Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2206709(TA69-2206709)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A contestant la sanction d'avertissement prononcée pour violences physiques en détention. Le juge a écarté les moyens de procédure, jugeant inopérants l'absence d'identification de l'auteur du compte-rendu d'incident et le défaut d'information préalable du détenu. Il a également estimé que le refus de visionnage des images vidéo ne violait pas les droits de la défense et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue s'appuie sur le code pénitentiaire et le code de justice administrative.
N° TA69-2406221(TA69-2406221)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. B, ressortissant camerounais, contre un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour en tant qu'étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que la préfète avait commis une erreur de droit en considérant que l'inscription en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ne constituait pas des "études supérieures" au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination, avec injonction de réexaminer la situation de M. B.
N° TA69-2305082(TA69-2305082)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes de lui attribuer une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux pour 2023-2024. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par conséquent, Mme B est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 16 octobre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA69-2410201(TA69-2410201)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la préfète du Rhône concernant la demande de carte de résident de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante, qui avait sollicité le renouvellement de son titre de séjour avant son expiration, pouvait bénéficier d'une attestation de prolongation d'instruction en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'urgence caractérisée, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés.
N° TA69-2407046(TA69-2407046)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association FH Production. Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Valserhône à lui verser une provision de 30 000 euros pour le non-respect d'un engagement financier lié au tournage d'un film. Le juge a constaté que la demande préalable d'indemnisation n'avait été adressée à la commune que le 14 octobre 2024, soit après l'introduction de la requête, et qu'aucune décision implicite de rejet n'était encore née. La demande de provision a donc été jugée irrecevable car prématurée, en application des articles R. 541-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2306178(TA69-2306178)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 16 mai 2023 de la commission de médiation du Rhône refusant de le reconnaître prioritaire pour un relogement au titre du droit au logement opposable. En cours d’instance, la préfète du Rhône a informé le tribunal qu’une nouvelle décision du 20 février 2024 avait fait droit à la demande du requérant. Constatant que M. B avait obtenu satisfaction, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu à statuer. La requête a donc été déclarée sans objet.
N° TA69-2407080(TA69-2407080)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, un ressortissant kosovare, contestant un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour n'étaient pas disproportionnées et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA69-2407415(TA69-2407415)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du 24 juin 2024 de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Sur le fond, il a considéré que la requérante ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études ni de ressources suffisantes, conformément au titre III de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2409884(TA69-2409884)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante turque. La préfète du Rhône a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 10 janvier 2025, ce qui n'a pas abrogé la décision contestée. Le juge a constaté que cette attestation, en régularisant provisoirement la situation de Mme A, faisait disparaître l'urgence nécessaire à la suspension, condition essentielle prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA69-2405121(TA69-2405121)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de le reloger. La préfète ayant indiqué avoir proposé un logement, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de sa requête. En l'absence de réponse de sa part dans le délai d'un mois, le tribunal a constaté son désistement présumé sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA69-2410234(TA69-2410234)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’interdiction de retour de trois ans prise par le préfet du Puy-de-Dôme le 11 octobre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen personnel, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et fondé sur une appréciation particulière de sa situation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA69-2103525(TA69-2103525)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le Syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) Ain-Suran d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs et intervenants (M. B, sociétés ETBL, 2BR, GPR, Ceten Apave International, IZI Confort, Ariston France, Brachet Comtet) à réparer les désordres affectant un groupe scolaire et un espace de restauration, ainsi que les préjudices moral et financiers. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné les demandes principales et subsidiaires, incluant des appels en garantie entre les défendeurs. Les textes appliqués incluent l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.
N° TA69-2410094(TA69-2410094)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de certificat de résidence algérien de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour ordonner une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé le délai de quatre mois entre la naissance de la décision implicite et la requête en référé, ainsi que le fait que la fin de la période d'essai de l'intéressée n'était pas uniquement liée à l'absence de titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2204616(TA69-2204616)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme F A et M. D C, agissant pour leur fille mineure, afin d’engager la responsabilité du centre hospitalier d’Annonay pour une faute médicale lors d’une intervention chirurgicale du 31 octobre 2010, ayant entraîné une lésion du nerf ulnaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement, considérant que le médecin, bien qu’exerçant une activité libérale, était de permanence et que le choix thérapeutique erroné constituait une faute imputable à l’hôpital. Il a condamné le centre hospitalier à indemniser les préjudices subis, en application des principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier, sur le fondement du code de la santé publique. La solution a également pris en compte les demandes de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF pour le remboursement de ses prestations.
N° TA69-2407430(TA69-2407430)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Loire pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 2 580,23 euros. La requérante invoquait uniquement sa situation personnelle et financière difficile pour contester le remboursement. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car ils sont sans incidence sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2206900(TA69-2206900)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, détenue au centre de détention de Roanne, contestant la décision du 31 mars 2022 ordonnant sa fouille intégrale. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une atteinte disproportionnée à ses droits. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée par le "comportement suspect" de l'intéressée, justifiant ainsi la mesure au regard des dispositions de l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la fouille intégrale ordonnée.
N° TA69-2305354(TA69-2305354)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’autorisation d’instruire leur fille dans la famille pour l’année 2023-2024. Le tribunal a constaté que les requérants, malgré une demande de confirmation adressée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’ont pas maintenu leurs conclusions. En conséquence, ils sont réputés s’être désistés, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA69-2405081(TA69-2405081)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation droit au logement opposable du Rhône, lui reconnaissant un droit au relogement. En défense, la préfète a indiqué qu'une proposition de logement avait été faite à l'intéressé. Invité par le tribunal à confirmer le maintien de sa requête, M. B n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc constaté son désistement d'office et a pris acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA69-2311001(TA69-2311001)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. B, ressortissant russe, contestant un refus de titre de séjour et un refus de renouvellement assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure (composition du collège de médecins de l'OFII), de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH. En conséquence, les demandes d'annulation des arrêtés préfectoraux et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées.
N° TA69-2109071(TA69-2109071)
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A contestant un avis de sommes à payer de 40 euros émis par les Hospices civils de Lyon pour son hospitalisation de moins de 24 heures. Le tribunal applique l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale et l'arrêté du 19 février 2015, qui prévoient la facturation d'un forfait journalier pour chaque journée calendaire d'hospitalisation, comptabilisée à minuit, y compris le jour de sortie. La durée horaire du séjour est sans incidence sur ce mode de calcul. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de la créance.