Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2403236(TA69-2403236)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d’une demande de regroupement familial. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Par ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA69-2407908(TA69-2407908)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Villemontais. En cours d’instance, le requérant a déclaré « annuler » son recours, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 octobre 2024. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA69-2209064(TA69-2209064)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SAS HI et de M. C contestant la fermeture administrative de trois mois de l'établissement "Café du Tram" prononcée par le préfet du Rhône le 17 novembre 2022. La décision, fondée sur le 3° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique pour des actes délictueux, a été jugée légalement prise par une autorité compétente, sans nécessité d'avertissement préalable. Le tribunal a également estimé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, la gérante ayant été informée et mise en mesure de présenter ses observations. En conséquence, les moyens d'incompétence, de vice de procédure et de méconnaissance des droits de la défense ont été écartés.
N° TA69-2407660(TA69-2407660)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint à la préfète du Rhône de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation Droit au logement opposable le 3 octobre 2023, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai légal de six mois. La solution retenue ordonne le relogement avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 300 euros par mois de retard, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2405035(TA69-2405035)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La décision a été fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA69-2407026(TA69-2407026)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL GM2D d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Lozanne du 24 juin 2024 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un dispositif publicitaire. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 8 août 2024. Par une ordonnance du 24 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune.
N° TA69-2405892(TA69-2405892)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que la préfète avait légalement pu refuser le titre sur le fondement de l'article L. 422-1 du CESEDA en raison de l'absence de progression dans son cursus universitaire. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2301368(TA69-2301368)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à Mme C, ressortissante arménienne. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale car le préfet n'avait pas communiqué ses motifs à la requérante, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.
N° TA69-2407327(TA69-2407327)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté de la préfète de l'Ain refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour et lui imposant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement était fondé sur le caractère dilatoire de la demande, en l'absence d'éléments nouveaux depuis un précédent refus, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 423-2 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2303138(TA69-2303138)
Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante comorienne, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône et demandant réparation des préjudices subis. Le tribunal a constaté que la délivrance d’une carte de séjour en cours d’instance rendait sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a jugé que le refus initial était illégal et constitutif d’une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, en méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de preuve suffisante des préjudices matériels allégués, le tribunal a limité l’indemnisation à 1 500 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence.
N° TA69-2405373(TA69-2405373)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A C d’une demande d’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de le reloger avant le 1er mai 2024. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410209(TA69-2410209)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B dirigée contre la métropole de Lyon. Le juge a constaté que la requête, soumise dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir, ne contenait l’énoncé d’aucune conclusion, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2407670(TA69-2407670)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme C contestant un permis de construire délivré par le maire de Villemontais. Les requérants n'ont pas respecté l'obligation de notification prévue à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, en n'ayant pas adressé au pétitionnaire et à la commune une copie intégrale de leur recours dans le délai de quinze jours francs. Leur simple courrier d'information, sans reprendre l'intégralité des faits, moyens et conclusions, a été jugé insuffisant. En conséquence, leurs conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées par ordonnance.
N° TA69-2407523(TA69-2407523)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Barthélemy-Lestra pour l'extension de la salle des fêtes communale. La requérante invoquait des nuisances et incivilités liées à l'utilisation de la salle, affectant sa santé et sa vie privée. Le juge a estimé que ce moyen était inopérant car sans incidence sur la légalité du permis de construire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA69-2402536(TA69-2402536)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme C d’une demande d’injonction de relogement fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, après reconnaissance de son caractère prioritaire par la commission de médiation. En cours d’instance, la préfète du Rhône a proposé à la requérante un logement de type T2 à Vaulx-en-Velin, qu’elle a accepté en signant un bail le 23 juillet 2024. Constatant que cette offre n’était pas manifestement inadaptée à sa situation, le tribunal a jugé que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2410230(TA69-2410230)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de l'ordre des avocats du barreau de Lyon qui demandait la fermeture du centre de rétention administrative (CRA) n°2 de Lyon Saint-Exupéry et diverses mesures d'urgence. Le juge a estimé que l'ordre des avocats ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester les conditions de rétention, rendant la requête irrecevable. A titre subsidiaire, il a considéré que les atteintes alléguées aux libertés fondamentales (dignité, santé, vie privée) n'étaient pas établies avec un degré de gravité et d'urgence justifiant une intervention en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur les articles 3, 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de la santé publique.
N° TA69-2309125(TA69-2309125)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A et M. B contre cinq saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction régionale des finances publiques, pour un montant total de 340 023 euros. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 23 octobre 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
N° TA69-2403510(TA69-2403510)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de la reloger avant le 1er décembre 2023. Mme C avait refusé une proposition de logement de type T3 à Villeurbanne, estimant qu'elle était inadaptée à son handicap en raison d'un espace de transfert insuffisant pour un fauteuil roulant. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas démontré, par des pièces médicales, qu'elle se déplaçait en fauteuil roulant et que la proposition n'était pas manifestement inadaptée à sa situation particulière au sens des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la demande a été rejetée, la préfète ayant satisfait à ses obligations.
N° TA69-2400256(TA69-2400256)
Recours de M. C devant le Tribunal Administratif de Lyon pour obtenir le relogement de sa famille (lui et ses quatre enfants) suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 21 mars 2023 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal rejette la demande d'injonction au motif que M. C a refusé, sans motif impérieux, une proposition de logement de type T5 à Irigny, jugée non manifestement inadaptée à sa situation au regard des critères de localisation, typologie et loyer. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 441-16-3, R. 441-18 et R. 441-18-2 du même code.
N° TA69-2410317(TA69-2410317)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait d’enjoindre à la caisse d’allocations familiales du Rhône de lui accorder un rendez-vous téléphonique pour régulariser sa situation, après la suspension de son revenu de solidarité active. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une décision préalable de refus de la caisse, qu’il appartenait à l’intéressée de contester par les voies de droit appropriées, et qu’aucun péril grave ne justifiait une mesure d’urgence. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement mal fondée.