Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2408701(TA69-2408701)
Requête en injonction. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet pour irrecevabilité manifeste, la requérante n'ayant formulé aucune conclusion en annulation ni exposé aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Application de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA69-2407045(TA69-2407045)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’une requête contestant la somme de 2 531 euros mise à sa charge par le Centre Hospitalier Ain Val de Saône pour des indus de primes. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. En effet, la requête ne comportait ni exposé des moyens ni énoncé des conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du même code, et n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux.
N° TA69-2407034(TA69-2407034)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mai 2024 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes. Le requérant s'était borné à transmettre des pièces sans présenter de conclusions ni exposer de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai de recours, le juge a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour prononcer le rejet.
N° TA69-2406515(TA69-2406515)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Trans'avenir d'une demande d'annulation d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d'amendes forfaitaires majorées pour contraventions au code de la route. Le juge a constaté que, selon les articles 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, les contestations relatives au recouvrement de ces amendes relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406417(TA69-2406417)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait la résiliation de son contrat d'engagement militaire pour abandon de poste. Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve de sa demande préalable, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 29 octobre 2024.
N° TA69-2405987(TA69-2405987)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait le recalcul et le versement d’arrérages de sa pension de retraite et de sa rente d’invalidité par la CNRACL. Le juge a relevé que ces conclusions se heurtaient à l’autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 26 octobre 2023, qui avait déjà statué sur les mêmes droits. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405541(TA69-2405541)
Regroupement familial – Tribunal Administratif de Lyon – Non-lieu à statuer – Article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A, la préfète du Rhône ayant accordé le regroupement familial postérieurement à l’introduction du recours. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA69-2405945(TA69-2405945)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 17 octobre 2023, afin d'obtenir une injonction de logement. La préfète du Rhône soutenait que l'absence de proposition résultait du défaut d'enregistrement de la requérante auprès des services sociaux. Le tribunal a rejeté cet argument, jugeant que la décision de la commission portait sur une obligation de logement et non d'hébergement, et que ce seul défaut d'enregistrement ne faisait pas perdre à Mme A le bénéfice de son droit. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de loger ou reloger Mme A sous astreinte.
N° TA69-2407085(TA69-2407085)
Le Tribunal administratif de Lyon annule l'arrêté du 24 mai 2024 par lequel le préfet de la Drôme a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant camerounais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge retient que le préfet s'est mépris sur la situation familiale du requérant, marié à une Française depuis octobre 2023, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA69-2410692(TA69-2410692)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme prolongeant de 42 mois une interdiction de retour sur le territoire français, portant sa durée totale à 60 mois. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également écarté le moyen de défaut de motivation et d'examen de la situation personnelle, jugeant la décision suffisamment motivée. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de prolonger l'interdiction de retour jusqu'à cinq ans, et a considéré que le préfet s'était fondé sur la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de M. B. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2407683(TA69-2407683)
Permis de construire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour défaut d'intérêt à agir. Application des articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2409560(TA69-2409560)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Free Mobile d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Marcy-l’Etoile du 15 juillet 2024 s’opposant à une déclaration préalable de travaux. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à la procédure sans examen au fond.
N° TA69-2410777(TA69-2410777)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint-Agrève sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un mur de soutènement dangereux appartenant à la SCI La Belle Vue. Le tribunal a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le mur, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2301013(TA69-2301013)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les sociétés W.Club Lyon VIII et Fitnessea Group d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villeurbanne du 6 septembre 2022, ne s’opposant pas à une déclaration préalable de division d’un terrain. Les sociétés requérantes se sont désistées purement et simplement de leur instance et de leur action. Par ordonnance du 28 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, ainsi que de celui des conclusions de la société Cogedim Grand Lyon au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Villeurbanne fondées sur le même article ont été rejetées.
N° TA69-2410229(TA69-2410229)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas justifié pouvoir bénéficier de la présomption d'urgence liée au renouvellement d'un titre de séjour, ni apporté la preuve de circonstances particulières de précarité. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA69-2410226(TA69-2410226)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions du 9 octobre 2024 par lesquelles la préfète de l'Ardèche obligeait M. B J, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai et l'assignait à résidence. L'annulation est fondée sur l'incompétence du signataire des actes, la délégation de signature ne l'habilitant pas à prendre des mesures d'éloignement ou d'exécution. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat.
N° TA69-2409521(TA69-2409521)
Refus d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) – Tribunal administratif de Lyon – Incompétence de la juridiction administrative – Application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. Le tribunal rejette la requête de Mme A comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que les litiges relatifs à l’AEEH relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire.
N° TA69-2406149(TA69-2406149)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, contestant l'arrêté du 20 juin 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'éloignement bénéficiant d'une délégation régulière. Il a considéré que la mesure d'éloignement était fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé.
N° TA69-2403415(TA69-2403415)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 28 décembre 2023 par lequel la préfète du Rhône refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante albanaise, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : la préfète n'a pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que Mme B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour).
N° TA69-2405886(TA69-2405886)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'article L. 435-1 du CESEDA pour la demande de titre "salarié", au profit de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Il estime que le refus de titre "vie privée et familiale" ne porte pas une atteinte excessive à l'article 8 de la CEDH, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé, de l'absence de précisions sur ses attaches familiales en France et de ses liens conservés au Maroc. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.