Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA69-2404610(TA69-2404610)

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 15 septembre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen de la situation de Mme A comme cela lui avait été enjoint. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution dans un délai d’un mois. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2406318(TA69-2406318)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a annulé le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Ain à l'encontre de Mme B, ressortissante algérienne. La décision de refus était fondée sur l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, mais le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en considérant que Mme B avait séjourné en France en qualité d'étudiante, alors qu'elle ne détenait pas de titre de séjour étudiant. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire a été annulée par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de Mme B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2302072(TA69-2302072)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus du préfet de l'Ain d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a jugé que le préfet était fondé à exiger les documents d'état civil et de nationalité prévus à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'ayant pas justifié de son identité. La solution retenue écarte l'application de l'article L. 431-2 du même code, la demande d'asile de l'intéressée relevant de la procédure "Dublin" et non de la compétence française. Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation ont donc été rejetés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2304493(TA69-2304493)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, un surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus du garde des sceaux de le nommer au grade de premier surveillant après avoir réussi le concours professionnel. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, en se fondant sur les dispositions de l'article L. 321-1 du code général de la fonction publique et du décret n° 2006-441 du 14 avril 2006. Il a jugé que l'administration pouvait légalement refuser la nomination d'un lauréat de concours pour des faits non inscrits au bulletin n° 2 du casier judiciaire, mais que cette faculté ne s'appliquait pas à un avancement de grade au sein du même corps. Cependant, le tribunal a estimé que le comportement de M. A, notamment sa condamnation pour harcèlement sexuel et agression sexuelle, justifiait le refus de nomination dans l'intérêt du service.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410287(TA69-2410287)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme E et M. C, ressortissants moldaves, contestant les arrêtés du 8 octobre 2024 ordonnant leur remise aux autorités néerlandaises. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de remise.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2307434(TA69-2307434)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, proviseur, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Lyon de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que la demande de M. B visait principalement la prise en charge de frais liés à une procédure disciplinaire, ce qui ne relève pas de l'obligation de protection prévue par les articles L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en ne sollicitant pas d'office la protection pour d'autres motifs non expressément invoqués. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA69-2405212(TA69-2405212)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 26 mai 2023, constate que l’administration n’a pas saisi un inspecteur du travail exempt de tout conflit d’intérêt, malgré l’injonction prononcée. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il enjoint au directeur de l’emploi, du travail et des solidarités de procéder à cette saisine dans un délai d’un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2406320(TA69-2406320)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme B, ressortissante gabonaise, contre les décisions de la préfète du Rhône refusant son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient légales au regard des stipulations de la convention franco-gabonaise et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408212(TA69-2408212)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. A, qui demandait au juge de lui trouver un logement ou de rétablir son droit d’accès au logement. Le tribunal a jugé que ces demandes étaient manifestement irrecevables, car il n’entre pas dans son office d’attribuer un logement, sauf dans le cadre spécifique du droit au logement opposable prévu par le code de la construction et de l’habitation. Les requêtes contestaient un courrier suspendant un accompagnement social, sans soulever de moyen opérant. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300133(TA69-2300133)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme et M. C, ressortissants albanais, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Rhône de leur fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que la préfète ne pouvait légalement refuser un rendez-vous au seul motif que les requérants avaient fait l’objet de précédentes mesures d’éloignement, en l’absence de caractère abusif ou dilatoire de leur demande. La solution retenue s’appuie sur le principe selon lequel l’administration doit recevoir un étranger dans un délai raisonnable pour examiner sa situation, conformément au code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La demande de substitution de motif formulée par la préfète a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2301155(TA69-2301155)

Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 8 624,30 euros à M. B, ressortissant géorgien, en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 10 janvier 2020 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement, annulé par un jugement du 22 septembre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la privation de l'allocation adulte handicapé (8 124,30 euros) et d'un préjudice moral (500 euros). Les conclusions accessoires ont été partiellement admises, avec une somme de 1 200 euros allouée à son avocat au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2300175(TA69-2300175)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A B, adjointe administrative, contestant le refus du ministre des armées de prolonger son activité au-delà de la limite d'âge (arrêté du 4 novembre 2022) et sa radiation des cadres (arrêté du 12 avril 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que l'arrêté de refus était suffisamment motivé et que l'absence de mention des voies et délais de recours était sans incidence sur sa légalité. S'appuyant sur les articles L. 556-1 et L. 556-5 du code général de la fonction publique, il a rappelé que la prolongation d'activité est une faculté et non un droit, et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le maintien de l'intéressée sur son poste ne satisfaisait pas à l'intérêt du service.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2304784(TA69-2304784)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de Mme C, ressortissante géorgienne, contre un refus de titre de séjour pour raisons de santé (arrêté du 24 mai 2023) et une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour (arrêté du 29 avril 2024). La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que l'état de santé de Mme C ne justifiait pas une protection au titre du droit au séjour, et que les mesures d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués sont le CESEDA et la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2410634(TA69-2410634)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du 21 octobre 2024 de la préfète de l'Ain lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 18 mois. La magistrate désignée a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de l'absence de relations effectives avec sa fille. Le refus de délai de départ volontaire a été jugé légal, fondé sur le risque de soustraction à la mesure d'éloignement au sens des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les conclusions visant à faire fixer l'Italie comme pays de destination ont été déclarées irrecevables, le juge ne pouvant se substituer à l'autorité administrative sur

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA69-2209779(TA69-2209779)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme D B, directrice d’école, qui sollicitait la condamnation de l’État à l’indemniser des préjudices résultant de pathologies cardiaque et dépressive reconnues imputables au service. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, estimant que le contentieux avait été lié par le silence gardé sur la demande préalable. Sur le fond, il a jugé que Mme B n’apportait pas la preuve d’un manquement fautif de l’administration, notamment en matière de harcèlement moral ou d’établissement du tableau d’avancement. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit fait droit aux conclusions indemnitaires ni à la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2405887(TA69-2405887)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient les arrêtés du 21 mai 2024 de la préfète de l'Ain leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requêtes, considérant que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire et à l'illégalité des décisions subséquentes, n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2308682(TA69-2308682)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour du 2 août 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le requérant ne remplissait pas la condition de régularité de séjour pour bénéficier de l'article 10 de l'accord franco-tunisien. Enfin, le refus de séjour n'a pas été considéré comme une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2300045(TA69-2300045)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, attachée territoriale, contestant le refus du maire de Lyon de lui conserver ses droits à avancement de grade et d'échelon durant sa mise en disponibilité pour convenances personnelles, pendant laquelle elle exerçait une activité professionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme tardive, constatant que la décision initiale de refus, notifiée par courriel du 23 juin 2021, n'avait pas été contestée dans le délai de deux mois, rendant irrecevable le recours gracieux formé en septembre 2022. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen du fond basé sur l'article 25-1 du décret du 13 janvier 1986 et les articles L. 514-1 et L. 514-2 du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2400776(TA69-2400776)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. A, surveillant pénitentiaire révoqué par le garde des sceaux le 25 septembre 2023. Le requérant contestait la légalité de cette sanction, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation du principe non bis in idem et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et que le refus de nomination à un grade supérieur ne constituait pas une sanction disciplinaire. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi la sanction de révocation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2410729(TA69-2410729)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la commune de Challes-la-Montagne, qui demandait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation pour constater des désordres sur un immeuble communal. La juridiction a jugé que cette procédure, prévue pour les relations entre le maire et un propriétaire privé, ne peut être appliquée lorsque l’immeuble concerné appartient à la commune elle-même. En conséquence, la demande a été déclarée irrecevable.

Résumé IA