Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410350(TA69-2410350)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant mongol, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison des mauvais traitements subis en Croatie et de ses craintes pour sa sécurité en tant que personne LGBT. Après avoir examiné les circonstances, notamment le passage éclair du requérant en Croatie et les défaillances alléguées dans la procédure d'asile, le tribunal a estimé que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a annulé l'arrêté de transfert et, par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence, en application de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA69-2410341(TA69-2410341)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les décisions du 8 octobre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé une interdiction de retour de deux ans et l’a assigné à résidence. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la préfète avait procédé à un examen personnalisé de la situation de l’intéressé. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-7 et L. 613-3, ainsi que sur l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2403884(TA69-2403884)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 7ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les arrêtés du 21 mars 2024 de la préfète de l'Ardèche leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale.
N° TA69-2304496(TA69-2304496)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. B visant à obtenir la décharge des taxes foncières 2021 et 2022 pour un appartement acquis en 2020, mais privé de raccordement à l'eau, le rendant inhabitable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le bien, anciennement à usage de bureau et non mis en location, ne pouvait bénéficier du dégrèvement pour vacance involontaire prévu à l'article 1389 du code général des impôts. La solution retenue confirme le refus de dégrèvement pour 2021 et maintient l'imposition pour le garage, tout en jugeant irrecevable la demande de restitution des sommes saisies faute de réclamation préalable.
N° TA69-2410625(TA69-2410625)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant les décisions du 22 octobre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé une interdiction de retour d’un an et l’a assigné à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur des actes, la cheffe du bureau de l’éloignement bénéficiant d’une délégation régulière. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2209224(TA69-2209224)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui demandait une injonction visant à interdire la publication de commentaires sous la tribune de l’opposition dans le bulletin municipal de Vénissieux. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative ni à une condamnation pécuniaire, comme l’exigent les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut adresser d’injonction à l’administration en l’absence de recours contre une décision. En conséquence, M. C a été condamné à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA69-2410242(TA69-2410242)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet de la Loire du 9 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu, ont été rejetés.
N° TA69-2208330(TA69-2208330)
Refus de prise en charge de séances de kinésithérapie pour un agent blessé en service. Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B pour irrecevabilité, faute de précisions suffisantes sur le moyen soulevé (absence d’examen médical). La décision est fondée sur l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA69-2208912(TA69-2208912)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la SARL Au Tout Cuit pour contester son exclusion du marché de la Croix-Rousse par le maire de Lyon. En cours d'instance, la commune a démontré que le maire avait, par une décision du 29 novembre 2022, réintégré la société et rétabli son ancienneté et sa place de titulaire. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice présentée par la société a été rejetée.
N° TA69-2400444(TA69-2400444)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son époux. La juridiction a constaté que la préfète du Rhône avait déjà fait droit à cette demande par une décision du 14 décembre 2023, antérieure à l’introduction du recours. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA69-2410627(TA69-2410627)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté de la préfète de l'Ain l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, car les conditions de notification n'affectent pas la légalité de la décision. Il a également estimé que le préfet avait légalement pu refuser un délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du même code, compte tenu du risque de soustraction de l'intéressé.
N° TA69-2410523(TA69-2410523)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du 16 octobre 2024 l'assignent à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que l'éloignement de M. A demeurait une perspective raisonnable, malgré son argument sur l'impossibilité d'obtenir un laissez-passer pour l'Algérie, pays dont il n'a pas la nationalité. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2410029(TA69-2410029)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. B, ressortissant nigérian, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des démarches infructueuses de l'intéressé depuis juillet 2022 et de l'absence de rendez-vous malgré ses relances. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel l'administration doit recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour examiner sa situation. Aucune astreinte n'a été prononcée, mais l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2407220(TA69-2407220)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Ce dernier avait transmis des pièces relatives à une demande de dérogation à l'obligation de logement par nécessité de service, sans joindre une requête contenant l'exposé des faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune régularisation n'étant intervenue dans le délai de recours, le juge a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la demande par ordonnance.
N° TA69-2404111(TA69-2404111)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a examiné le recours de Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône le 30 mai 2023. La requérante contestait son exclusion du dispositif et demandait l’attribution d’un logement, après avoir refusé une proposition de logement à Colombier-Saugnieu le 29 décembre 2023, qu’elle jugeait inadaptée en raison des temps de trajet. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le logement proposé était adapté aux besoins et capacités de Mme C, et que son refus n’était pas fondé sur un motif impérieux, déliant ainsi la préfète de son obligation. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2409985(TA69-2409985)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la suspension de sa rémunération par le directeur académique du Rhône, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La requérante a ensuite informé le tribunal de son désistement pur et simple. Par une ordonnance du 29 octobre 2024, la présidente de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement d’instance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410741(TA69-2410741)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B relative à ses difficultés avec la caisse primaire d'assurance maladie du Rhône concernant une demande de reconnaissance de maladie professionnelle. La requérante n’a formulé aucune conclusion précise ni précisé le fondement juridique de sa demande parmi les procédures de référé (suspension, liberté fondamentale, ou mesures utiles) prévues aux articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. En conséquence, le juge a estimé la requête manifestement irrecevable et l’a rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2409916(TA69-2409916)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande de remboursement de sommes prélevées pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée, relative à une contravention au code de la route. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que les contestations liées au recouvrement de telles amendes relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Cette solution est fondée sur les articles 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409652(TA69-2409652)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande d’exécution, sous astreinte, d’un jugement du 9 février 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation. La préfète a informé le tribunal avoir pris, le 12 juillet 2024, une décision de refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la demande était devenue sans objet et qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA69-2409442(TA69-2409442)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui se plaignait d’une discrimination et d’un défaut de proposition de poste à la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Auvergne Rhône-Alpes. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion formelle, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.