Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409521(TA69-2409521)
Refus d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) – Tribunal administratif de Lyon – Incompétence de la juridiction administrative – Application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. Le tribunal rejette la requête de Mme A comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que les litiges relatifs à l’AEEH relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire.
N° TA69-2403416(TA69-2403416)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 28 décembre 2023 par lequel la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant albanais, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans.
N° TA69-2403415(TA69-2403415)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 28 décembre 2023 par lequel la préfète du Rhône refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante albanaise, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : la préfète n'a pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que Mme B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour).
N° TA69-2410097(TA69-2410097)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour résoudre un dysfonctionnement de son compte ANEF et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie et que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, l’absence de réponse de l’administration ayant fait naître une décision implicite de rejet faisant obstacle à la mesure sollicitée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d’instance.
N° TA69-2409560(TA69-2409560)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Free Mobile d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Marcy-l’Etoile du 15 juillet 2024 s’opposant à une déclaration préalable de travaux. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à la procédure sans examen au fond.
N° TA69-2408586(TA69-2408586)
Le Tribunal Administratif de Lyon a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d’exécution d’un jugement du 20 juin 2024. Le requérant demandait également la condamnation de l’État au titre des frais de justice. Le tribunal a fait droit à cette demande en mettant à la charge de l’État la somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue par ordonnance du président de la 2ème chambre le 28 octobre 2024.
N° TA69-2410692(TA69-2410692)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme prolongeant de 42 mois une interdiction de retour sur le territoire français, portant sa durée totale à 60 mois. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également écarté le moyen de défaut de motivation et d'examen de la situation personnelle, jugeant la décision suffisamment motivée. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de prolonger l'interdiction de retour jusqu'à cinq ans, et a considéré que le préfet s'était fondé sur la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de M. B. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2407683(TA69-2407683)
Permis de construire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour défaut d'intérêt à agir. Application des articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2301013(TA69-2301013)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les sociétés W.Club Lyon VIII et Fitnessea Group d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villeurbanne du 6 septembre 2022, ne s’opposant pas à une déclaration préalable de division d’un terrain. Les sociétés requérantes se sont désistées purement et simplement de leur instance et de leur action. Par ordonnance du 28 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, ainsi que de celui des conclusions de la société Cogedim Grand Lyon au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Villeurbanne fondées sur le même article ont été rejetées.
N° TA69-2301014(TA69-2301014)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte, par ordonnance du 28 octobre 2024, du désistement pur et simple d’instance et d’action des sociétés W.Club Lyon VIII et Fitnessea Group, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Villeurbanne à la société Cogedim Grand Lyon. La société pétitionnaire a également renoncé à ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ces désistements et rejeté les conclusions présentées par la commune de Villeurbanne sur le même fondement.
N° TA69-2410229(TA69-2410229)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas justifié pouvoir bénéficier de la présomption d'urgence liée au renouvellement d'un titre de séjour, ni apporté la preuve de circonstances particulières de précarité. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA69-2301672(TA69-2301672)
Refus de prise en charge rétroactive de frais d'hébergement en IME. Tribunal Administratif de Lyon. Donne acte du désistement pur et simple des requérants. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409155(TA69-2409155)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la métropole de Lyon de lui attribuer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné le rejet de la requête.
N° TA69-2304419(TA69-2304419)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a rejeté l'opposition formée par Mme D contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Ain pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 9 908,73 euros. Le tribunal a jugé que la contrainte était régulièrement signée par une agente bénéficiant d'une délégation de signature, et que l'absence de mention du prénom complet de l'auteur ne constituait pas un vice de forme. Il a également estimé que la requérante était irrecevable à contester le bien-fondé de l'indu, faute d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 122-3 et D. 253-6 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2410777(TA69-2410777)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint-Agrève sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un mur de soutènement dangereux appartenant à la SCI La Belle Vue. Le tribunal a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le mur, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2409983(TA69-2409983)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société PayByPhone. Celle-ci contestait la procédure de passation de marchés publics de la commune de Lyon pour un système de paiement dématérialisé du stationnement, invoquant notamment un vice de publicité, un manque de transparence et une erreur d'appréciation sur la régularité de son offre. Le juge a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, retenant que la commune avait valablement géré la prorogation des offres et que les documents de la consultation n'étaient ni contradictoires ni discriminatoires. La solution s'appuie sur les principes généraux de la commande publique et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2406149(TA69-2406149)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, contestant l'arrêté du 20 juin 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'éloignement bénéficiant d'une délégation régulière. Il a considéré que la mesure d'éloignement était fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé.
N° TA69-2405886(TA69-2405886)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'article L. 435-1 du CESEDA pour la demande de titre "salarié", au profit de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Il estime que le refus de titre "vie privée et familiale" ne porte pas une atteinte excessive à l'article 8 de la CEDH, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé, de l'absence de précisions sur ses attaches familiales en France et de ses liens conservés au Maroc. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2403440(TA69-2403440)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 17 novembre 2023 par lequel la préfète de l'Ain a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante de Guinée équatoriale, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de sa fille étant compromis par l'éloignement. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA69-2408885(TA69-2408885)
Désistement de Mme A de son recours en excès de pouvoir contre le refus du département de la Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. Le tribunal administratif de Lyon donne acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.