Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2303061(TA69-2303061)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, agent contractuel de la commune de Vénissieux, qui demandait la condamnation de celle-ci pour diverses fautes liées à ses conditions d'emploi (contrats précaires, rémunération inadaptée, absence de protection fonctionnelle, etc.). Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que les conclusions indemnitaires étaient claires. Sur le fond, il a jugé que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, en application des dispositions de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n°88-145 du 15 février 1988.
N° TA69-2301326(TA69-2301326)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes du 19 décembre 2022 autorisant le transfert d’une officine de pharmacie sur la commune de Pierre-Bénite. Les requérantes, trois pharmacies voisines, contestaient la régularité de la demande de transfert et sa conformité au code de la santé publique. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 5125-3, L. 5125-3-1 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision a été prise après une audience publique et la prise en compte des observations sur les conséquences d’une éventuelle annulation.
N° TA69-2407687(TA69-2407687)
Refus d’AAH – Tribunal administratif de Lyon – Incompétence de la juridiction administrative – Application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A contestant le refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, au motif que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. La solution retenue est l’incompétence de l’ordre administratif, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2406230(TA69-2406230)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète du Rhône le 18 juin 2024. La requérante invoquait notamment un défaut d'examen, une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité du refus de séjour opposé à son époux était inopérante et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2406059(TA69-2406059)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la 6ème chambre, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire du 17 mai 2024. Cet arrêté lui faisait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré des risques encourus en Albanie, invoqué sur le fondement de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, était inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA69-2407470(TA69-2407470)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni motivé sa requête, malgré deux demandes de régularisation envoyées en septembre 2024, conformément aux articles R. 412-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA69-2310901(TA69-2310901)
Refus de regroupement familial – Tribunal Administratif de Lyon – Annulation pour insuffisance de motivation. Le tribunal a annulé la décision du 16 octobre 2023 par laquelle la préfète de l'Ain avait refusé la demande de regroupement familial présentée par M. A C pour son épouse. La motivation de la décision était insuffisante en droit et en fait, ne visant pas les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et omettant de mentionner la présence de l'enfant du requérant à son domicile. Cette annulation est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2305569(TA69-2305569)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante angolaise, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus, estimant que le préfet n'avait pas procédé à un examen complet de la situation personnelle de Mme C. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA69-2300640(TA69-2300640)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2020, issues d’une vérification de comptabilité de leur société. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de contrôle et contestaient être les bénéficiaires des distributions présumées, arguant que les fonds servaient à des frais professionnels. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que la procédure était régulière et que l'administration établissait que M. B était le maître de l'affaire et le bénéficiaire des sommes, lesquelles constituaient des revenus distribués au sens des articles 109-1-2° et 111-c du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant les impositions.
N° TA69-2300646(TA69-2300646)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante au centre hospitalier de Givors, qui contestait le refus de l’établissement de lui verser une indemnité compensatrice pour ses congés annuels non pris durant ses congés de maladie entre 2017 et 2019. Le tribunal a d’abord écarté le moyen d’insuffisance de motivation, la décision attaquée exposant clairement les délais de report applicables. Sur le fond, il a rappelé que, conformément à la directive 2003/88/CE et à la jurisprudence de la CJUE, le droit au report ou à l’indemnisation des congés non pris pour cause de maladie est limité à quatre semaines (20 jours) par année de référence. En l’espèce, Mme B n’a pas démontré avoir demandé le report de ses congés dans les délais impartis par la réglementation nationale, et son admission à la retraite ne lui ouvre pas droit à une indemnité pour les années antérieures. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2304073(TA69-2304073)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, brigadier-chef de la police municipale de Vaulx-en-Velin, qui contestait le refus implicite de la maire de lui accorder la protection fonctionnelle. La requête n° 2304073 a été rayée du registre car elle constituait un double de la requête n° 2304074. Le tribunal a examiné les faits de harcèlement et de discrimination allégués par Mme C au regard des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni de détournement de pouvoir en refusant la protection, et a donc rejeté la demande d'annulation. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA69-2303458(TA69-2303458)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, agent communal de Doizieux, qui a contracté une leucémie à tricholeucocytes après une exposition massive aux pesticides (glyphosate et 2,4-D) dans le cadre de ses fonctions. La commune ne contestant pas le principe de sa responsabilité sans faute, le tribunal a examiné la demande d'indemnisation des préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par l'allocation temporaire d'invalidité déjà attribuée. Se fondant sur les lois n° 83-634 et n° 86-33, le tribunal a rappelé que l'agent peut obtenir réparation intégrale de l'ensemble du dommage en cas de faute ou d'ouvrage public, mais que l'allocation forfaitaire répare déjà les pertes de revenus et l'incidence professionnelle. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur le principe de la responsabilité sans faute de la commune.
N° TA69-2406145(TA69-2406145)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui ouvrir un droit au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas, au préalable, exercé le recours administratif obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA69-2410285(TA69-2410285)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du CNAPS refusant à M. A l’autorisation préalable de suivre une formation aux métiers de la sécurité. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, notamment parce que ce refus ne l’empêche pas d’exercer un emploi dans un autre secteur. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA69-2302479(TA69-2302479)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. A, ressortissant tunisien, contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, auquel s'est substitué un refus explicite du préfet du Rhône du 30 septembre 2024. Le tribunal a jugé que la décision expresse était suffisamment motivée et que le moyen tiré du défaut de communication des motifs de la décision implicite était inopérant. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien.
N° TA69-2302430(TA69-2302430)
Refus d'autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le Tribunal administratif de Lyon constate que, postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, l'autorisation a été délivrée le 2 septembre 2024. En conséquence, les conclusions de la requête ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu de statuer.
N° TA69-2408343(TA69-2408343)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B E, ressortissant albanais, contestant l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA69-2406056(TA69-2406056)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 17 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA69-2406123(TA69-2406123)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut d'examen de sa situation, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision était légalement justifiée par l'irrégularité de la présence de l'intéressé et l'absence de liens familiaux ou d'insertion suffisante en France.
N° TA69-2409937(TA69-2409937)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme A, ressortissante sénégalaise titulaire d'un titre de séjour italien, afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour "salariée". La requérante justifiait d'une urgence caractérisée par l'absence de rendez-vous depuis février 2024, malgré une autorisation de travail et un contrat de travail, situation aggravée par sa grossesse. Le tribunal a ordonné une convocation sous quinze jours, avec un rendez-vous devant intervenir dans un délai maximal de deux mois, sans astreinte. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.