Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2410741(TA69-2410741)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B relative à ses difficultés avec la caisse primaire d'assurance maladie du Rhône concernant une demande de reconnaissance de maladie professionnelle. La requérante n’a formulé aucune conclusion précise ni précisé le fondement juridique de sa demande parmi les procédures de référé (suspension, liberté fondamentale, ou mesures utiles) prévues aux articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. En conséquence, le juge a estimé la requête manifestement irrecevable et l’a rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2405541(TA69-2405541)
Regroupement familial – Tribunal Administratif de Lyon – Non-lieu à statuer – Article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A, la préfète du Rhône ayant accordé le regroupement familial postérieurement à l’introduction du recours. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA69-2410022(TA69-2410022)
Permis de construire modificatif – Tribunal Administratif de Lyon – Irrecevabilité pour défaut de production de l'acte attaqué – Articles R. 222-1 4° et R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la requête de M. B, qui contestait un permis de construire modificatif, faute pour le requérant d'avoir produit le permis attaqué malgré une demande de régularisation.
N° TA69-2409980(TA69-2409980)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au recteur de l’académie de Lyon pour le nommer à la classe exceptionnelle des professeurs certifiés en 2024. Le juge a considéré que ces conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal étaient manifestement irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif d’adresser de telles injonctions en dehors des cas prévus aux articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
N° TA69-2409916(TA69-2409916)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande de remboursement de sommes prélevées pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée, relative à une contravention au code de la route. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que les contestations liées au recouvrement de telles amendes relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Cette solution est fondée sur les articles 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408144(TA69-2408144)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'absence de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et demandait réparation. La requête, envoyée par courriel, ne respectait pas les formalités des articles R. 411-1, R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative (absence de signature originale et non-utilisation de Télérecours citoyen). Malgré une demande de régularisation notifiée le 22 août 2024, Mme B n'a pas corrigé ces vices dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA69-2409652(TA69-2409652)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande d’exécution, sous astreinte, d’un jugement du 9 février 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation. La préfète a informé le tribunal avoir pris, le 12 juillet 2024, une décision de refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la demande était devenue sans objet et qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA69-2408156(TA69-2408156)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour d’un an. La requête avait été adressée par courriel, en méconnaissance de l’obligation d’utiliser le téléservice « Télérecours citoyen » prévue à l’article R. 414-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 19 août 2024, M. B n’a pas produit d’exemplaire signé ni utilisé le service requis. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA69-2410127(TA69-2410127)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B D, ressortissant congolais, qui contestait son transfert aux autorités belges (responsables de sa demande d’asile) et son assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée, que la procédure prévue par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avait été respectée, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas fondés. L’assignation à résidence a été jugée légale, sans erreur manifeste d’appréciation. Le requérant a été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle.
N° TA69-2208912(TA69-2208912)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la SARL Au Tout Cuit pour contester son exclusion du marché de la Croix-Rousse par le maire de Lyon. En cours d'instance, la commune a démontré que le maire avait, par une décision du 29 novembre 2022, réintégré la société et rétabli son ancienneté et sa place de titulaire. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice présentée par la société a été rejetée.
N° TA69-2208330(TA69-2208330)
Refus de prise en charge de séances de kinésithérapie pour un agent blessé en service. Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B pour irrecevabilité, faute de précisions suffisantes sur le moyen soulevé (absence d’examen médical). La décision est fondée sur l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA69-2409442(TA69-2409442)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui se plaignait d’une discrimination et d’un défaut de proposition de poste à la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Auvergne Rhône-Alpes. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion formelle, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA69-2408701(TA69-2408701)
Requête en injonction. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet pour irrecevabilité manifeste, la requérante n'ayant formulé aucune conclusion en annulation ni exposé aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Application de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA69-2410580(TA69-2410580)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa demande de suspension de la décision du 27 août 2024 mettant fin à son contrat. Le requérant avait initialement demandé la suspension de cette décision, mais s'en est désisté par un mémoire enregistré le 23 octobre 2024. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte par une ordonnance du 29 octobre 2024.
N° TA69-2410442(TA69-2410442)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande visant à régulariser sa situation administrative suite à un blocage informatique de son compte ANEF et à l'expiration de son titre de séjour. La préfète du Rhône a informé le tribunal avoir fixé un rendez-vous à l'intéressé le 4 novembre 2024 pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, cette mesure étant de nature à permettre la régularisation de la situation de M. B.
N° TA69-2405945(TA69-2405945)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône du 17 octobre 2023, afin d'obtenir une injonction de logement. La préfète du Rhône soutenait que l'absence de proposition résultait du défaut d'enregistrement de la requérante auprès des services sociaux. Le tribunal a rejeté cet argument, jugeant que la décision de la commission portait sur une obligation de logement et non d'hébergement, et que ce seul défaut d'enregistrement ne faisait pas perdre à Mme A le bénéfice de son droit. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de loger ou reloger Mme A sous astreinte.
N° TA69-2405677(TA69-2405677)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, concerne le refus d'attribution d'un logement à M. C, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône le 26 septembre 2023. La préfète du Rhône soutient que M. C a refusé une proposition de logement à Caluire-et-Cuire le 31 octobre 2023, invoquant des motifs d'éloignement du travail et d'ancienneté du logement. Le tribunal, appliquant les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, estime que M. C ne justifie pas que ce logement était inadapté à ses besoins et capacités. Par conséquent, le tribunal rejette la requête de M. C, considérant qu'il a perdu le bénéfice de la décision favorable de la commission de médiation en refusant l'offre sans motif impérieux.
N° TA69-2404135(TA69-2404135)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux social, était saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation du Rhône le 17 octobre 2023, qui n'avait pas reçu d'offre à la date de sa requête. La préfète du Rhône a opposé que Mme A avait refusé une proposition de logement T3 à Irigny le 11 juin 2024, la privant ainsi du bénéfice de la décision de la commission. Le tribunal a jugé que ce refus n'était pas fondé sur un motif impérieux, le logement étant adapté à ses besoins et capacités, et que l'urgence n'avait pas disparu. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, la requête de Mme A a été rejetée.
N° TA69-2410370(TA69-2410370)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait son transfert aux autorités portugaises et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, que la compétence du signataire était établie, et que les droits du requérant prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (remise des brochures d'information et entretien individuel) avaient été respectés. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'assignation à résidence et aux frais de justice.
N° TA69-2410248(TA69-2410248)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait l’injonction de délivrance d’un titre de séjour pluriannuel sur le fondement des articles L. 422-21 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par une ordonnance du 29 octobre 2024, la présidente de la 7ème chambre a constaté ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été ordonnée.