Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2301500(TA69-2301500)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de parents d'élèves demandant l'annulation du refus du maire de Tassin-la-Demi-Lune de réintroduire des menus de substitution dans les cantines scolaires. Les requérants contestaient la légalité de la décision de 2016 ayant supprimé ces menus, mais le tribunal a jugé que cette circonstance était sans incidence sur la légalité de la décision implicite de rejet de leur demande de 2022. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées. La commune n'étant pas la partie perdante, les requérants ont été condamnés à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300151(TA69-2300151)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Tassin-la-Demi-Lune d’abroger la décision de 2016 supprimant les menus de substitution dans les cantines scolaires. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, reconnaissant l’intérêt à agir de la requérante et la recevabilité de sa demande. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de refus d’abrogation, estimant que la suppression des menus de substitution, motivée par le principe de laïcité, méconnaît les stipulations de l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, qui impose de prendre en compte l’intérêt supérieur de l’enfant dans toutes les décisions le concernant. Le tribunal a enjoint à la commune de rétablir ces menus dans un délai de six mois, sans préjudice des contraintes techniques et financières.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404397(TA69-2404397)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du 23 avril 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés, compte tenu de l’absence d’attaches familiales en France et de la récence de son insertion professionnelle. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA69-2410503(TA69-2410503)

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de Saint-Paul-en-Jarez sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner un bâtiment menaçant ruine (effondrement du jardin et mouvement de sols). La solution retenue est la désignation d'un expert chargé de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux expertises.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410119(TA69-2410119)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait son transfert aux autorités portugaises et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la préfète du Rhône n'avait pas méconnu les articles 4 et 5 du règlement européen n° 604/2013, car M. B avait bien reçu les informations et bénéficié d'un entretien individuel en langue bengali, qu'il comprend. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ayant écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de l'article 17 du même règlement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404004(TA69-2404004)

Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 21 octobre 2024, a constaté le non-lieu à statuer sur la demande d’exécution de son jugement du 23 novembre 2023, qui avait annulé une décision implicite de rejet d’une demande de titre de séjour et enjoint son réexamen. Cette solution a été retenue car la préfète du Rhône a finalement accordé le titre de séjour sollicité par M. A, rendant les mesures d’exécution sans objet. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2405172(TA69-2405172)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la préfète de l'Ardèche d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus du maire de Saint-Lager-Bressac de modifier la durée d'une délégation de service public pour la gestion du camping municipal. La préfète s'est désistée de sa requête par un mémoire du 17 octobre 2024. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par une ordonnance du 21 octobre 2024.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2405510(TA69-2405510)

Le Tribunal administratif de Lyon a examiné le recours de Mme B, ressortissante arménienne, contre un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. En cours d'instance, la Cour nationale du droit d'asile lui a accordé la protection subsidiaire le 10 septembre 2024, ce qui a conduit la préfète du Rhône à retirer l'arrêté contesté le 26 septembre 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet, et n'a donc pas statué sur le fond. Il a condamné l'État à verser 1 200 euros à l'avocat de Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407052(TA69-2407052)

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant colombien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient légaux, l'intéressé ne justifiant d'aucune circonstance particulière. Les textes appliqués sont les articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404798(TA69-2404798)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du 7 mai 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait être mineur et donc protégé par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement des mineurs. Le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas la preuve de sa minorité, les actes d'état civil produits étant considérés comme faux et l'expertise médicale indiquant un âge biologique majeur. Par conséquent, la mesure d'éloignement a été jugée légale, sans méconnaissance de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404401(TA69-2404401)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen réel de sa situation, écartant notamment le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou l'accord franco-tunisien. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives au délai de départ volontaire et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410143(TA69-2410143)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410219(TA69-2410219)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du 7 octobre 2024 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie et que le moyen tiré des défaillances systémiques en Croatie n'était pas fondé, en l'absence de preuve de risques de traitements inhumains ou dégradants pour le requérant. Il a également estimé que l'état de santé de M. C ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2407673(TA69-2407673)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C D, ressortissante camerounaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de ses attaches conservées dans son pays d'origine.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406226(TA69-2406226)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale. Il a également jugé que la préfète ne s'était pas estimée en situation de compétence liée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. La demande de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement a été rejetée par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2410224(TA69-2410224)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait la prolongation d'un an de son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) et son assignation à résidence pour 45 jours. La juridiction a jugé que la décision de prolongation de l'IRTF n'était pas disproportionnée, en application des articles L. 612-8, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de son non-respect de l'IRTF initiale. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité de l'assignation à résidence par voie de conséquence a également été écarté.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA69-2405096(TA69-2405096)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison du défaut de signature de la requérante, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406227(TA69-2406227)

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 11 juin 2024 de la préfète de l'Ardèche lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que l'arrêté est suffisamment motivé et ne révèle pas d'erreur de droit, la préfète ayant bien exercé son pouvoir d'appréciation. Il juge également que la mesure d'éloignement ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2406450(TA69-2406450)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. D E et de Mme A G, ressortissants étrangers, contre les décisions de la préfète du Rhône du 18 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la violation de leur droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et de l'intérêt supérieur de leurs enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA69-2409999(TA69-2409999)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un refus de titre de séjour "salarié" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le requérant a été assigné à résidence dans le département du Haut-Rhin. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal constate que la compétence territoriale relève désormais du tribunal administratif de Strasbourg. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA