Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2401596(TA69-2401596)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour obtenir l'attribution d'un logement adapté, suite à une décision favorable de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. En défense, la préfète a indiqué avoir proposé un logement à la requérante. Le tribunal a alors invité Mme B à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais elle n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 18 octobre 2024, le tribunal a donné acte du désistement d'instance de Mme B, en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2403155(TA69-2403155)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 30 juin 2023, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas procédé au réexamen du titre de séjour de M. C, comme cela lui avait été enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à compter du 15 décembre 2024 si l’exécution n’est pas justifiée avant cette date. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’autorité de la chose jugée.
N° TA69-2310948(TA69-2310948)
Désistement d'instance. Le Tribunal Administratif de Lyon constate que Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable, n'a pas confirmé le maintien de sa requête après une proposition de logement de la préfète. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante est réputée s'être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA69-2403697(TA69-2403697)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Rhône le 24 janvier 2024. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. C, entré irrégulièrement en France en 2014, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, anciens et stables pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions d'éloignement et de fixation du pays de destination ont été maintenues.
N° TA69-2403741(TA69-2403741)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant pour contester un refus de titre étudiant, et qu'en tout état de cause, la situation personnelle de M. A ne justifiait pas une protection particulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA69-2403742(TA69-2403742)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 19 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, compte tenu de ses condamnations pénales, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA69-2205938(TA69-2205938)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A C, mineur blessé au visage par une grenade lacrymogène lors d’une opération de dispersion d’un attroupement le 8 février 2020 à Saint-Étienne, et par sa mère Mme B C, afin d’obtenir réparation de leurs préjudices. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, qui prévoit la responsabilité civile de l’État pour les dommages résultant des mesures prises pour rétablir l’ordre lors d’attroupements. Il a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. C (3 500 euros pour son préjudice physique et 1 500 euros pour son préjudice moral) et 800 euros à Mme C au titre de son préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA69-2303371(TA69-2303371)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande des sociétés MMA Iard et Andrezieux Distribution, qui sollicitaient l'indemnisation de préjudices subis lors du blocage de leur magasin Leclerc par le mouvement des "gilets jaunes" en novembre 2018. Les requérantes invoquaient la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements. Le tribunal a estimé que les sociétés n'apportaient pas de preuves suffisantes, comme des procès-verbaux de gendarmerie ou des constats d'huissier, pour démontrer la réalité du blocage et l'existence d'un délit d'entrave. En conséquence, la requête a été rejetée, et les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État.
N° TA69-2404803(TA69-2404803)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, a examiné la légalité du refus du préfet de la Loire d’autoriser le regroupement familial de son épouse, au motif d’une insuffisance de ressources. Le requérant contestait notamment une erreur d’appréciation sur cette condition de ressources. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les ressources de M. B, composées de l’allocation pour demandeur d’asile et de l’allocation de logement sociale, n’étaient ni stables ni suffisantes au regard du seuil requis. La décision a également écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2205382(TA69-2205382)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, colonel de sapeurs-pompiers, qui contestait son changement d'affectation et la fin de sa mise à disposition, les qualifiant de sanctions déguisées et invoquant un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision du 28 novembre 2017 ne constituait pas une sanction déguisée, car elle était justifiée par l'intérêt du service et non par une volonté de punir, et que les allégations de harcèlement moral n'étaient pas établies. Le moyen fondé sur la faute personnelle d'un agent a été écarté comme irrecevable, faute d'avoir été soumis à l'administration dans la demande préalable. La requête a donc été rejetée, sans application des articles L.761-1 du code de justice administrative ni du code civil.
N° TA69-2405531(TA69-2405531)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, contestant les décisions du préfet de la Loire du 17 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient suffisamment motivées et ne révélaient pas de défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour en France et de ses attaches familiales au Mali. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA69-2308266(TA69-2308266)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A pour obtenir l’attribution d’un logement adapté, conformément à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. En l’absence de réponse du requérant à une demande de confirmation de maintien de sa requête, le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il a constaté le désistement d’instance de M. B A, faute de confirmation dans le délai imparti.
N° TA69-2305222(TA69-2305222)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un rejet de réclamation en matière de taxe d’aménagement. En cours d’instance, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 17 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune charge n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA69-2410067(TA69-2410067)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre la préfète du Rhône à la convoquer pour lui délivrer une carte de résident. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, et a admis Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.
N° TA69-2410058(TA69-2410058)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait droit à la demande de la préfète du Rhône. Il a enjoint à M. B A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, de quitter sans délai le logement qu'il occupe abusivement dans un CADA de Vaulx-en-Velin, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le tribunal a constaté que le maintien dans les lieux après mise en demeure infructueuse constitue une occupation sans titre portant atteinte à la continuité du service public de l'hébergement. La solution retenue applique les dispositions des articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2410051(TA69-2410051)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet la demande d'injonction sur ce point. Le juge a toutefois rejeté la demande complémentaire d'enregistrement de la demande et de délivrance d'un récépissé, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y statuer avant le dépôt effectif du dossier. Enfin, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2410041(TA69-2410041)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône ayant convoqué le requérant, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette injonction. Il a toutefois rejeté la demande d'enregistrement anticipé du dossier et de délivrance d'un récépissé, jugée prématurée. Enfin, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2409962(TA69-2409962)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légalement justifiée en raison de la situation de réexamen de la demande d'asile de l'intéressé. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le vice de procédure et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA69-2409784(TA69-2409784)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de la société Hivory, qui contestait l'arrêté du maire de Vals-les-Bains s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'un intérêt public suffisant ni d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts contractuels. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur d'appréciation au regard des articles UB 11 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2409741(TA69-2409741)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 16 juillet 2024, qui enjoignait à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. En cours d'instance, la préfecture a délivré à M. B l'autorisation demandée, valable jusqu'au 29 mars 2025, et lui a accordé une carte de résident. Le tribunal a constaté que l'injonction était entièrement exécutée et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution, sans prononcer d'astreinte. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.