions. En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête n° 2408612 du registre du greffe. Aucun texte spécifique n'est mentionné, la décision se fondant sur la gestion des doublons de procédure.
N° TA69-2409549(TA69-2409549)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer l’accueil de M. A dans un centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 1er décembre 2024. Cette décision fait suite à la reconnaissance par la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône, le 16 juillet 2024, du caractère prioritaire de la demande de M. A, sans qu’aucune offre d’hébergement ne lui ait été proposée dans le délai légal de six semaines prévu à l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. L’injonction est assortie d’une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, conformément à l’article L. 441-2-3-1 du même code.
N° TA69-2408416(TA69-2408416)
Désistement d’une requête en injonction de logement (DALO). Le Tribunal administratif de Lyon, par ordonnance du 30 octobre 2024, donne acte du désistement de M. A, faute pour lui d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le constat du désistement d’office, après que la préfète du Rhône a informé le tribunal d’une proposition de logement faite au requérant.
N° TA69-2407854(TA69-2407854)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B pour obtenir une injonction d'attribution d'un logement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable. La préfète du Rhône a indiqué avoir proposé un logement adapté à la requérante. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité Mme B à confirmer le maintien de ses conclusions, mais elle n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté le désistement d'office de la requête, faute de confirmation, et lui en a donné acte.
N° TA69-2409555(TA69-2409555)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer l'accueil de Mme B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er décembre 2024. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation DALO le 6 août 2024, n'avait reçu aucune proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. L'injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA69-2409605(TA69-2409605)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir régularisé son recours après une demande du greffe. Mme A n’a pas fourni les pièces exigées par les articles R. 412-1 et R. 778-2 du même code, notamment sa signature ou la décision de la commission de médiation, malgré un courrier de régularisation resté sans réponse.
N° TA69-2405408(TA69-2405408)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A B pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de le reloger. La préfète ayant informé le tribunal qu'une proposition de logement avait été faite, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai d'un mois, M. B est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 30 octobre 2024, la première vice-présidente du tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA69-2305172(TA69-2305172)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SCI CMK 42, qui sollicitait la décharge de la taxe d'habitation sur les logements vacants pour deux appartements à Saint-Étienne au titre de 2022. La société invoquait le coût élevé des travaux nécessaires pour rendre les logements habitables. Le tribunal a estimé que la SCI n'apportait pas la preuve que les travaux requis étaient d'une importance telle qu'ils rendaient la vacance indépendante de sa volonté, au sens des articles 1407 bis et 232 du code général des impôts, et des réserves du Conseil constitutionnel.
N° TA69-2308228(TA69-2308228)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la préfète de l'Ardèche d'un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une délibération du syndicat mixte Numérian relative au recrutement d'un directeur général des services. En cours d'instance, le syndicat a indiqué avoir retiré la délibération contestée, et la préfète s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 30 octobre 2024, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater l'extinction de l'instance.
N° TA69-2302941(TA69-2302941)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B D, qui demandait à ne pas être imposée à la taxe d'habitation pour un second immeuble à Les Vans, qu'elle considérait comme sa résidence principale. La juridiction a jugé la demande irrecevable car elle ne visait pas une imposition déjà mise en recouvrement, mais tendait à enjoindre à l'administration de ne pas émettre une imposition, ce qui est sans objet. Cette solution est fondée sur les articles L. 199 et R. 190-1 du livre des procédures fiscales, qui imposent un recours préalable contre un impôt établi.
N° TA69-2410012(TA69-2410012)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du 20 juin 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 22 octobre 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait jusqu'au 22 avril 2024. La décision de la commission de médiation mentionnait clairement les voies et délais de recours. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA69-2403884(TA69-2403884)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 7ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les arrêtés du 21 mars 2024 de la préfète de l'Ardèche leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale.