Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

37 028 décisions disponibles — page 932/1852

DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2400508(TA69-2400508)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme A C d'une demande d'injonction à la préfète du Rhône pour assurer son relogement, suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable (DALO) reconnaissant sa situation comme prioritaire et urgente. En cours d'instance, l'administration a proposé à la requérante un logement de type T3 à Sathonay-Camp, qu'elle a accepté le 4 août 2024. Le tribunal a constaté que cette offre n'était pas manifestement inadaptée à sa situation, conformément à l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA69-2400267(TA69-2400267)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C, reconnu prioritaire pour un logement de type T4-T5 par la commission de médiation du Rhône, qui contestait le refus d'un logement T4 à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, jugé inadapté en raison de son éloignement de ses lieux de travail et de ceux de son épouse. La préfète du Rhône soutenait que ce refus faisait perdre à M. C son caractère prioritaire et que le logement était adapté. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. C n'avait pas justifié de difficultés particulières rendant le logement manifestement inadapté, et a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410263(TA69-2410263)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 5 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2401880(TA69-2401880)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme C, qui demandait le relogement de son foyer de trois personnes suite à une décision de la commission de médiation du Rhône du 4 juillet 2023. La requérante avait refusé une proposition de logement T3 à Lyon 3e, estimant qu'un T4 était nécessaire et que la localisation était inadaptée. Le tribunal juge que ce refus n'est pas fondé sur un motif impérieux, car la proposition était conforme aux préconisations de la commission et non manifestement inadaptée. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2400471(TA69-2400471)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le ministre de l’intérieur a partiellement reconstitué le solde de points, rendant sans objet les conclusions relatives à certaines infractions. Mme A s’est ensuite désistée purement et simplement de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance du 23 octobre 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2207721(TA69-2207721)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ancien élève de l’École normale supérieure (ENS) de Lyon, qui contestait un titre exécutoire émis pour le remboursement de 37 465,68 euros de traitements perçus, en raison de la rupture de son engagement décennal de service. Le tribunal écarte le moyen d’irrégularité formelle du titre (absence de mention de la qualité du signataire) car M. B connaissait cette qualité, et juge que l’existence de l’engagement décennal est établie par un document produit. La solution retenue est fondée sur les articles 36 du décret du 26 août 1987 et 17-1 du décret du 7 mai 2012 relatifs à l’ENS de Lyon, ainsi que sur l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2309125(TA69-2309125)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A et M. B contre cinq saisies administratives à tiers détenteur émises par la direction régionale des finances publiques, pour un montant total de 340 023 euros. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 23 octobre 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2403510(TA69-2403510)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de la reloger avant le 1er décembre 2023. Mme C avait refusé une proposition de logement de type T3 à Villeurbanne, estimant qu'elle était inadaptée à son handicap en raison d'un espace de transfert insuffisant pour un fauteuil roulant. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas démontré, par des pièces médicales, qu'elle se déplaçait en fauteuil roulant et que la proposition n'était pas manifestement inadaptée à sa situation particulière au sens des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la demande a été rejetée, la préfète ayant satisfait à ses obligations.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410230(TA69-2410230)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de l'ordre des avocats du barreau de Lyon qui demandait la fermeture du centre de rétention administrative (CRA) n°2 de Lyon Saint-Exupéry et diverses mesures d'urgence. Le juge a estimé que l'ordre des avocats ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester les conditions de rétention, rendant la requête irrecevable. A titre subsidiaire, il a considéré que les atteintes alléguées aux libertés fondamentales (dignité, santé, vie privée) n'étaient pas établies avec un degré de gravité et d'urgence justifiant une intervention en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur les articles 3, 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de la santé publique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2402536(TA69-2402536)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme C d’une demande d’injonction de relogement fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, après reconnaissance de son caractère prioritaire par la commission de médiation. En cours d’instance, la préfète du Rhône a proposé à la requérante un logement de type T2 à Vaulx-en-Velin, qu’elle a accepté en signant un bail le 23 juillet 2024. Constatant que cette offre n’était pas manifestement inadaptée à sa situation, le tribunal a jugé que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2400256(TA69-2400256)

Recours de M. C devant le Tribunal Administratif de Lyon pour obtenir le relogement de sa famille (lui et ses quatre enfants) suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 21 mars 2023 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal rejette la demande d'injonction au motif que M. C a refusé, sans motif impérieux, une proposition de logement de type T5 à Irigny, jugée non manifestement inadaptée à sa situation au regard des critères de localisation, typologie et loyer. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 441-16-3, R. 441-18 et R. 441-18-2 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2401075(TA69-2401075)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, rejette la requête de M. A C. Ce dernier demandait l'injonction à la préfète du Rhône de le reloger en exécution d'une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le tribunal estime que la proposition de logement de type T5 qui lui a été faite n'est pas manifestement inadaptée à sa situation, malgré ses griefs relatifs à l'éloignement des transports pour son fils handicapé et au coût du loyer. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2408487(TA69-2408487)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution de son ordonnance du 30 mai 2024, a constaté que la préfète du Rhône n'avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. B, comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande de nouvelle injonction mais a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de l'État si l'exécution n'intervient pas dans un délai de quinze jours. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2409922(TA69-2409922)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant cap-verdien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la décision était fondée sur les dispositions du 1° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407815(TA69-2407815)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante équatorienne, qui contestait l'arrêté du 14 mars 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. S'agissant du refus de titre de séjour, il a jugé que la requérante ne justifiait pas d'une nécessité liée au déroulement de ses études au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont été validées, et les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2207389(TA69-2207389)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays d'éloignement pour exécuter une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le requérant soutenait être admissible en Italie, mais n'a apporté aucune preuve, les autorités italiennes l'ayant au contraire signalé en situation irrégulière. Le tribunal a également écarté l'argument du domicile en France, jugé sans incidence sur la légalité de la décision. La solution se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2301655(TA69-2301655)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du maire de Givors refusant de publier la tribune d’un conseiller municipal d’opposition dans le bulletin municipal. Il a jugé que le maire ne peut contrôler le contenu des articles réservés à l’expression des élus minoritaires en application de l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, sauf en cas de propos diffamatoires ou injurieux au sens de la loi du 29 juillet 1881. En l’espèce, le refus n’était pas justifié par un tel caractère, et la solution retenue consacre le droit d’expression des élus d’opposition.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2208573(TA69-2208573)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) d'inclure les travaux d'isolation des rampants de toiture dans le calcul de sa prime "MaPrimeRénov'". Le tribunal a jugé que l'Anah ne pouvait pas écarter ces travaux au seul motif que la résistance thermique du matériau isolant correspondait à un seuil applicable aux combles perdus, dès lors que le procédé d'isolation utilisé était différent. En conséquence, la décision implicite de rejet a été annulée. La solution retenue s'appuie sur l'article 15 de la loi de finances pour 2020, le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et l'arrêté du 17 novembre 2020 relatifs à la prime de transition énergétique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2302018(TA69-2302018)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme F, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de contributions sociales pour l'année 2016. Les requérants invoquaient un défaut de communication de documents par l'administration, mais le tribunal a jugé que la procédure était régulière, les pièces litigieuses ayant été produites par les contribuables eux-mêmes ou n'ayant pas fait l'objet d'une demande de communication en temps utile. Sur le fond, le tribunal a estimé que les investissements réalisés par les requérants ne remplissaient pas les conditions de réinvestissement prévues à l'article 150-0 B ter du code général des impôts pour bénéficier du report d'imposition. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2408473(TA69-2408473)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 22 juillet 2024 par lequel le préfet de la Loire refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant arménien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa présence en France depuis 2018, de son mariage avec une compatriote en situation régulière et de la naissance de son enfant en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées.

Résumé IA