Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2405777(TA69-2405777)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du 28 mai 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision d'éloignement était légale, la demande d'asile de l'intéressée ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision fixant le pays de renvoi a également été validée.
N° TA69-2409564(TA69-2409564)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme irrecevable la requête de M. B C, qui contestait le refus d’admettre son fils au baccalauréat professionnel session 2024. Le juge a estimé que la demande constituait un recours gracieux, et non un recours contentieux en excès de pouvoir, ce qui ne relève pas de la compétence du tribunal. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410273(TA69-2410273)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Millery sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant la sécurité publique en raison d'une fissure importante. La juridiction a fait droit à cette demande et a ordonné une expertise pour constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer l'existence d'un danger imminent, et proposer des mesures de sécurité. L'expert désigné devra remettre son rapport avant le 31 octobre 2024.
N° TA69-2409874(TA69-2409874)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de M. C, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que cette demande était irrecevable car elle tendait à obtenir une mesure définitive, alors que le juge des référés ne peut prendre que des mesures provisoires. Par ailleurs, le silence gardé par l'administration pendant quatre mois ayant fait naître une décision implicite de rejet, la demande se heurtait à l'existence de cette décision, que l'intéressé peut contester par un recours en excès de pouvoir ou un référé-suspension. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2407412(TA69-2407412)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa candidature en licence « Sciences pour la santé » à l’université Jean Monnet. Le juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension le 27 juillet 2024, Mme A, informée de l’obligation de confirmer le maintien de sa requête dans un délai d’un mois, n’a pas procédé à cette confirmation. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA69-2402665(TA69-2402665)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C pour obtenir, sous astreinte, l’exécution d’une décision de la commission de médiation « droit au logement opposable » du Rhône du 29 août 2023, reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. En cours d’instance, la préfète du Rhône a attribué à la requérante un logement de type T3 à Lyon, dont le bail a été signé le 10 avril 2024. Constatant que la demande d’injonction avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409550(TA69-2409550)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une ordonnance de référé du 5 juillet 2024, qui enjoignait à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant l'absence de toute mesure d'exécution de la part de la préfète, le tribunal a fait application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative. Il a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète, si elle ne justifie pas de l'exécution de l'ordonnance dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision.
N° TA69-2409748(TA69-2409748)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant, rendant sans objet la demande d'injonction de fixation d'un rendez-vous. Le juge a rejeté la demande d'enregistrement anticipé du dossier et de délivrance d'un récépissé, celle-ci étant prématurée. L'État a été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA69-2402824(TA69-2402824)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction sous astreinte visant à obtenir un logement adapté, conformément à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône. La préfète du Rhône ayant informé le tribunal du relogement de l’intéressée, Mme B s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 14 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2303956(TA69-2303956)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contestant une facture d’eau incluant une contribution exceptionnelle « sécheresse » de la société Véolia. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, rappelant que le service public d’eau et d’assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) en vertu de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Les litiges individuels entre un SPIC et ses usagers relèvent du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409788(TA69-2409788)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 13 septembre 2024 de la préfète du Rhône l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, dont la légalité avait été confirmée par un jugement antérieur. Enfin, la mesure d'assignation à résidence, assortie d'une obligation de présentation bi-hebdomadaire, n'a pas été jugée disproportionnée malgré l'activité professionnelle de l'intéressé, au regard des dispositions des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409833(TA69-2409833)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C, ressortissante arménienne, contestant la décision du 19 avril 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, et a substitué la base légale de la décision aux articles L. 551-15 et R. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lieu et place de l'article L. 551-16. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA69-2303935(TA69-2303935)
Refus d'inscription universitaire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la demande de Mme B constituant un recours gracieux et non un recours contentieux. Application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2301860(TA69-2301860)
Recours de Mme A B contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Rhône. Le Tribunal Administratif de Lyon constate que le préfet a délivré une carte de résident de 10 ans le 19 octobre 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur ces demandes. L’État est condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410007(TA69-2410007)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Perticoz Gérard pour contester la procédure de passation d'un marché de travaux de réfection de cours de tennis par la commune de Couzon-au-Mont-d'Or. Le juge a constaté que le pouvoir adjudicateur avait signé les actes d'engagement des lots litigieux le 7 octobre 2024, soit avant l'introduction de la requête. En application de l'article L. 551-1, qui limite la saisine du juge à la période antérieure à la conclusion du contrat, le tribunal a estimé que les conclusions de la société étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2407981(TA69-2407981)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C et Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspecteur d’académie du Rhône d’accorder une dérogation pour l’affectation de leur fille au lycée G. Tillion de Sain-Bel pour l’année 2024-2025. Constatant que les requérants n’avaient pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé leur désistement d’office. Par ailleurs, un double de la requête a été joint à l’instance principale. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, fondé sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA69-2407959(TA69-2407959)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 14 octobre 2024, a donné acte du désistement de M. C et Mme D, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de référé, ils sont réputés s'être désistés.
N° TA69-2403183(TA69-2403183)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 14 octobre 2024, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution d'un jugement présentée par M. B. Le requérant demandait l'exécution d'un précédent jugement du 12 juillet 2023 qui avait annulé un refus de séjour et enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a relevé que la préfète avait finalement octroyé ce titre de séjour, rendant la demande sans objet. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, admet également M. B à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA69-2408059(TA69-2408059)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. B visant à obtenir l'exécution d'une ordonnance de référé du 10 juin 2024. Cette ordonnance enjoignait à la préfète du Rhône de convoquer l'intéressé pour déposer une demande de titre de séjour. La convocation ayant été fixée au 10 octobre 2024, l'injonction a été exécutée, rendant la requête sans objet. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2304447(TA69-2304447)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A qui contestait le refus du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait son invalidité de catégorie 2 et des pathologies, notamment une fibromyalgie, affectant sa marche. Le tribunal a jugé que Mme A ne remplissait pas les critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, car elle ne démontrait pas avoir un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni recourir systématiquement à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. En conséquence, la décision de refus a été confirmée et la demande d'attribution de la carte rejetée.