Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410641(TA69-2410641)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A E C, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 21 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, et de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a estimé que l'arrêté était légal et que la situation de M. C ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA69-2307434(TA69-2307434)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, proviseur, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Lyon de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que la demande de M. B visait principalement la prise en charge de frais liés à une procédure disciplinaire, ce qui ne relève pas de l'obligation de protection prévue par les articles L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en ne sollicitant pas d'office la protection pour d'autres motifs non expressément invoqués. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2406318(TA69-2406318)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a annulé le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain à l'encontre de Mme B, ressortissante algérienne. La décision de refus était fondée sur l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, mais le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en considérant que Mme B avait séjourné en France en qualité d'étudiante, alors qu'elle ne détenait pas de titre de séjour étudiant. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire a été annulée par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de Mme B.
N° TA69-2209779(TA69-2209779)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme D B, directrice d’école, qui sollicitait la condamnation de l’État à l’indemniser des préjudices résultant de pathologies cardiaque et dépressive reconnues imputables au service. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, estimant que le contentieux avait été lié par le silence gardé sur la demande préalable. Sur le fond, il a jugé que Mme B n’apportait pas la preuve d’un manquement fautif de l’administration, notamment en matière de harcèlement moral ou d’établissement du tableau d’avancement. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux conclusions indemnitaires ni à la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2405887(TA69-2405887)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient les arrêtés du 21 mai 2024 de la préfète de l'Ain leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requêtes, considérant que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire et à l'illégalité des décisions subséquentes, n'étaient pas fondés.
N° TA69-2401253(TA69-2401253)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Mably à la société Cardinal participations. Le requérant s’est désisté de son instance, désistement accepté par la commune et la société bénéficiaire. Par ordonnance du 24 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2209126(TA69-2209126)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. A, ressortissant camerounais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
N° TA69-2406820(TA69-2406820)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait l’annulation de la décision du 13 juin 2024 de la préfète du Rhône refusant sa demande d’acquisition de la nationalité française. La requérante invoquait des problèmes de santé l’ayant empêchée de produire les documents demandés. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête pour défaut de moyens pertinents.
N° TA69-2410635(TA69-2410635)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la commune de Rive-de-Gier sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine (Tennis Club) appartenant à la société Constellium Paris. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande : il a rejeté la mission relative à la recherche de l'origine de l'affaissement, jugée hors du champ de l'expertise prévue par le texte. En revanche, il a désigné un expert pour constater l'état du bâtiment et des mitoyens, se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et proposer des mesures de sécurité.
N° TA69-2405384(TA69-2405384)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour obtenir l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. La préfète ayant informé le tribunal qu’une proposition de logement avait été faite à la requérante, celle-ci a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, elle est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA69-2405373(TA69-2405373)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A C d’une demande d’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de le reloger avant le 1er mai 2024. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2407026(TA69-2407026)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL GM2D d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Lozanne du 24 juin 2024 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un dispositif publicitaire. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 8 août 2024. Par une ordonnance du 24 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune.
N° TA69-2405892(TA69-2405892)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que la préfète avait légalement pu refuser le titre sur le fondement de l'article L. 422-1 du CESEDA en raison de l'absence de progression dans son cursus universitaire. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2207728(TA69-2207728)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un permis de conduire. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, la décision visant les textes applicables et énonçant les faits pertinents. Il écarte également le moyen d’erreur de droit, estimant que M. B ne justifiait pas de la régularité de son séjour à la date de la décision, le préfet ayant relevé que le titre produit était falsifié. La demande de frais de justice est rejetée, l’État n’étant pas la partie perdante.
N° TA69-2406392(TA69-2406392)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’une demande d’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de la reloger avant le 1er juin 2024. La préfète a soulevé l’irrecevabilité de la requête et sollicité un sursis à statuer, mais Mme A s’est ensuite désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 24 octobre 2024, la première vice-présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA69-2405035(TA69-2405035)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La décision a été fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2303138(TA69-2303138)
Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante comorienne, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône et demandant réparation des préjudices subis. Le tribunal a constaté que la délivrance d’une carte de séjour en cours d’instance rendait sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a jugé que le refus initial était illégal et constitutif d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, en méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de preuve suffisante des préjudices matériels allégués, le tribunal a limité l’indemnisation à 1 500 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence.
N° TA69-2410636(TA69-2410636)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Rive-de-Gier sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un mur de soutènement menaçant ruine et présentant un danger pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à cette demande en nommant un expert chargé d'examiner l'ouvrage, de dresser un constat de son état, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2409992(TA69-2409992)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Capoccitti Dépannage d’un référé précontractuel visant à l’annulation de la procédure de passation de la concession de gestion de la fourrière municipale de Chassieu, pour manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. La requérante soutenait que la commune avait violé le principe d’égalité de traitement des candidats en attribuant le contrat au-delà du délai de validité des offres fixé dans le règlement de la consultation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision a été rendue sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, ainsi que des règles du code de la commande publique.
N° TA69-2403236(TA69-2403236)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d’une demande de regroupement familial. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Par ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.