Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 936/1852
N° TA69-2404798(TA69-2404798)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du 7 mai 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait être mineur et donc protégé par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement des mineurs. Le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas la preuve de sa minorité, les actes d'état civil produits étant considérés comme faux et l'expertise médicale indiquant un âge biologique majeur. Par conséquent, la mesure d'éloignement a été jugée légale, sans méconnaissance de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA69-2410224(TA69-2410224)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait la prolongation d'un an de son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) et son assignation à résidence pour 45 jours. La juridiction a jugé que la décision de prolongation de l'IRTF n'était pas disproportionnée, en application des articles L. 612-8, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de son non-respect de l'IRTF initiale. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité de l'assignation à résidence par voie de conséquence a également été écarté.
N° TA69-2406122(TA69-2406122)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 31 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et abrogeant son attestation de demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, car le requérant avait introduit une première demande de réexamen d'asile uniquement pour faire échec à une mesure d'éloignement, conformément aux articles L. 541-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 33 de la Convention de Genève n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2410143(TA69-2410143)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2410503(TA69-2410503)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de Saint-Paul-en-Jarez sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner un bâtiment menaçant ruine (effondrement du jardin et mouvement de sols). La solution retenue est la désignation d'un expert chargé de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux expertises.
N° TA69-2404397(TA69-2404397)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du 23 avril 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés, compte tenu de l’absence d’attaches familiales en France et de la récence de son insertion professionnelle. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2404401(TA69-2404401)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen réel de sa situation, écartant notamment le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou l'accord franco-tunisien. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives au délai de départ volontaire et aux frais de justice.
N° TA69-2410126(TA69-2410126)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du 10 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du pôle régional Dublin bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et que l'état de vulnérabilité et les troubles psychologiques invoqués par la requérante ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA69-2410215(TA69-2410215)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'établissait pas que son état de santé faisait obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de notification de l'obligation de quitter le territoire français, M. A ayant déclaré avoir quitté la France suite à cette mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA69-2406675(TA69-2406675)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel la préfète de l'Ain obligeait M. B, ressortissant arménien, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car M. B est l'aidant principal de sa mère, qui réside régulièrement en France pour raisons médicales, et ses attaches familiales se situent désormais sur le territoire français.
N° TA69-2405032(TA69-2405032)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 de la préfète de l'Ain lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA69-2406563(TA69-2406563)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Le recours a été rejeté sur l'ensemble des moyens soulevés, incluant l'absence de saisine du collège de médecins de l'OFII et le défaut d'examen de la situation personnelle.
N° TA69-2406633(TA69-2406633)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, contestant un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de son séjour et de l'absence de liens familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2405172(TA69-2405172)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la préfète de l'Ardèche d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus du maire de Saint-Lager-Bressac de modifier la durée d'une délégation de service public pour la gestion du camping municipal. La préfète s'est désistée de sa requête par un mémoire du 17 octobre 2024. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par une ordonnance du 21 octobre 2024.
N° TA69-2402692(TA69-2402692)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour obtenir l'attribution d'un logement adapté, suite à une décision favorable de la commission de médiation Droit au logement opposable. La préfète du Rhône ayant indiqué avoir proposé un logement à la requérante, le tribunal l'a invitée à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Mme B n'ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 18 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA69-2402695(TA69-2402695)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour obtenir l'attribution d'un logement adapté, suite à une décision favorable de la commission de médiation Droit au logement opposable. En défense, la préfète du Rhône a indiqué avoir proposé un logement à l'intéressé. Le tribunal a alors invité M. A à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais celui-ci n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc donné acte du désistement d'instance de M. A, en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2406145(TA69-2406145)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui ouvrir un droit au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas, au préalable, exercé le recours administratif obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA69-2410285(TA69-2410285)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du CNAPS refusant à M. A l’autorisation préalable de suivre une formation aux métiers de la sécurité. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, notamment parce que ce refus ne l’empêche pas d’exercer un emploi dans un autre secteur. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA69-2410122(TA69-2410122)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de l'intéressé se heurtait à l'existence d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave avéré, la mesure sollicitée ne pouvait être ordonnée, le requérant étant invité à contester la décision implicite de rejet par les voies de droit appropriées.
N° TA69-2410021(TA69-2410021)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et que les autres moyens soulevés (absence de délai de départ, interdiction de retour disproportionnée, illégalité de l’assignation) n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 611-1, L. 612-1 et suivants) ainsi que sur les conventions internationales précitées.