Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2407406(TA69-2407406)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision médicale de limitation des thérapeutiques actives pour son époux, prise par le CHU de Saint-Étienne. Le juge a considéré que les moyens invoqués par la requérante, notamment l’état de santé de son époux et des manquements dans la prise en charge, étaient soit inopérants, soit insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2310226(TA69-2310226)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’une demande d’exécution du jugement n° 2100617 rendu le 14 juin 2022. Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024, Mme B s’est désistée de ses conclusions. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 17 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2401937(TA69-2401937)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C d’une demande d’exécution d’un jugement du 2 mars 2023, qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a pris une nouvelle décision de refus de séjour le 22 juillet 2024, assortie d’une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a constaté que cette décision rendait sans objet la demande d’exécution, en application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2310272(TA69-2310272)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire lui accordant une réduction partielle de sa dette de prime d'activité. La requérante demandait une remise intégrale ou une réduction supplémentaire de l'indu de 2 316,96 euros, invoquant sa situation financière précaire. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de Mme A, les éléments produits ne démontraient pas une précarité justifiant une remise plus importante. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
N° TA69-2309897(TA69-2309897)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de Mme B contre une décision du département de la Loire confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 827,82 euros et refusant une remise gracieuse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la violation des droits de la défense, estimant que la décision était régulière et suffisamment motivée. Il a également jugé que les sommes versées par les grands-parents de Mme B devaient être considérées comme des ressources pour le calcul de ses droits au RSA. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.
N° TA69-2309449(TA69-2309449)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite de la CAF du Rhône de lui accorder une remise de sa dette de prime d’activité de 2 769,78 euros. Le juge, statuant en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a estimé que la situation de précarité invoquée par le requérant n’était pas suffisamment établie au regard de ses ressources et charges, malgré sa bonne foi non contestée. La solution retenue est le rejet de la demande, faute de justification d’une précarité justifiant une remise ou réduction de la dette.
N° TA69-2407240(TA69-2407240)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant le retrait de son certificat de résidence de dix ans, le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et le rejet de sa demande de regroupement familial. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient légales. Il a notamment considéré que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2408292(TA69-2408292)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnité de 180 000 euros en réparation des préjudices causés par des décisions du tribunal judiciaire du Puy-en-Velay. Par une ordonnance du 17 octobre 2024, le tribunal a rejeté cette requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que seul l’ordre judiciaire est compétent pour connaître des litiges relatifs au fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2310381(TA69-2310381)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la SCI Le Murier contestant le refus du maire de Décines-Charpieu de lui délivrer un permis de construire pour un ensemble immobilier de 57 logements et un local commercial. Le tribunal a annulé l'arrêté de refus du 8 juin 2023 et la décision de rejet du recours gracieux, estimant que les motifs invoqués par la commune, notamment l'absence de dossier spécifique ERP et la méconnaissance des articles du PLU-H, n'étaient pas fondés. Il a enjoint à la commune de délivrer le permis dans un délai d'un mois, en application des articles L. 424-1 et suivants du code de l'urbanisme. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la SCI Le Murier au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2310704(TA69-2310704)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la chambre sociale, a examiné l'opposition de M. B A contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 867,70 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu, soutenant qu'il était resté inscrit comme demandeur d'emploi. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'indu était justifié par le cumul de l'allocation avec une activité non salariée de plus de trois mois, en application des articles L. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail, et que la contrainte était régulière.
N° TA69-2402632(TA69-2402632)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’une demande d’exécution du jugement du 2 mars 2023, qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a pris une nouvelle décision de refus de séjour le 22 juillet 2024, assortie d’une obligation de quitter le territoire. Le tribunal constate que cette décision constitue une exécution de l’injonction, rendant sans objet la demande d’exécution. Il déclare donc qu’il n’y a plus lieu de statuer, sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2304942(TA69-2304942)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de ses allocations par Pôle emploi (devenu France Travail) pour une durée de 12 mois, en raison de sa résidence en Côte d'Ivoire. Le requérant soutenait que la sanction était illégale, faute de preuve de fraude et de respect des obligations de suivi par l'administration. La juridiction a appliqué les articles L. 5412-2, L. 5426-2 et R. 5426-3 du code du travail, qui sanctionnent les fausses déclarations et la résidence hors du territoire couvert par le régime d'assurance chômage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la radiation et la suppression des allocations étaient justifiées par le non-respect de l'obligation de résidence et l'absence de déclaration de changement de domicile.
N° TA69-2310294(TA69-2310294)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour 12 mois et la suppression de ses allocations, décidées par Pôle emploi (devenu France Travail) pour fausses déclarations. Le juge a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par France Travail, estimant que la requête, dirigée formellement contre le rejet du recours administratif, devait être interprétée comme contestant aussi la décision initiale de radiation. Cependant, les moyens de légalité externe (vices de forme et incompétence) soulevés uniquement contre la décision de rejet du 21 décembre 2022 ont été jugés inopérants. Sur le fond, le tribunal a considéré que la radiation et la suppression des allocations étaient légalement justifiées au regard des articles L. 5412-2, L. 5426-2 et R. 5412-4 du code du travail, M. A ayant résidé à l’étranger sans en informer Pôle emploi, ce qui constitue une fausse déclaration.
N° TA69-2308291(TA69-2308291)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B et Mme C demandant l'annulation du permis de construire délivré le 5 mai 2023 par le maire de Craponne à la société Bouygues Immobilier pour un ensemble immobilier de 38 logements. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance des articles L. 101-2 du code de l'urbanisme et L. 163-1 du code de l'environnement, étaient irrecevables car présentés après le délai de cristallisation prévu à l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
N° TA69-2308898(TA69-2308898)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon annule le rejet par la commission de médiation "Droit au logement opposable" du Rhône du recours de Mme B A, mère de trois enfants en situation précaire. Le tribunal juge que la commission ne pouvait se fonder sur le seul fait que Mme A bénéficiait d'un hébergement d'urgence à l'hôtel, car ce dispositif est par nature provisoire et instable. Il rappelle que l'hébergement attribué aux demandeurs reconnus prioritaires doit présenter un caractère de stabilité pour permettre un accompagnement vers un logement autonome. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA69-2308412(TA69-2308412)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné l'opposition de Mme B à une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 6 204,74 euros, ainsi que sa demande d'annulation du refus de remise gracieuse. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu pour certaines périodes et invoquait sa précarité et sa bonne foi pour obtenir une remise. Le tribunal a relevé que la contrainte était fondée sur les dispositions du code du travail, mais a constaté qu'en cours d'instance, France Travail avait accordé une réduction partielle de la dette, laissant un solde de 3 105,02 euros. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais il s'agit d'un jugement statuant sur la régularité de la contrainte et le bien-fondé de l'indu, en application des articles L. 5421-1 et suivants du code du travail.
N° TA69-2307253(TA69-2307253)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, rejette l'opposition de M. B à la contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 19 489,10 euros. Le juge estime que la mise en demeure et la contrainte sont régulières, car les motifs de l'indu, liés à la prise en compte d'un jugement prud'homal accordant des rappels de salaire, avaient été préalablement portés à la connaissance du requérant. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail, dont les exigences de motivation sont jugées satisfaites en l'espèce.
N° TA69-2308984(TA69-2308984)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui accorder une aide individuelle à la formation pour des formations en architecture intérieure et décoration. Le juge a estimé que ces formations, non diplômantes et visant un perfectionnement sans prérequis, ne correspondaient pas à l'objectif prioritaire des aides, qui est de favoriser une reprise d'emploi rapide et durable. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 6121-4 du code du travail, ainsi que sur les délibérations du conseil d'administration de Pôle emploi fixant les conditions d'attribution de ces aides.
N° TA69-2306369(TA69-2306369)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande d'indemnisation de M. B, reconnu prioritaire pour un relogement adapté à son handicap, suite à l'annulation de la décision initiale de la commission de médiation. Le juge a retenu la responsabilité de l'État pour la faute commise entre décembre 2019 et mars 2021, période durant laquelle l'illégalité a retardé la reconnaissance de ses droits et prolongé son maintien dans un logement inadapté, causant des troubles dans ses conditions d'existence. En revanche, la carence fautive de l'État après la décision de la commission de médiation du 9 mars 2021 n'a pas été établie, un logement adapté ayant été proposé. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA69-2308417(TA69-2308417)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 3 082,91 euros, ainsi que sa demande d'annulation du refus de remise gracieuse. Le juge estime que la situation de précarité de M. B n'est pas établie et que sa bonne foi est sans incidence sur le bien-fondé de la créance, qui résulte d'un cumul prohibé avec l'allocation adulte handicapé. La décision s'appuie sur les articles L. 5426-8-3 et L. 5423-7 du code du travail.