Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2309279(TA69-2309279)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. C d’une demande d’exécution d’un jugement du 31 mai 2022 enjoignant au préfet du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. En défense, la préfète a indiqué avoir statué sur le droit au séjour de l’intéressé par une décision du 3 juillet 2024. Constatant que cette décision rendait sans objet la demande d’injonction sous astreinte, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2407406(TA69-2407406)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision médicale de limitation des thérapeutiques actives pour son époux, prise par le CHU de Saint-Étienne. Le juge a considéré que les moyens invoqués par la requérante, notamment l’état de santé de son époux et des manquements dans la prise en charge, étaient soit inopérants, soit insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404879(TA69-2404879)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices de M. B, victime d'une chute à vélo le 26 mai 2020 sur une route départementale (D119E1) en raison d'un défaut d'entretien de la chaussée. La solution retenue est que la mesure d'expertise est utile et ne préjuge pas des responsabilités, notamment celle du département du Rhône, gestionnaire de la voie. La demande de mise hors de cause de la commune de Corcelles-en-Beaujolais a été rejetée, car sa présence aux opérations d'expertise n'est pas jugée utile. La demande de provision de 5 000 euros a été rejetée, la créance étant sérieusement contestable.
N° TA69-2403185(TA69-2403185)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé-exécution par M. A, constate l'inexécution de son précédent jugement du 14 septembre 2023. Ce jugement avait annulé une décision implicite de rejet de titre de séjour et enjoint à la préfète du Rhône de procéder à un réexamen. En l'absence de justification de cette exécution, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète, à défaut d'exécution dans un délai d'un mois. La décision est fondée sur les articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2410283(TA69-2410283)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la demande étant récente et le requérant ne justifiant pas d'une situation de précarité financière malgré une promesse d'embauche. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3, L. 522-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2309952(TA69-2309952)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B et Mme E d’un recours en annulation contre la délibération du 22 mai 2023 par laquelle la Communauté de communes de la Veyle a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal. Les requérantes ont ensuite déclaré se désister de leur requête, désistement accepté par la communauté de communes, qui s’est également désistée de ses conclusions au titre des frais de justice. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ces désistements sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2206798(TA69-2206798)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société Pierre et patrimoine contestant le refus de permis de construire pour une maison individuelle à Tassin-la-Demi-Lune. La société soutenait que le refus était fondé sur des erreurs de droit et d’appréciation concernant l’emprise au sol, le coefficient de pleine terre et la densification du secteur, en application du PLU-H de la métropole de Lyon. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les motifs de refus étaient justifiés et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Aucune injonction ou astreinte n’a été prononcée, et la commune a obtenu le remboursement de ses frais de justice.
N° TA69-2206763(TA69-2206763)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme D d’une demande indemnitaire contre le CHU de Saint-Étienne pour des fautes présumées lors de son accouchement le 12 août 2021. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision de rejet de la demande préalable, celle-ci ayant eu pour seul effet de lier le contentieux. Considérant que l’état du dossier ne permettait pas de se prononcer sur l’existence d’une faute et les préjudices allégués, il a ordonné une expertise judiciaire avant dire droit, sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les conditions de la prise en charge et l’étendue des dommages. Les droits de la CPAM du Rhône ont été réservés dans l’attente des résultats de cette expertise.
N° TA69-2410041(TA69-2410041)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône ayant convoqué le requérant, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette injonction. Il a toutefois rejeté la demande d'enregistrement anticipé du dossier et de délivrance d'un récépissé, jugée prématurée. Enfin, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2205572(TA69-2205572)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 25 mai 2022 par lequel le maire de Beaulieu avait refusé un permis de construire à M. A et Mme C pour une maison d'habitation. La juridiction a jugé que le motif de refus fondé sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme était entaché d'erreur d'appréciation, le terrain se situant dans une partie urbanisée de la commune. Les autres motifs, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier et des articles L. 111-11 et R. 111-14 du même code, ont été écartés comme infondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la constructibilité dans les parties urbanisées.
N° TA69-2401502(TA69-2401502)
Désistement d'instance pour défaut de confirmation de maintien de requête. Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par Mme A B pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône, constate que la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après une proposition de logement de la préfète. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte du désistement d'instance.
N° TA69-2310381(TA69-2310381)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la SCI Le Murier contestant le refus du maire de Décines-Charpieu de lui délivrer un permis de construire pour un ensemble immobilier de 57 logements et un local commercial. Le tribunal a annulé l'arrêté de refus du 8 juin 2023 et la décision de rejet du recours gracieux, estimant que les motifs invoqués par la commune, notamment l'absence de dossier spécifique ERP et la méconnaissance des articles du PLU-H, n'étaient pas fondés. Il a enjoint à la commune de délivrer le permis dans un délai d'un mois, en application des articles L. 424-1 et suivants du code de l'urbanisme. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la SCI Le Murier au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408301(TA69-2408301)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation de la décision de la préfète du Rhône ajournant sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a considéré que la requête était manifestement irrecevable car Mme B n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409784(TA69-2409784)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de la société Hivory, qui contestait l'arrêté du maire de Vals-les-Bains s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'un intérêt public suffisant ni d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts contractuels. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur d'appréciation au regard des articles UB 11 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA69-2403148(TA69-2403148)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Rhône sur sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé la carte de séjour sollicitée, rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 600 euros à M. A au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA69-2408291(TA69-2408291)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui demandait une indemnité de 200 000 euros en réparation des préjudices causés par des décisions du tribunal judiciaire de Saint-Étienne. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, rappelant qu'il n'appartient qu'à l'ordre judiciaire de connaître des demandes relatives au fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA69-2310294(TA69-2310294)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour 12 mois et la suppression de ses allocations, décidées par Pôle emploi (devenu France Travail) pour fausses déclarations. Le juge a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par France Travail, estimant que la requête, dirigée formellement contre le rejet du recours administratif, devait être interprétée comme contestant aussi la décision initiale de radiation. Cependant, les moyens de légalité externe (vices de forme et incompétence) soulevés uniquement contre la décision de rejet du 21 décembre 2022 ont été jugés inopérants. Sur le fond, le tribunal a considéré que la radiation et la suppression des allocations étaient légalement justifiées au regard des articles L. 5412-2, L. 5426-2 et R. 5412-4 du code du travail, M. A ayant résidé à l’étranger sans en informer Pôle emploi, ce qui constitue une fausse déclaration.
N° TA69-2308412(TA69-2308412)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné l'opposition de Mme B à une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 6 204,74 euros, ainsi que sa demande d'annulation du refus de remise gracieuse. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu pour certaines périodes et invoquait sa précarité et sa bonne foi pour obtenir une remise. Le tribunal a relevé que la contrainte était fondée sur les dispositions du code du travail, mais a constaté qu'en cours d'instance, France Travail avait accordé une réduction partielle de la dette, laissant un solde de 3 105,02 euros. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais il s'agit d'un jugement statuant sur la régularité de la contrainte et le bien-fondé de l'indu, en application des articles L. 5421-1 et suivants du code du travail.
N° TA69-2308291(TA69-2308291)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B et Mme C demandant l'annulation du permis de construire délivré le 5 mai 2023 par le maire de Craponne à la société Bouygues Immobilier pour un ensemble immobilier de 38 logements. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance des articles L. 101-2 du code de l'urbanisme et L. 163-1 du code de l'environnement, étaient irrecevables car présentés après le délai de cristallisation prévu à l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
N° TA69-2307253(TA69-2307253)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, rejette l'opposition de M. B à la contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 19 489,10 euros. Le juge estime que la mise en demeure et la contrainte sont régulières, car les motifs de l'indu, liés à la prise en compte d'un jugement prud'homal accordant des rappels de salaire, avaient été préalablement portés à la connaissance du requérant. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail, dont les exigences de motivation sont jugées satisfaites en l'espèce.